Comment êtes-vous devenu dessinateur?
J’ai un diplôme d’architecte mais j’ai toujours eu le sentiment d’être un artiste. Je fais principalement des illustrations et du design. La bande dessinée représente un hobby que j’exerce avec passion.
Ce choix a-t-il été difficile à faire?
J’ai préféré dériver dans le monde du graphisme d’entreprise pendant la période de la dépression du début des années 90. C’était une période difficile pour les architectes et particulièrement pour les étudiants. Néanmoins, je suis très heureux d’avoir fait ce choix et d’être devenu ce que je suis : un artiste graphique.
Avez-vous une formation de graphiste ou de dessinateur?
Non, je suis autodidacte. Je me suis formé en lisant et en montant des projets avec beaucoup d’enthousiasme.
Que pensent les Finlandais de la bande dessinée?
Il m’est difficile de parler pour les autres, mais en ce qui me concerne, je ne suis pas vraiment un fan de bandes dessinées. Mes projets dans le monde de la bande dessinée sont assez variés, j’ai réalisé un album complet de 64 pages et un certain nombre de projets d’une seule page.
En France, on utilise maintenant le terme “littérature graphique” pour parler de la bande dessinée. Qu’en pensez-vous? Vous considérez-vous comme un auteur?
Je travaille pour le moment sur un roman graphique de 112 pages. A mon avis “littérature graphique” est une bonne définition car elle est suffisamment large pour inclure tous ceux qui racontent des histoires à l’aide de textes et d’images. Les “cartoons” ou “funnies” font référence à une seule image (comme les caricatures politiques) et ne devraient pas être mis dans le même sac. Et oui, je me considère comme un auteur au même titre que les écrivains le sont.
Quels dessinateurs vous ont influencé?
Je suis plus particulièrement intéressé par la littérature graphique plus “sérieuse” dans laquelle je me retrouve plus facilement. Les noms qui me viennent en tête (sans ordre ou classification spécifique) sont Enki Bilal, Miguelanxo Prado, Davec Mc Kean, Max Cabanes, Hugo Pratt, Tarmo Koivisto…
Avez-vous été traduit?
Mon nouvel album sera traduit en français à la fin de cet été (2002). J’espère qu’il intéressera une maison d’édition française.
Pensez-vous qu’internet jouera un rôle important dans l’avenir de la bande dessinée?
J’aime les livres et les magazines comme objets. J’ai besoin de tourner les pages, de sentir la matière et le poids. Je pense que le jour où les portables pourront remplacer ces sensations tactiles est encore loin. Je suis également soucieux des questions qui touchent aux droits d’auteurs sur le web.
Utilisez-vous toujours un crayon ou l’avez-vous remplacé par un ordinateur?
Je travaille à l’aide de mes deux mains et des ordinateurs aussi.
































































