Paul Greengrass, 2004
Avec Matt Damon, Franka Potente, Joan Allen, Tomas Arana, Brian Cox, Julia Stiles


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Assassin amnésique, Jason Bourne, victime d’une machination, se retrouve traqué par la CIA pour répondre d’un crime qu’il n’a pas commis. Reprenant les ingrédients excitants de THE BOURNE IDENTITY (2002), le film de Paul Greengrass se charge cependant de les anéantir en les accommodant d’une réalisation névrotique.
Faisant donc suite à THE BOURNE IDENTITY, cette deuxième adaptation des aventures du héros de Robert Ludlum, voit donc Paul Greengrass remplacer Doug Liman à la réalisation. La différence de style se révèle pour le moins sensible. Ce n’est pas que Monsieur Liman ait une manière éminemment personnelle mais c’est plutôt que Monsieur Greengrass en a une éminemment radicale : THE BOURNE SUPREMACY est composé d’un amoncellement de gros plans capturés avec une caméra bringuebalante.
Transformée en microscope, cette caméra qui ne tient pas en place rend souvent illisibles certaines scènes, notamment les scènes d’action. Poursuite en voitures, corps à corps ou fusillade, même recette : des plans abscons se succèdent à un rythme effréné.
Ceci est d’autant plus dommage que de cet anarchique hachis cinématographique se dégage un convaincant parfum d’espionnage où paranoïa, absurde et mystère pourraient se mêler agréablement.
Edmond de Saint-Pierre
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