Spike Lee, 2002
Avec Edward Norton, Rosario Dawson, Philip Seymour Hoffman, Barry Pepper, Brian Cox




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Un jeune homme condamné à une peine de prison de 7 ans n’a plus que 24 heures de liberté. Malgré plusieurs séquences « à gros grains » inutiles ou trop longues, 25TH HOUR est très émouvant et magnifiquement interprété.
Spike Lee sort de son cadre étroit habituel pour proposer cette adaptation par David Benioff lui-même de son propre roman. Très bien écrit et dialogué, 25TH HOUR établit entre les protagonistes des relations éminemment authentiques.
Edward Norton est tellement bon qu’en sortant de la projection, on se trouve bien incapable d’imaginer un autre acteur qui aurait pu concilier aussi brillamment assurance, élégance, charme et fragilité. Et n’allez pas penser que cette excellence suffise à faire de l’ombre à Philip Seymour Hoffman ou à Barry Pepper. A eux trois, ils peignent, loin des clichés habituels, un des trios d’amis les plus crédibles que le cinéma ait jamais offert.
Premier film à véritablement utiliser les conséquences géographiques du 11 septembre (Ground Zero), 25TH HOUR le fait de manière certes un peu insistante mais parfois très réussie (la scène dans l’appartement de Francis (Barry Pepper)).
La seule faiblesse du film est ailleurs. Elle réside dans tous ces épisodes où la pellicule s’habille d’un gros grain et qui sont autant de parenthèses superflues : la scène d’ouverture d’autant plus inutile qu’elle est rétrospectivement d’une incroyable lourdeur symbolique et qu’elle aurait été avantageusement remplacée par trois lignes de dialogues. Dans les autres séquences, Spike Lee se laisse aller au détriment du rythme narratif et de la tension dramatique de son film.
Débarrassé de cette demi-heure à gros grain, 25TH HOUR eût été un film remarquable et d’une durée plus raisonnable (le film dure 2 heures 15).
Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net
















































