Adam Shankman, 2003
Avec Steve Martin, Queen Latifah, Eugene Levy, Joan Plowright

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L’âme sœur virtuellement blanche que pense avoir rencontrée sur Internet un brillant avocat de Los Angeles, se révèle être, contre toute attente, une ex-détenue noire. Celle-ci chamboulera la vie bien ordonnée du juriste aux idées étroites. Comédie indigente, BRINGING DOWN THE HOUSE ressemble à s’y méprendre à un film raciste.
Si le film fait très peu rire, c’est d’abord parce qu’il embarrasse. Quoique sans doute plein de bonnes intentions, BRINGING DOWN THE HOUSE ne parvient cependant qu’à renforcer les clichés raciaux les plus paresseux. Le résultat est si clairement contraire à l’objectif apparent qu’on ne peut qu’être gêné du spectacle de ces deux tristes caricatures : un petit bonhomme blanc hyper stressé et une grosse bonne femme noire hyper « cool ».
Comble de la complaisance, l’interprétation de Queen Latifah laisse penser que le réalisateur s’est totalement désintéressé de la direction d’acteur. Rarement amusant, souvent ridicule voire parfois offensant, Steve Martin est lui aussi en roue libre. Egal à lui-même.
Minuscules îles perdues dans un océan inhospitalier, les quelques scènes où un Eugene Levy halluciné dévore des yeux et des mots la pulpeuse noire constituent les seuls moments de réconfort d’un spectateur sinon bien malmené.
Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net
















































