Tim Burton, 2003
Avec Ewan McGregor, Albert Finney, Jessica Lange, Billy Crudup, Alison Lohman, Helena Bonham Carter


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Au chevet de son père mourant William Bloom essaie d’en savoir plus sur cet homme qui n’a cessé de lui raconter des histoires. Les jolies séquences sorties de l’imagination tordue et enfantine de Tim Burton se retrouvent malheureusement prisonnières d’un corset narratif étonnamment niais.
Film de contrastes, BIG FISH cherche à opposer la tristesse de la réalité au merveilleux des histoires et ce faisant, ne parvient qu’à opposer un récit-cadre rempli de clichés à des séquences fantastico-fantaisites fort plaisantes.
Mais, surprise de taille et déception abyssale, cette opposition n’est qu’apparente car la différence de ton célèbre en réalité le mariage improbable du conformisme hollywoodien avec l’originalité burtonienne.
Mariage de raison plus que mariage d’amour, non seulement l’union n’est pas élégante mais en plus elle ne fonctionne pas. On a le sentiment d’assister à deux films différents, artificiellement imbriqués l’un dans l’autre.
Résultat paradoxal, alors que BIG FISH entend fêter la magie des histoires, il se révèle incapable de correctement raconter la sienne.
L’auteur de l’excellent EDWARD SCISSORHANDS (1990) se serait-il trop identifié à son moribond de héros ?
Edmond de Saint-Pierre
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