Kevin Reynolds, 2001
Avec Guy Pearce, James Caviezel, Dagmara Dominczyk, James Frain, Richard Harris


le site officiel est ici
Un très gentil très très innocent, un très méchant très très cynique, une scène finale redoutable et des Marseillais qui parlent anglais. Le film ne semble pas avoir lourd en sa faveur. Et effectivement il n’y a pas lourd: une scène, un costume et bien sûr l’extraordinaire histoire d’Alexandre Dumas.
Si la naïveté d’Edmond Dantès prête à sourire, le cynisme de son pire ennemi s’offre à des rires plus francs. Ce cynisme plein de morgue et de méchanceté que nous présente Guy Pearce est tellement systématique qu’il se transforme rapidement en ressort comique (involontaire bien sûr).
La scène finale semble, elle, sortie tout droit d’un film de Mel Brooks ou d’Abrahams et Zucker: de manière très théâtrale les principaux personnages se trouvent réunis en un même lieu et c’est le moment des révélations et des règlements de comptes…
Et puis, quitte à faire une adaptation pourquoi ne pas y aller franchement?
N’aurait-il pas été plus heureux de voir Monte Cristo à New York à notre époque que d’entendre des Marseillais du XIXème siècle parler anglais? Fait-on des westerns où les cowboys parlent français ou finnois?
Reconnaissons tout de même au film deux réussites. L’arrivée pour le moins spectaculaire du comte de Monte Cristo lors de la première soirée qu’il donne et aussi, ses costumes parce qu’ils sont exactement comme, enfant, je me les imaginais.
ESP
esp@ranska.net
















































