La modernité s’infiltre dans les vieilles pierres

Tous les indicateurs internationaux montrent que l’évolution économique de la Finlande est stable. L’inflation y est pratiquement inexistante et les taux d’intérêt sont bien maîtrisés. Seul le chômage dont le taux élevé régresse lentement pose problème. La Finlande est prête à être dans les premiers pays qui entreront dans l’Union économique et monétaire de l’UE pour autant que le calendrier de ce projet soit fixé. Grâce à sa politique économique disciplinée, on est allé jusqu’à citer la Finlande en modèle. Dans ce contexte, la société anonyme de la Bourse des valeurs de Helsinki attire les investisseurs avec le développement remarquable qu’elle connaît depuis des années. À la fin de 1997, la Bourse des valeurs d’Helsinki et la SOM Oy, bourse des valeurs et dérivés, chambre de compensation, ont fusionné pour constituer un ensemble plus important qui disposera de meilleurs atouts sur un marché en constante mutation.

La Bourse des valeurs d’Helsinki a été fondée en 1912. De cette époque, il ne reste nulle trace si ce n’est le solennel bâtiment de style romantique populaire conçu par l’architecte Lars Sonck, avec sa cour intérieure, son restaurant et son club. La grande salle des opérations boursières n’est plus au centre du commerce: les courtiers sont aujourd’hui assis dans un bureau où ils tapotent le clavier d’un ordinateur.

L’argent n’est plus non plus de l’argent comme chacun l’entend. Lorsqu’en 1971 les États-Unis ont abandonné l’étalon-or, ils ont été suivis par les autres pays. L’argent est aujourd’hui autre chose que l’équivalent de ce noble métal. Les actions ne sont plus des papiers garnis de belles décorations, elle ne sont même plus du tout en papier. L’argent et les actions monnayables grâce auxquels le monde tourne aujourd’hui se trouvent dans les ordinateurs.

L’élégante grande salle de la Bourse d’Helsinki avec ses pupitres et son parquet sonnent le vide depuis le début de cette décennie. Les nouvelles - les numéros- font le tour de la Terre à la vitesse de la lumière pour aboutir à des écrans d’ordinateur devant lesquels les marchés se font et se défont. On a quand même encore besoin de la Bourse d’Helsinki, en fait l’intérêt des grands investisseurs internationaux ne fait que croître. Helsinki a une solidité qui en garantit la position. Avant tout naturellement les objets des placements doivent être intéressants.

Les investisseurs étrangers font confiance à Helsinki

Les étrangers possèdent environ 45% de la valeur de marché de la Bourse d’Helsinki, marché qui, à part quelques fléchissements, croît depuis l’automne 1992, année où la récession a commencé à lâcher prise. L’année 1997 a été marquée par une succession de records. Aucun signe n’indique que cette tendance va changer bien que cette croissance de longue durée fléchira bien un jour. La Bourse d’Helsinki est une place de marché internationale. Dix courtiers sur les vingt-trois présents sont étrangers et représentent plus de 50% du marché. Si l’on fait la comparaison avec, par exemple, les marchés boursiers qui fonctionnent sur réseau informatique, où il est difficile de surveiller les transactions, la bourse traditionnelle est un lieu sûr autant pour l’investisseur que pour l’entreprise.

“Les opérations internationles se font sentir dans le mouvement des cours à Helsinki aussi”, assure Maija Särömaa, chef de la communication. “Ici comme dans les autres Bourses européennes, nous suivons New York, par exemple, de très près. Lorsque quelque chose s’y passe, cela se sent immédiatement. Une grande partie de nos investisseurs étrangers sont de grandes institutions nord-américaines. Les investisseurs étrangers ont une grande importance. Environ la moitié des opérations journalières de la Bourse d’Helsinki passe par des mandants étrangers.”

“Les analystes boursiers parlent de facteurs fondamentaux de l’économie qui agissent sur le marché des valeurs. Ces facteurs sont sains à Helsinki”, affirme Maija Särömaa et l’évolution de la Bourse d’Helsinki est là pour le prouver. “Toutes les conditions sont réunies pour que cette tendance favorable se poursuive, mais il y a beaucoup de choses dans le monde auxquelles nous ne pouvons rien mais qui peuvent agirent sur nous.”

Une taille modeste présente des avantages

“On parle depuis plusieurs années d’unir les Bourses scandinaves mais c’est une idée qui n’est pas d’actualité, du moins pour le moment. En revanche, la coopération, la création de réseaux dans les pays nordiques, en Europe et même plus loin sont, à long terme, une solution plus avantageuse pour la Finlande que la fusion des organisations boursières.” Särömaa insiste sur le fait que la Bourse n’est pas seulement un terminal qui sert à conclure des marchés. “L’activité d’une place de marché inclut beaucoup de travail administratif, de contrôle et de communication. Le fait de bien connaître les conditions locales des entreprises cotées en Bourse ajoute, entre autres, à la protection des investisseurs et apporte une plus-value aus services qui lui sont offerts. C’est pourquoi on a besoin de petites unités comme la Bourse d’Helsinki. On pourrait évidemment imaginer une seule et unique Bourse européenne, cela serait possible avec la technique informatique moderne, mais elle ne serait pas capable de surveiller chaque entreprise cotée en Bourse. La petite Finlande serait engloutie dans un tel système sans pouvoir se faire un profil. Cela se ferait particulièrement sentir durant les périodes défavorables lorsque personne ne prêterait attention aux entreprises d’un pays situé à l’écart.”

Un bon exemple de l’évolution des services boursiers internationaux est donné par le télécourtage. L’Union européenne a émis une directive à ce sujet et la Finlande l’a inclus dans sa législation en août 1996. Toute personne qui a le droit de pratiquer le courtage boursier sur le territoire de l’UE peut effectuer des transactions dans n’importe quelle autre Bourse de l’UE. Cette nouvelle pratique facilite et simplifie les activités boursières. Pour l’instant, la Bourse de Helsinki a un télécourtier à Stockholm et à Copenhague.

L’importance de la Bourse des valeurs d’Helsinki a une double orientation. D’abord, elle donne à l’investisseur une certaine protection que les temps soient bons ou mauvais. Ensuite, les entreprises doivent disposer d’une place de marché lorsqu’elles acquièrent un financement conditionné à leurs capitaux propres. Il n’y a pas en Finlande beaucoup d’entreprises qui soient si grandes qu’elles puissent, en toutes circonstances, éveiller l’intérêt des investisseurs sur les places de marché géantes - autrement dit se fournir en argent frais si le besoin s’en fait sentir. De ce point de vue, avoir sa propre Bourse est, pour les entreprises finlandaises, un avantage irremplaçable.

L’union fait la force sur un marché en mutation

La Bourse des valeurs d’Helsinki S.A. et la SOM Oy ont donc fusionné et la nouvelle société née de cette fusion a été inscrite au registre du commerce en décembre 1997 sous la raison sociale de HEX Oy. Elle emploie environ 90 personnes. Le directeur général en est Juhani Erma, le directeur opérationnel et directeur général adjoint Asko Schrey. Cette fusion ne va pas seulement créér une société plus forte et plus diversifiée, elle encouragera aussi la coopération internationale et améliorera les possibilités des investisseurs finlandais de répartir leurs risques.

Il y a de nombreuses raisons d’unir ses forces: le développement de l’informatique, l’harmonisation des réglementations en Europe et la croissance des investissements internationaux à mesure que se concrétise l’entrée dans l’UEM. Les opérations boursières entre les membres de l’Union monétaire deviendront plus faciles une fois que les risques monétaires auront disparu.

Beaucoup d’autres pays européens ont réagi de la même façon que la Finlande au défi que posent les mutations des conditions d’activité. C’est le cas de l’Allemagne, de la Suisse, des Pays-Bas et du Danemark qui ont commencé à regrouper en unités plus importantes des organisations qui servent le marché.

La Bourse d’Helsinki est très à l’écoute de son temps bien que ses vieux murs exhalent encore la solennité des décennies passées. Quand on entre dans la cour intérieure, on pénètre dans une ambiance qui a été créée avec l’argent et pour l’argent. John Meynard Keynes a écrit un jour que les opérations boursières seraient profondément ennuyeuses si elles n’étaient pas stimulées par un peu de passion du jeu. Ceux qui travaillent à la Bourse savent qu’il avait raison.

Article rédigé et publié par www.publiscan.fi

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Campings en Finlande / Région de Satakunta

****
Leirintä Yyteri
Yyterinsantojentie
28840 Pori
Puh. 02 - 634 5700
Fax. 634 5747 
leirinta.yyteri@pori.fi
www.pori.fi/vav/yyteri 
 
 
***
Meri-Camping
Palosaarentie
29900 Merikarvia
Puh. 02 - 551 1283, 0400 - 719 589
Fax. 551 1283  
 
 
Pas d’étoiles
Poroholma Camping
-
26100 Rauma
Puh. 02 - 8388 2500
Fax. 8388 2400 
 
  
Pas d’étoiles
Siikaranta
Reposaari
28900 Pori
Puh. 02 - 638 4120
Fax. 638 4120

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Campings de Finlande / Région de Pohjanmaa

***
Camping Valtatie 8
Björneborgsvägen 1576
66160 Maalahti
Puh. 06 - 365 7250
Fax. 365 7140  
 
 
***
Joutsen Camping
Luodontie 50
68660 Pietarsaari
Puh. 06 - 723 0660
Fax. 781 0008  
 
 
Pas d’étoiles
Pedersöre camping
Häröntie 28
68910 Pännäinen
Puh. 06 - 729 0238
Fax.   
 
  
Pas d’étoiles
Pukinsaari
Salantie 32
64100 Kristiinankaupunki
Puh. 06 - 221 1484
Fax.   
 
 
Pas d’étoiles
Seljes Camping
-
68410 Alaveteli
Puh. 06 - 864 9715
Fax. 864 8273  
 
 
Pas d’étoiles
Strandcamping
Assarskärsvägen 1
68570 Larsmo
Puh. 06 - 728 5151
Fax. 728 5243  
 
 
***
Top Camping Vaasa
Vaskiluoto
65170 Vaasa
Puh. +358 (0)6 211 1255
Fax. +358 (0)6 211 1288 
vaasa@topcamping.net
www.topcamping.net/vaasa

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Campings en Finlande / Région de Lappi

***
Camping Sodankylä Nilimella
Kemijärventie 1361
99600 Sodankylä
Puh. 016 - 612 181
Fax.   
 
 
Pas d’étoiles
Camping Tornio
Matkailijantie
95420 Tornio
Puh. 016 - 445 945
Fax. 445 030 
 
 
Pas d’étoiles
Hietaniemi Camping
Hietaniemenkatu
99100 Kemijärvi
Puh. 016 - 813 640,040 532 3931
Fax. 813 640 
 
 
Pas d’étoiles
Himmerki
Himmerki 8
97900 Posio
Puh. 016 - 352 602
Fax. 352 600 
 
 
Pas d’étoiles
Jokitörmä
Kaamasentie 2709 a
99910 Kaamanen
Puh. 016 - 672 725
Fax. 672 745 
 
 
Pas d’étoiles
Jyrkkäkoski Camping
Jyrkkäkoskentie
93100 Pudasjärvi
Puh. 08 - 822 550, 0400 - 861 187
Fax. 08 - 822 550  
 
 
**
Levin Matkailumaja
-
99130 Sirkka
Puh. 016 - 641 126
Fax. 641 543 
 
 
Pas d’étoiles
Matkatupa
Luusuantie 2661
98100 Kemijärvi
Puh. 016 - 888 517
Fax. 342 0465  
 

Pas d’étoiles
Napapiirin Saarituvat
Kuusamontie 96
96900 Saarenkylä, rovaniemi
Puh. 016 - 356 0045
Fax. 356 0045  
 
 
Pas d’étoiles
Näverniemen Lomakylä
99800 Ivalo
Puh. 016 - 677 601
Fax. 677 602 

 
***
Ounaskoski Camping
Jäämerentie 1
96200 Rovaniemi
Puh. 016 - 345 304
Fax. 345 304 
 
 
Pas d’étoiles
Pyhätunturin Kotakylä
Pyhäjärvi 55
98530 Pyhätunturi
Puh. 016 - 852 103
Fax. 852 140 
 
 
Pas d’étoiles
Ranuanjärven Leirintäalue
Leirintäalueentie 5
97700 Ranua
Puh. 016 - 355 1780
Fax. 355 1034  
 
 
Pas d’étoiles
Tenorinne
-
99950 Utsjoki
Puh. 016 - 676 113
Fax.   
 
 
Pas d’étoiles
Ukonjärven Lomakeskus
PL 118
99801 Ivalo
Puh. 016 - 667 501
Fax. 667 516

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Hannu Väisänen: Seul l’âge vous mène au but

    “Je ne sais pas si mettre l’accent sur l’individualisme est important dans un acte créateur et s’il en est la condition primordiale d’existence. C’est une question de morale et d’éthique et, à mon avis, il est bon qu’elle vienne de temps à autre à l’esprit de celui qui a chois ce métier”, déclare Hannu Väisänen.

    Le fardeau qu’on a, dans les pays occidentaux, infligé aux artistes après une Renaissance qui fut totale préoccupe Hannu Väisänen. L’artiste est en effet représenté comme un personnage d’exception qui, seul dans son atelier, crée des images uniques, nées de sa propre imagination. Le mythe de l’artiste- héros accentue le sentiment d’isolement qui, par ailleurs, fait déjà partie de ce travail et la mémoire collective de l’humanité considérée comme source d’inspiration n’y joue plus qu’un rôle modeste.

    Lorsque nous parlons du travail de l’artiste, les mots “sentiment d’isolement” reviennent souvent dans la bouche de Hannu Väisänen. Ce sentiment et la solitude totale de son travail lui sont même lourds à porter. L’illusion qu’il nourrissait dans son enfance que faire des images puisse être une forme de communication a eu le temps de se briser plusieurs fois.

    C’est au cours de sa première semaine de présence à l’école primaire que lui est venue pour la première fois l’idée que faire une image pourrait être un acte relationnel. Il proposa à son institutrice, qu’il adorait, de lui faire son portrait. Ce qu’il fit.

    “Il est possible qu’il me soit resté en mémoire quelque chose de fondamental sur la question de savoir si faire une image peut être une forme de communication ou une façon de s’émerveiller ensemble. Lorsque j’ai eu l’occasion de le pratiquer professionnellement, j’ai été amené à constater que cela consistait à être seul dans son atelier d’un mois à l’autre. C’est une besogne assez pénible par sa solitude et je l’ai ressenti de façon plutôt dramatique,” nous dit Väisänen.

    L’artiste cherche quelqu’un avec qui s’émerveiller

    “Platon dit qu’un des problèmes les plus tragiques de l’homme est qu’il cherche désespérément quelqu’un avec qui il puisse s’émerveiller. Je crois comprendre ce qu’il veut dire. Personnellement, je n’agis pas en fonction d’une inspiration mais, si j’ose dire, j’extrais de la mémoire génétique collective des matériaux pour mes travaux. Ce sont peut-être des rapports virtuels avec les autres hommes, dans ce genre de travail le contact direct n’existe pas.”

    Hannu Väisänen a la réputation d’être un artiste sérieux et discipliné qui travaille beaucoup. Il se montre méfiant non seulement envers l’inspiration, mais aussi envers le talent.

    “Ce secteur des arts plastiques est si vaste qu’il y a lieu de beaucoup travailler. Le talent à lui seul ne suffit pas. Pour pouvoir le faire sortir, il faut être bien préparé et pour cela il ne faut pas cesser de travailler. La coopération entre l’�il et la main nécessite un certain échauffement. Se mettre au boulot chaque jour concrètement est, bien que cela soit très banal, une espèce d’entraînement de la sensibilité. Les autres appelleront cela de la concentration, moi j’appelle cela de la présence. Je n’obtiendrai pas cette sensation de présence si je pense que je suis maintenant ici pour la première fois en train de créer quelque chose. Je cherche consciemment un contact, quelqu’un avec qui négocier.”

    “Pour tous les artistes, savoir quand terminer un travail est un instant terriblement critique. Lorsque l’on est en plein travail, il faut être pleinement en liaison avec lui et veiller à ce qu’il soit en position optimale. Mais, à mon avis, il doit encore rester à un état de développement. Il doit y avoir quelque chose qui continue encore, qui soit encore en vie, sur le point de naître.”

    Franchir la grille de la caserne

    Hannu Väisänen est né à Oulu, ville du littoral de la Finlande du Nord. Il a grandit dans une caserne avec les quatre autres enfants d’un père sous- officier. Sa mère est morte losqu’il avait cinq ans et son père eut le temps de se remarier trois fois après ce décès. “Passer son enfance dans une caserne est une lourde hérédité spirituelle que je n’identifie certainement pas dans mes �uvres. Ce que j’ai alors éprouvé là-bas a été psychiquement oppressant et pauvre. Même un enfant sait demander ‘c’est tout?’. Je me souviens avoir pensé étant enfant si j’allais jamais grandir suffisamment pour pouvoir franchir les grilles de cette caserne.”

    Le père espérait pour son fils bien autre chose qu’une carrière d’artiste. Pendant quelques années ils menèrent à ce sujet une guerre de positions qui se termina sur un compromis. Hannu partit à seize ans pour une autre ville suivre les cours d’un lycée d’art. Son père pensait que cette passion pour l’art s’éteindrait. Ses espérances ne se réalisèrent pas car le garçon continua et se rendit à l’Académie des beaux-arts de Helsinki.

    Avant de mourir le père de Hannu eut le temps de voir la première exposition de son fils. “Cela l’intéressait beaucoup de savoir ce que toutes ces bêtises représentaient et il demanda aux professeurs de l’Académie si son pauvre fils avait des chances de s’en sortir. On pourrait naturellement dire que mon zèle était dû au fait que je devais montrer ce dont j’étais capable .”

    La musique m’est entrée dans la peau

    Un jour, Hannu Väisänen se rendit compte qu’il aimait le chant et il commença sérieusement à prendre des cours. Il était alors en phase finale de ses études à l’Académie et cela faillit bien ruiner tous ses projets d’artiste plastique. Son professeur de chant estimait en effet qu’il était temps de laisser tomber la peinture et de passer à la musique.

    “Cesser complètement de faire des images aurait été assez difficile et je n’ai pas osé envisager un tel bouleversement. Il n’y a pas de milieu et à l’époque je n’aurais fait que peindre par ci et chanter par là. Je pense qu’alors il me venait du subconscient l’idée que le fait de chanter était plus une expérience collective, sans cette sensation de solitude, que celle de faire des images.”

    “Je suis quand même reconnaissant de ce que la musique me soit vraiment entrée dans la peau, autrement elle ne m’aurait jamais été aussi proche. Pour moi, la musique est d’une certaine façon un élément du quotidien. Je commence ma journée de travail en écoutant du Bach et l’après-midi je chante. De temps en temps, j’écoute les superpositions contrapontiques des préludes choraux et j’essaie quelquefois, dans certaines toiles, de parvenir à cette superposition de couches.”

    Hannu Väisänen suit de près les évènements de la vie musicale, peut-être trop à son avis car il fréquente plus les concerts que les expositions.

    Sans Paris je ne serais pas peintre

    Hannu Väisänen habite à Paris depuis 1989. Il connaissait déjà la ville du temps où il y avait travaillé périodiquement pendant plusieurs mois. Il ne s’imaginait donc pas qu’il se rendait à une Mecque des arts plastiques. Il n’a pas quitté la Finlande en claquant les portes et ses relations avec son pays natal sont restées bonnes. Il a à Helsinki son propre galeriste et ‘les meilleurs amis du monde’.

    “Tout commençait à sembler terriblement évident et peut-être aussi menaçant, toute cette carrière, comment l’homme entre dans l’existence. C’est pourquoi il fallait que je quitte la Finlande. C’était comme une figure imposée. J’étais loin de l’Odyssée, j’étais tout le temps à Ithaque. Une raison décisive concernait aussi mon travail. En Finlande, on classe très facilement les artistes par catégories - graphistes, peintres, sculpteurs. Si je suis graphiste, je le serai jusqu’à la tombe. On m’avait classé comme graphiste et je ne me serais jamais mis à la peinture si je n’étais pas parti; cela semble aujourd’hui assez évident. Paris était le désert qui vous appelle et aussi un lieu sans préjugés, j’ai donc osé commencer de rien.”

    Je n’en suis qu’au compagnonnage

    Hannu Väisänen, 48 ans, croit que les meilleures années de sa carrière sont encore à venir. Il cite à ce sujet l’artiste japonais Utamaro selon qui un artiste ne peut rien faire avant l’âge de 73 ans. La véritable création, l’essentiel de cette création, se déroule alors sur une période très courte. L’�uvre d’Utamaro s’épanouit justement lorsqu’il eut 73 ans. Cela dura dix ans.

    “Heureusement que j’ai choisi ce métier, un chanteur doit s’arrêter si tôt. J’ai la profonde impression que je n’en suis encore qu’au compagnonnage. L’idée d’Utamaro est très consolante; il me faut donc persévérer jusqu’à cet âge d’une façon ou d’une autre et m’exercer. Je crois que ce qui me semble poser problème en ce moment sera résolu avant d’atteindre cet âge. Il y a encore beaucoup de questions importantes qui restent ouvertes et sans réponse. Il faut pour cela du temps et du travail. Il y a beaucoup à faire pour que certaines questions qui, à l’heure actuelle, restent mystérieuses soient tirées au clair, comme cette solitude qui est pour moi si morcelante, le sentiment d’isolation, la communauté. Pour tout cela il faut pouvoir vieillir et c’est certainement une bénédiction.”

Article rédigé et publié par www.publiscan.fi

 

Ajouter un commentaire janvier 22nd, 2007

Procédure concernant les affaires de contentieux administratif

Les affaires de contentieux administratif sont normalement jugées lors de séances des chambres réunissant une formation de cinq juges. Lors de l’examen d’affaires relevant de la loi sur les eaux et de la loi sur l’environnement, ainsi que d’affaires concernant les brevets, les modèles d’utilité et les topographies de circuits intégrés, la composition de la Cour comprend, outre les membres ayant une formation en droit, deux membres experts dans la matière concernée.

Les demandes d’autorisation d’introduire un recours peuvent être rejetées par une formation de trois juges.

Une affaire de contentieux administratif d’un intérêt particulier sur le plan des principes peut être examinée en séance plénière de la chambre ou en séance plénière de la Cour administrative suprême.

Quand la Cour administrative suprême est saisie dans une affaire de contentieux administratif, une greffière adjointe et une secrétaire se chargent dans un premier temps de la préparation du dossier, en réunissant notamment les documents nécessaires et en demandant les mémoires des parties. Avant la séance de délibéré, un référendaire établit les éléments de fait et de droit et prépare une proposition de décision. En séance, les juges délibèrent et arrêtent leur décision après présentation écrite et orale par le référendaire.

Pour établir les éléments de fait, une visite des lieux ou une procédure orale peuvent avoir lieu. Les visites des lieux sont organisées essentiellement dans les affaires concernant l’environnement.

mars 19th, 2007

Chambres de la Cour administrative suprême

La première chambre juge notamment les affaires concernant la construction et l’urbanisme, les permis environnementaux, les aff aires foncières, la gestion des déchets, les eaux, la voirie, les aff aires communales, la protection de la nature, les aff aires Natura, l’exploitation des sols, l’accès aux documents, l’agriculture et la foresterie et les aides des fonds structurels communautaires.

La deuxième chambre juge entre autres les affaires concernant l´administration générale, la fiscalité et les douanes, la concurrence, l’exercice d’activités commerciales, l’administration de la population, les permis de conduire et autres autorisations concernant les véhicules, les transports, la gestion commerciale, les pharmacies, l’administration de la maind’oeuvre et la fonction publique (fonctionnaires de l’État et des communes).

Parmi les aff aires que juge la troisième chambre, on peut mentionner les aff aires sociales, l’immigration, la prise en charge et la protection des enfants, les questions de nationalité, les brevets et registres, les aff aires religieuses, les services aux handicapés, les aff aires psychiatriques, sanitaires et sociales, les affaires de prévention sanitaire, les affaires scolaires, les affaires concernant l’ordre public et les spectacles, et les armes à feu.

Les chambres ne sont cependant pas spécialisées dans l’examen de certains types de dossiers, elles peuvent examiner toutes sortes d’affaires. Il existe 239 types d’affaires relevant de la compétence de la Cour administrative suprême.

mars 19th, 2007

Cour administrative suprême

Selon la Constitution finlandaise, la Cour administrative suprême est la plus haute instance judiciaire en matière de contentieux administratif. L’équivalent en matière civile et pénale est la Cour suprême. La Cour administrative suprême et la Cour suprême ont été instituées en 1918.

D’après la Constitution, tout exercice du pouvoir public doit trouver son fondement dans la loi. Le droit de recours général contre les décisions administratives est régi essentiellement par la loi sur le contentieux administratif.

La plupart des groupes d’affaires dans lesquelles la Cour administrative suprême est saisie ne sont pas soumises à un système d’autorisation pour l’introduction d’un pourvoi. Les parties jouissent donc en règle générale d’un droit de recours et la Cour administrative suprême statue au fond.

Le code de procédure utilisé dans les tribunaux administratifs est celui du contentieux administratif. Il comporte une disposition appelée “principe d’officialité” et “principe de sécurité juridique”. La juridiction administrative veille à ce que toutes les circonstances de l’affaire soient éclaircies. Le plaignant peut en général agir directement sans le concours d’un représentant, ce qui facilite l’exercice du droit de recours et garantit l’accès à la justice.

mars 19th, 2007

Composition du gouvernement

Composition du gouvernement

Composition du gouvernement de la République de Finlande
Présidente de la République : Mme Tarja HALONEN (01.03.2000)

Gouvernement du 15 avril 2003
Remanié le 23.09.05

Premier Ministre, M. Matti VANHANEN

Ministre des Finances, M. Eero HEINALUOMA
Ministre des Affaires étrangères, M. Erkki TUOMIOJA
Ministre du Commerce extérieur et du Développement, chargée des Affaires européennes, Mme Paula LEHTOMÄKI
Ministre de la Justice, Mme Leena LUHTANEN
Ministre de l’Intérieur, M. Kari RAJAMÄKI
Ministre de l’Aménagement du Territoire, M. Hannes MANNINEN
Ministre de la Défense, M. Seppo KÄÄRIÄINEN
Ministre du Budget, Mme Ulla-Maija WIDEROOS
Ministre de l’Education, M. Antti KALLIOMÄKI
Ministre de la Culture, Mme Tanja SAARELA
Ministre de l’Agriculture, M. Juha KORKEAOJA
Ministre des Transports et des Télécommunications, Mme Susanna HUOVINEN
Ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Mauri PEKKARINEN
Ministre de la Santé et des Affaires sociales, Mme Tuula HAATAINEN
Ministre des Services sociaux, Mme Liisa HYSSÄLÄ
Ministre du Travail, Mme Tarja FILATOV
Ministre de l’Environnement, M. Jan-Erik ENESTAM

mars 1st, 2007

La Finlande: investissements directs étrangers et présence française en 2004

Le stock des investissements finlandais à l’étranger s’élevait fin 2004 à 59,1 Mds EUR. Les investissements étrangers à destination de la Finlande (stock 40,1 Mds EUR, fin 2004), moins importants que les investissements sortants, ont peu progressé au cours des dernières années. Cette constatation est quelque peu paradoxale, alors que la Finlande est considérée comme l’un des pays les plus compétitifs dans diverses comparaisons internationales.

http://www.missioneco.org/finlande/documents_new.asp?V=5_PDF_122410

mars 1st, 2007

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