Quand et comment avez-vous décidé de faire des films?
La première fois que j’ai eu l’idée du film MENOLIPPU MOMBASAAN (Aller simple pour Mombassa) c’était il y a 8 ans et demie. Ca fait longtemps déjà… J’ai, bien entendu, travaillé entre temps sur différents projets, comme la production de plusieurs courts-métrages, la réalisation de certains projets télévisés, sans mentionner le projet énorme qu’était le film POIKA JA ILVES. C’était mon premier long-métrage en tant que producteur et j’ai travaillé sur ce projet pendant trois ans.
Dans mes courts-métrages précédents, j’ai exploité les thèmes de la fin de la jeunesse et la vie des jeunes se trouvant entre la jeunesse et l’adolescence. J’ai eu le sentiment que je devrais compléter tout ça un peu comme une trilogie et raconter une histoire sur les changements quand on passe de 17 à 18 ans, de la jeunesse à l’âge adulte.
Au cours de cette période pendant laquelle je réfléchissais à l’histoire qui pourrait décrire cette étape de la vie, difficile mais gratifiante, j’ai eu un accident de voiture. Je me suis endormi au volant et je me suis retrouvé au beau milieu de la neige (elle m’a semblé à ce moment très blanche et pure). Je ne savais pas où j’étais ni ce qui s’était passé. Physiquement tout allait bien, mais quelques jours plus tard le vrai choc est arrivé : j’ai réalisé que j’étais presque mort et que j’avais complètement oublié la signification de la vie, de chaque jour, de chaque moment. Et ainsi, au cours des semaines suivantes, j’ai réévalué mes valeurs et…. tout le reste.
Et on peut dire qu’à ce moment-là, j’avais trouvé la base de l’histoire de MOMBASA, où un jeune garçon, bien gentil, de classe moyenne, un jeune assez cool finalement, Pete, apprend qu’il a le cancer et aucun médecin ne peut lui dire combien de temps il lui reste à vivre.
Vous avez fait des courts-métrages, vous avez travaillé à la télévision et vous venez juste de finir votre premier long-métrage. Diriez-vous que toutes ces expériences ou tous ces milieux sont très différents?
Oui et non. Dans toutes les situations, la chose la plus importante pour moi est de raconter une histoire. Même si dans un long-métrage, le format de 90 minutes est unique. Chaque seconde du film doit vraiment avoir une raison d’être, et chaque centimètre de l’écran doit être rempli de sens, sans oublier le fait que le film doive être aussi divertissant.
Si on compare un long-métrage à la télévision (les courts-métrages sont principalement destinés à la télévision) j’ai aussi le sentiment d’avoir la responsabilité d’emmener les spectateurs en voyage. Pour qu’ils aient envie de sortir de chez eux pour venir voir le film, qu’ils aient envie de payer pour le voir, et pour qu’ils soient heureux après l’avoir vu. A la télévision, les choses sont différentes car les programmes sont diffusés quoiqu’il arrive, mais au cinéma le film doit “trouver ses destinataires”.
En plus, au cinéma j’ai l’impression de pouvoir vraiment communiquer avec les spectateurs, attirer leur attention (si j’arrive à avoir assez de talent) les toucher, leur donner et partager quelque chose avec eux.
Quels sont les aspects positifs et les aspects négatifs quand on est réalisateur en Finlande?
Le côté positif c’est que le monde du cinéma est petit et les choses ne sont pas aussi compliquées qu’elles doivent l’être dans les pays plus grands. Mais bon, c’est bien sûr à double tranchant car tout le monde connaît tout le monde et parfois il n’y a pas assez de place pour des ambitions ou des projets qui peuvent se croiser.
Et la chose négative est la taille réduite du marché et donc le nombre de spectateurs. Seulement 5 millions de personnes parlent finnois et la langue est un élément décisif quand il est question de distribution internationale, spécialement si tu veux travailler sur des histoires grand public comme je le fais. Le public est limité et le budget l’est également.
Que raconte MENOLIPPU MOMBASAAN?
L’histoire parle de Pete, un garçon ordinaire de 17 ans qui va au lycée et qui va brusquement perdre conscience. Le diagnostic est terrible: le docteur ne peut pas dire à Pete s’il vivra assez longtemps pour fêter son 18ème anniversaire.
Pete partage sa chambre d’hôpital avec Jusa qui est le roi de l’humour noir. Dans la nuit du 18ème anniversaire de Jusa, alors qu’ils ont bu de la vodka, ils prennent la décision de faire le mur. Jusa a une fixation, il veut à tout prix voir les plages de Mombassa avant de mourir. Pete, lui, veut déclarer sa flamme à Kata qui était dans la même école que lui et dont il est amoureux.
Ils décident de partir et voyagent à travers la Finlande pour retrouver Kata qui a un job d’été en Laponie en ayant en poche deux billets d’avion pour Mombassa. Grâce à Jussi et à son côté un peu sauvage, Pete découvre un style de vie nouveau et des plaisirs qu’il n’avait pas connus auparavant.
Une fois arrivés en Laponie, Pete déclare sa flamme à Kata sans lui parler de sa maladie. Le départ pour Mombasa est proche et Pete devra prendre la décision la plus importante de sa vie.
Comment avez-vous choisi les acteurs?
Il n’y a pas vraiment d’acteurs professionnels de cet âge (+/- 18 ans), donc tu dois juste trouver le bon acteur qui correspond au rôle. J’ai fait un casting avec 500 jeunes, en cherchant d’abord les points de ressemblance entre les jeunes et les personnages du film. Ensuite, je voulais savoir s’il ou elle était capable d’être naturel(le) face à la camera, sans jouer mais juste en étant lui-même ou elle-même. La photogénie est également importante mais la chose primordiale est de savoir si je ressens un certain charisme chez cette personne.
Vous avez aussi co-écrit le script du film, pensez-vous que cela apporte quelque chose de plus au film? Vous sentez-vous plus proche de l’histoire?
Quand le réalisateur participe à l’écriture du script, il est impliqué dans le film à fond. Avec ce projet, j’ai pu aussi remarquer le danger de devenir paresseux : être aveuglé par l’image qu’on s’est faite à l’avance du film en pensant qu’il serait comme ça. Non, le réalisateur doit transformer les idées contenues dans un script en une histoire visuelle, et “remplir” chaque image de ce film.
Pendant la préparation du film, y a t il eu un moment que vous avez préféré?
J’adore le “screen writing” et je pense que c’est l’étape la plus difficile mais en même temps la plus gratifiante. Et c’est sans aucun doute l’étape la plus importante.
Cependant, le sentiment d’être au cœur de l’histoire pendant le tournage est tellement intense que c’est aussi quelque chose de vraiment spécial.
Quelle image avez-vous du cinéma français?
Avant de commencer mes études de cinéma, je passais mon temps dans les salles de cinéma et à la cinémathèque. Pendant ces années folles de cinéma, j’ai vu des centaines… non des milliers de films. Le cinéma français a toujours été le deuxième que je préfère, il a été et est toujours là pour montrer l’autre côté de l’industrie cinématographique, dans le sens positif. J’ai besoin des films de Hollywood mais j’ai aussi besoin de voir des histoires qui parlent des relations entre les personnes. Je pense qu’à la base, toutes les histoires parlent de ça. Ce que ça signifie que d’être humain. Et sans le cinéma français, il y a aurait un énorme manque de style et de profondeur pour traiter ce sujet de base.
Avez-vous un réalisateur français préféré?
Comme je l’ai dit avant, ayant vu tellement de films dans ma vie, j’essaie en général de ne pas répondre aux questions du type “votre réalisateur ou film préféré”.
Mais cette fois-ci, je pourrais faire une exception et en citer deux. En premier, François Truffaut occupe une place spéciale dans mon cœur. Il a fait des films magnifiques, tellement différents au cours de sa carrière, qui a été extraordinaire, mais en essayant de se concentrer simplement sur l’homme. Et il avait un esprit tellement ouvert, pas seulement en tant que réalisateur mais aussi en tant qu’homme.
Ensuite je pourrais simplement dire que j’adore Jacques Tati. Son sens comique qui combine des gags et des thèmes plus importants est unique, on pourrait le comparer à Chaplin.
J’ai aussi le sentiment que ces deux génies, sont à la fois très français et très universels.
Avez-vous un film français préféré?
Je vais passer cette question, mais parmi les 10 films français que je préfère figurent, bien sûr, plusieurs films de Truffaut et de Tati.
Comment se porte l’industrie cinématographique finlandaise en ce moment?
Ca s’améliore tout le temps. Je me souviens encore du milieu des années 90 quand le public détestait les films finlandais. Les réalisateurs ainsi que les producteurs ont radicalement changé, ils font désormais des films POUR le public. Ca peut sembler stupide, mais ce n’était comme ça il y a encore quelques années.
Ce qui nous manque encore et ce pour quoi nous devrions nous battre c’est l’augmentation des aides publiques pour pouvoir être au niveau de nos voisins nordiques. Et pour le moment, nous en sommes malheureusement très loin.
Quels sont les trois films finlandais qu’il faut absolument voir?
C’est difficile, si je ne veux pas citer de film français, comment est-ce que je pourrais citer trois films finlandais… d’accord ! “Eight Deadly Shots” de Mikko Niskanen, et ensuite…
Quels sont vos projets?
À côté de la réalisation et de l’écriture de scripts, je dois dire que j’adore produire.
Et puis, je viens juste de commencer en tant que professeur à l’École Supérieur d’Études Cinématographiques qui dépend de l’Université des Art et du Design d’Helsinki.
J’ai eu beaucoup de chance jusqu’à maintenant ou alors j’ai été assez entêté pour faire ce que je veux vraiment faire. Je vais déjà voir comment marchera le film MENOLIPPU MOMBASAAN et quelles seront les réactions du public et ensuite je déciderai ce que je ferai.
janvier 14th, 2007
Quand et comment s’est créé votre groupe?
Velcra est né fin 1999. Moi-même et OD avons trouvé que nous étions de parfaits partenaires musicaux, nous avons donc commencé à chanter ensemble.
Est-ce que le choix de devenir professionnel a été difficile? Pourquoi?
Eh bien non. C’est le sens de la vie, non?
Quels musiciens ou artistes ont eu la plus grande influence dans votre vie / votre travail?
Les artistes ouverts d’esprit, abstraction faite de leur style musical. De façon évidente, certains artistes ont eu une influence sur nous, comme Nine Inch Nails, System of a down, Senser, Manhole, Björk, Skunk Anasie.
Quels sont les aspects positifs et négatifs pour un musicien / chanteur (en Finlande)?
Quels sont les aspects positifs et négatifs en général? Toute activité a ses hauts et ses bas. Notre façon d’être, si quelque chose nous gêne, c’est de faire quelque chose pour que ça bouge. C’est important de savoir ce qu’on veut, sinon on suit simplement le cours des choses et en général, le flot ne mène nulle part.
Quelle « image » avez-vous de la musique française? Y a-t-il une chanson française que vous préférez? Si oui laquelle?
J’ai l’impression que la majorité de la musique électronique récente est faite en France. Les groupes que je connais le plus sont Air, Mylène Farmer et Patricia Kaas. J’aime vraiment bien Phoenix United. Je ne peux pas citer une chanson française en particulier, mais j’ai entendu parler des artistes cités plus haut et j’aime bien ce qu’ils font.
Comment pourriez-vous qualifier votre style de musique?
Eh bien, nous avons démarré comme un groupe industriel et je regarde notre musique comme telle. A la base, l’idée directrice est la combinaison du rock et de la musique électronique.
Avez-vous déjà considéré la possibilité de changer totalement votre style de musique? Si oui, quel style de musique choisiriez vous?
Le style prend forme en cours de route, en partie de façon consciente, en partie non. C’est important pour nous de garder notre musique « fraîche » et intéressante. Donc, il est possible, voire probable qu’au cours des années, notre musique évolue. Où ira-t-elle, je ne peux pas le dire maintenant. J’espère qu’elle nous mènera à quelque chose d’intéressant, sur un chemin encore inexploité.
Quelles histoires, quels sujets, traitez vous dans vos chansons?
Dans cet album, l’idée sous-jacente est la liberté de pensée et le dépassement de barrières personnelles afin d’arriver à cette liberté.
Quelle est la chanson préférée de votre répertoire et pourquoi?
C’est comme demander à une mère quel est son enfant préféré… Chaque chanson est un morceau de ma vie et représente quelque chose de spécial à sa manière.
Faites vous régulièrement des tournées? Préférez vous composer votre musique en live ou en studio?
Oui, nous faisons des tournées. Nous avons arrêté de bouger quand on faisait notre album, mais maintenant que l’album est fini, nous reprenons la route. Travailler en studio est une chose, et bouger en est une autre. J’aime bien les deux. Le travail en studio demande une plus grande attention aux détails et une création d’identité qui se sent sur l’album. En route, il est davantage question de donner de l’énergie, profiter du moment et créer quelque chose où chacun passe du bon temps.
Pendant que vous faites l’album, quel est ton moment préféré? Pourquoi?
Faire un album, c’est long et parfois très fatigant, mais en même temps c’est très gratifiant. Je suppose que le meilleur moment, c’est quand on peut écouter les morceaux et être heureux avec ce que l’on a fait. On réalise alors combien on a appris tout au long de ce travail.
Quelle musique, quels artistes écoutez vous le plus souvent?
J’aime vraiment bien le nouveau groupe « the streets ». Leur album, c’est « original Pirate Material ». C’est très sympa.
Question bête mais … de toutes les chansons que vous avez écoutées, quelle est la meilleure? Pourquoi?
Je me demande combien de chansons j’ai écoutées dans ma vie. Un petit nombre quand même … et je n’en ai pas vraiment une préférée. Beaucoup de chansons m’ont inspiré et je suis incapable de les classer.
Internet est intéressant pour les musiciens, puisqu’il leur donne l’occasion de toucher un grand public, mais c’est également une menace pour eux (concernant les copyrights). Quel est votre avis là-dessus?
Internet est un bon moyen de trouver d’autres musiques et des groupes intéressants. Ce media en est encore à ses débuts, ce qui signifie qu’il est peu utilisé et peu organisé. Internet est souvent considéré comme une menace, mais je pense qu’il pourrait être utilisé au profit de chacun. S’il y avait de bons sites utilisables, où on peut trouver une grande variété de musiques, ça pourrait marcher comme une chaîne alternative, à côté de la radio traditionnelle, la télévision et pourrait également servir d’exemple. Des sites comme mp3.com donnent une idée de ce que je veux dire. Cela permet aux gens de trouver facilement de nouveaux groupes intéressants ainsi que des artistes reconnus, sans priver personne des copyrights.
Utilisez-vous des ordinateurs ou des home studios pendant que vous faites un album ou enregistrez une chanson?
Bien sûr. Je ne pense pas qu’il soit possible actuellement de faire un album sans ordinateur. Du reste, j’adore les ordinateurs…
Quels sont vos projets actuels et futurs?
En ce moment, nous parcourons la Finlande et le ferons encore davantage dans les mois à venir probablement. Nous faisons actuellement une vidéo pour les Can’t Stop Fighting. C’est tout ce que je sais pour l’instant. On verra pour plus tard.
janvier 14th, 2007
Quand et comment votre groupe a-t-il été créé ?
Je suis obligé de remonter le temps pour me rappeler comment tout à commencer. J’ai fait tellement de choses avec la musique pendant toutes ces années. J’ai chanté avec tellement de groupes avant celui-ci qu’il m’est impossible de tous me les rappeler. Deadbabes a été mon unique et plus gros rêve pendant tout ce temps. La principale raison pour laquelle nous ne l’avons réalisé qu’il y a un an et demi, c’est qu’il semblait impossible de trouver LES gars avec qui jouer. Vous savez, je déteste vraiment les musiciens du genre : “Yeah…let’s play rock’n'roll, let’s do it like Motley (or G’n'R).” Et je peux vous dire que le pays est plein de ce genre d’engeance. Je n’ai rien contre Motley Crue ou G’n'R (ils m’ont souvent inspiré autrefois), mais je préfère faire quelque chose qui n’a pas déjà été fait. C’est pour ça que nous sommes là…Mais je ne dis pas que nous sommes uniques, et ce n’est même pas notre but, mais nous essayons de créer quelque chose qui nous ressemble. Quelque chose qui ressemble à Deadbabes.
D’où vient le nom de votre groupe ?
Et bien, à notre premier concert nous n’avions pas de nom…l’organisateur m’appelle et me demande un nom pour mettre sur les flyers et tout le reste, j’étais là…”ah oui…euh…”, et en même temps j’écoutais “Dead babies”, la chanson d’Alice Cooper. Et puis il s’est trompé en écrivant le nom sur les flyers et les posters, et nous avons pensé que “Deadbabes” sonnait mieux. Donc nous avons décidé de l’utiliser jusqu’à ce que quelque chose de mieux nous vienne. Maintenant nous avons fait environ 50 concerts avec ce nom, donc je pense que c’est mieux de garder celui-ci. Après tout, un nom est juste un nom et il perd de son sens après l’avoir vu ou entendu une ou deux fois.
Quels musiciens ou artistes ont eu une influence majeure sur votre vie et votre travail ?
En dehors de mon père, qui écoutait souvent Alice Cooper quand j’avais autour de 4 ou 5 ans, je pense que je n’ai jamais été très attiré par la musique rock. Il y avait quelque chose de magique dans les disques d’Alice Cooper des années 70. Mais Cooper n’a jamais vraiment inspiré la musique de Deadbabes. En tant que chanteur et interprète, je pense que j’ai plus été influencé par David Gahan, Bono, Ian Astbury (The Cult) et peut-être un petit peu aussi par Elvis Presley, le King.
Quels sont les bons et les mauvais côtés du statut de musicien ou chanteur (en Finlande) ?
Des bons côtés…il n’y en a pas tant que ça. Cela dépend beaucoup de ce que vous faites et de ce que vous voulez faire. Je pense que les courants dominants sur la scène musicale finlandaise sont très, très faussés. De gros beaufs sans talent qui chantent de vieux succès, se vendent comme des petits pains. De plus, surtout à cause des stations de radios, il y a de plus en plus de mauvais artistes et de mauvais groupes, qui essayent de copier ce qui se faisait aux Etats-Unis ou ailleurs il y a 3 ou 4 ans. C’est terrifiant…
Maintenant les mauvais côtés…C’est très difficile de faire de la scène ou quoique ce soit, même dans les festivals, si vous n’avez pas un gros label derrière vous. Une autre petite chose qui m’agace un peu, c’est qu’il n’y est pas d’impresario en Finlande. Il y en a quelques uns qui ont quelques connections en dehors de la Finlande, mais les autres, non! Donc ils ne servent pas à grand-chose.
Nous sommes donc actuellement à la recherche d’un impresario ou d’un management depuis l’extérieur de la Finlande. Si vous avez des contacts…
Quelle image avez-vous de la musique française ?
A cause de la barrière de la langue, nous n’écoutons pas beaucoup de musique française en Finlande. Je connais donc seulement quelques artistes et groupes internationaux, comme Jean-Michel Jarre, Patricia Kaas, etc… et quelques petits groupes de metal et de gothic. J’ai aussi écouté un peu de rap français (lorsque je suis allé chez mon frère qui est un grand fan de rap). Le rap français a l’air cool, même si je ne comprends pas les paroles, le rythme et les sons son très bons. Bien mieux que le rap finlandais. J’ai entendu dire que la scène rap et hip-hop était très importante en France.
Y a-t-il une chanson française que vous préférez ?
Les musiques de Jarre peut-être. J’aime les synthés et les groupes de synthé, et Jarre a véritablement inspiré la plupart des groupes actuels de ce genre de musique.
Comment qualifieriez-vous votre style de musique ?
C’est toujours difficile. Vous percevez votre propre musique tellement différemment des autres. Je pourrais dire que nous faisons de la musique sombre et douce, sur l’amour et la volupté. Un genre de “dark-pop”. Il y a un peu d’influence gothic, mais c’est de la pop. Donc appelons ça “dark-pop”.
Avez-vous déjà considéré l’éventualité de changer complètement votre style de musique ? Si oui, quel style choisiriez-vous ?
J’ai déjà fait ça une ou deux fois dans mes anciens groupes. J’avais essayé de les orienter vers ce que nous faisons maintenant. Mais cela n’a pas marché… Bien sûr, chacun doit progresser, et votre musique avec vous, à chaque instant. Vous devez améliorer vos chansons et essayer de faire mieux que ce que vous avez fait jusqu’à maintenant. J’essaye d’aller de l’avant en combinant les styles et les sons, je m’améliore comme ça. Bien sûr, quoique nous fassions cela devra toujours être du Deadbabes.
Quelle est la chanson favorite de votre répertoire et pourquoi ?
“Lost in a dark”, mais vous ne pourrez l’écouter quand live tant que notre nouvel album n’est pas sortie. Parmi les chansons qui sont déjà parues, je préfère “Lullaby”. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est celle qui représente le mieux ce que nous sommes, musicalement, aujourd’hui. Très bonne chanson à jouer en public également.
Faites-vous des tournées régulièrement ? Préférez-vous interpréter en public ou en studio ?
Nous nous produisons en public tous les week-ends et à nos débuts après la sortie de “The Drug” nous avons fait une mini tournée. Faire des tournées et chanter en public c’est ce qui me motive à faire de la musique. Bien sûr, tous ensemble, nous essayons de faire le meilleur des albums possibles de dark-pop. Mais tout ce qu’implique une tournée, c’est LE truc qui me pousse à continuer et qui me garde en vie également. Mais pour combien de temps…je ne sais pas. Je crois que je fais trop la fête pendant les tournées.
Pendant la conception d’un album, quel est le moment que vous préférez ?
Le meilleur moment, c’est quand vous tenez le nouvel album dans vos mains, bien sûr. Tout ce qui est avant, c’est juste du travail, du travail et encore du travail…mais j’aime ça et je ne pourrais pas vivre sans.
Pourquoi ?
Certainement parce que cela nous fait faire des cheveux blancs et nous engueuler entre nous. Mais c’est la vie…
Quel genre de musique, quels artistes écoutez-vous fréquemment ?
Principalement The Cure et Nick Cave, actuellement. Mais je viens juste d’acheter le dernier album d’Outkast hier, après l’avoir écouté sur internet. Mais j’aime le rythme et j’aime écouter différents styles de musique, même si nous, nous faisons de la dark-pop. Des fois vous trouvez l’inspiration en écoutant des choses gaies…et puis vous faites des chansons tristes. Etrange…
Bon, une question un peu stupide…quelle est, parmi toutes les chansons que vous ayez écoutées, la MEILLEURE ?
Il n’y a pas de question stupide…Ah, je ne peux pas vous en donner une, j’ai écouté tellement de styles et de groupes différents. Vous ne pouvez pas comparer, par exemple, Depeche Mode et Outkast ou The Cure et Madonna. Il y a tout une tas de bonnes chansons si vous ouvrez seulement vos oreilles et votre esprit…
Internet est quelque chose d’intéressant pour les musiciens, car il leur donne la possibilité de toucher un plus large public, mais il est aussi une menace (à cause du copyright). Qu’en pensez-vous ?
Pour les groupes comme nous c’est une bénédiction. Mais pour des groupes comme Korn, c’est une catastrophe. Je pense que ça va faire changer l’ensemble du business musical. Il faut que ça le fasse changer…Sinon nous allons avoir des arrivages de nullités “d’un seul hit” et des “Britney-like” sans aucun rapport avec la musique pure et vraie. Et cela tuera la musique en fin de compte.
Quels sont vos projets, actuels et à venir ?
Nous recherchons un manager hors de la Finlande et une distribution dans les autres pays. Faire le meilleur album de dark-pop jamais fait. Et…finalement…un tournée, peut-être pourquoi pas en France. J’espère vraiment !
janvier 14th, 2007
Pourriez-vous nous dire comment avez-vous décidé de devenir musicien?
Mon frère étudiait la géologie en ex Union Soviétique. Pour récompenser l’obtention de mon baccalauréat, il m’a envoyé une guitare. Cette guitare, je l’ai accrochée au mur de ma chambre, en face de mon lit. Et je l’ai regardée des semaines durant. J’ai d’abord voulu la vendre parce que j’avais besoin d’argent, et que je n’avais pas obtenu la bourse que l’on m’avait promise pour continuer mes études en économie politique à la Faculté Cheich Anta Diop de Dakar. Puis, peu à peu, j’ai approché cette guitare. Je me suis confié à elle. J’ai gratouillé devant mes amis étudiants et militants qui m’ont poussé à aller me produire à la télévision sénégalaise. C’est comme cela que tout à commencé.
Parmi tous les musiciens qui vous ont influencé, quels ont été les plus marquants?
Je dirais que tout ce que j’écoutais m’a influencé; Autant ce que j’entendais à la maison, dans nos cérémonies traditionnelles, que ce que j’écoutais à la radio qui venait des U.S.A. ou d’Europe.
Quels sont les avantages et les inconvénients du fait d’être musicien?
Les inconvénients se sont fait sentir en premier! Nos familles il y a 20 ans n’étaient pas pour que leur fils devienne un artiste! Je ne suis pas issu d’une famille grillotique, c’est plus difficile.
Si je vous dis “Finlande” ou “Finlandais” à quoi pensez-vous?
Je pense à un peuple cultivé et ouvert à la culture de l’autre. Je pense à une belle nature, des forêts enneigés, la mer baltique, la nuit polaire, la Laponie et ses - 50 °C!!! Nous qui sommes transis de froid quand le thermomètre atteint les 15 °C au Sénégal!!! Comme quoi tout est relatif!!! C’est pourquoi il est bon de voyager, de rencontrer d’autres façons d’appréhender le monde, sa nature, et les êtres qui y vivent.
Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
Et bien, je vous avoue que je ne connais pas la musique finlandaise; Vous savez nos pays sont très éloignés et je n’ai pas encore eu l’occasion de venir vous visiter!!!
Et comment pourriez-vous définir votre style musical?
Je ne peux pas! On me demande souvent de me définir, c’est l’exercice le plus difficile à faire pour moi. Je laisse aux autres le soin de le faire. La seule chose que je puisse dire c’est que je chante ce que je ressens.
Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
J’évolue bien sûr. Comme on évolue dans sa vie, on évolue dans son art. Mais je ne pense pas avoir avoir “changé” en profondeur. Seules des petites choses changent…
Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
Je les perçois avec curiosité! Je ne suis pas toujours capable de tout expliquer! Je fonctionne beaucoup à l’intuition!
Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Je ne pense pas. Mais à entendre votre question, pourquoi pas, de nouvelles expériences, très différentes, avec d’autres musiciens! Tout est ouvert!
Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Je ne préfère aucun titre, ils sont tous liés. Ils font partie d’un tout.
Préférez-vous la scène ou le studio?
La scène bien sûr.
Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Il ne peut s’agir pour moi de préférer quelque étape quand je suis plutôt confronté à un déchirement.
Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
Je m’écoute beaucoup, je m’imprègne, parce que je suis dans une phase de composition, de création de mon troisième album.
Que pensez-vous d’Internet en tant que musicien?
C’est un outil extraordinaire dont on ne peut encore capter totalement l’impact sur les cultures. Toutes cultures confondues.
Et actuellement, quels sont vos projets?
La réalisation de mon troisième album.
Seriez-vous prêt à venir dans les pays nordiques pour nous rendre visite?
Avec le plus grand plaisir. J’aime découvrir des pays différents, et leurs habitants! D’autant plus que Badou N’Diaye, un artiste sénégalais venu enregistrer dans le studio Battu Siggi que j’ai monté avec la collaboration de l’O.N.G. “Enda tiers monde”, Badou qui fut le premier guitariste de Youssou, venait de Finlande, et il m’a beaucoup parlé de ce pays, me disant que les gens y étaient ouverts musicalement, et qu’il y avait d’excellents musiciens chez vous!
janvier 14th, 2007
Quand et comment votre groupe s’est-il formé ?
A la fin des années 90. Quelques types d’une vingtaine d’années qui habitaient à Kotka se sont mis à jouer les chansons que j’écrivais.
D’où vient le nom du groupe ?
Toutes les grandes villes de Finlande ont un Kaupungiorkesteri (orchestre municipal). Puisque le kaupungiorkesteri de Kotka a fusionné avec l’orchestre de la ville voisine Kouvola, et qu’il s’appelle maintenant Kymi Sinfonietta, notre groupe a décidé de reprendre le nom. Le batteur et moi avons une formation en musique classique, ce qui a pu aussi avoir une influence dans le choix du nom.
Quels sont les musiciens ou artistes qui vous ont le plus influencés dans votre vie et votre travail ?
Il y en a énormément. The Police, David Bowie, Erik Satie, Eppu Normaali, Dingo, They Might Be Giants etc…
Quels sont les avantages et les inconvénients d’être un musicien en Finlande ?
Le marché est assez petit, ce qui pose problème. Tout le monde se connaît, en tout cas de réputation, ce qui a de bons et de mauvais côtés.
Comment qualifieriez-vous votre style de musique ?
Pop rock.
De quoi parlez-vous dans vos chansons ?
De la vie des gens ordinaires.
Avez-vous déjà envisagé la possibilité de changer complètement de style de musique ? Si oui, quel style de musique choisiriez-vous ?
Oui. Du « humppa » [bal populaire]
Quelle est la chanson de votre répertoire que vous préférez et pourquoi ?
Murheellinen. Elle est toute nouvelle.
Partez-vous régulièrement en tournée ? Préférez-vous jouer votre musique en live ou en studio ?
On ne part pas souvent en tournée car on n’est pas assez connu.
Quel est votre moment préféré lorsque vous êtes en train de faire une chanson ou un album ?
Le moment où on prend conscience qu’on a fait une chanson qu’on aimerait écouter soi-même.
Quel genre de musique ou quels artistes écoutez-vous en ce moment ?
Raymond och Maria : Ingen vill veta du köpt din tröja. Jose Gonzales.
C’est une question stupide, mais de toutes les chansons que vous ayez écoutées dans votre vie, laquelle vous semble la meilleure ?
Peut-être une chanson de Roxette. Je ne sais vraiment pas pourquoi.
En tant que musicien, quelle est votre opinion à propos d’Internet ?
Beaucoup d’avantages et beaucoup d’inconvénients.
Y a t’il un artiste français ou une chanson française que vous aimez tout particulièrement ?
J’aime beaucoup Erik Satie. Yves Montant. Le rock folk, comme Blankass.
Que faites-vous actuellement et quels sont vos projets ?
Je veux écrire et produire autant de musique possible.
janvier 14th, 2007
Quand et comment votre groupe a-t-il été créé ?
Nous avions un groupe appelé « Maximum Liver Explosion » dont faisaient déjà partie 4/6 Moses. Ca a été un peu le Big Bang qui a créé le tout nouveau monde de Moses Hazy… Bon, c’est un peu pompeux. Quoi qu’il en soit le groupe s’est formé à Tomio, une petite ville dans le nord de la Finlande, il y a environ deux ans. Juste parce que c’est là que les cerveaux de ce chien à six têtes ce sont rencontrés.
D’où vient le nom du groupe ?
Bon, c’est une histoire longue et ancienne. En fait nous nous sommes promis que nous ne la raconterions à personne. Mais disons juste que « Moses » (Moïse) fait allusion à la luxure que nous créons en concert, et « hazy » (fumeux) c’est pour… j’imagine que c’est pour ce que vous voudrez que ce soit.
Quels sont les musiciens ou les artistes qui ont eu une influence décisive sur votre vie / votre travail ?
Il y en a plein. Pour n’en citer que quelques-uns des miens… mmm… les Pink Floyd, le groupe de ma vie, et Neil Young, l’homme de ma vie ! Vous voulez une liste ? La voici : Wesley Willis, Roky Erickson, Bruce Springsteen, Alice Cooper, Black Sabbath, Bob Dylan, David Bowie, Hellacopters, Iggy Pop, Jimi Hendrix, King Crimson, Kingston Wall, Led Zeppelin, Lou Reed, MC5, Neil Young, Rolling stones, The Clash, The Doors, The Stooges, the Who, Wigwam… Il n’y a pas de fin à ça, et est-ce que tout n’influence pas tout? Alors oubliez. La meilleure chose dans la musique, du point de vue de celui qui écoute, c’est qu’on n’arrête pas de découvrir de la bonne musique. C’est pourquoi c’est vraiment le meilleur loisir, je veux dire la meilleure façon de vivre. Et Moses Hazy ce ne sont que des “creuseurs de musique”, Rock&Roll&Blues&Jazz&Soul&Funk&Progressive®gae&Ska&Psychedelic… Alors disons qu’on creuse de la bonne musique …
Quels sont les aspects positifs et négatifs de la vie de musicien en Finlande ?
Je préfère répondre à cette question en tant que musicien du NORD de la Finlande.
Positif: On n’a pas tellement le choix, il n’y a rien d’autre à faire ici que de s’éclater avec la musique. Et on peut trouver facilement de beaux paysages et de la paix et du calme par ici. Bon plus pour très longtemps, je pense, grâce aux Eurocitys, Ikeas et tous ces petits suppôts de satan…
Négatif: le manque d’endroits où jouer. Dans le nord de la Finlande il n’y a pas tellement de bars ou d’autres endroits pour se montrer. Et ça fait un bon bout de chemin en voiture jusqu’aux villes du sud et retour, surtout pour un seul putain de concert pour lequel on n’est même pas payés, bordel.
Mais de façon générale il y a beaucoup de super musique en Finlande, et il y a beaucoup de gens réceptifs à toutes cette merde bizarre qui est faite ici.
Comment définiriez-vous votre style de musique ?
Du Rock. D’habitude je laisse ce type de définition à vous autres journalistes. Mais c’est une sorte de Rock’n Roll sans aucune limite. On y entend un tas de style de musique différents. Jetez un oeil à la liste ci-dessus !
Comment votre style musical a-t-il changé au cours des années ?
Bon, on a commencé par jouer du Kiss et quand on a écrit nos premières chansons à nous c’était entièrement de l’actionrock, mais ça a vraiment beaucoup changé, et voilà où nous en sommes maintenant.
Comment expliquez-vous ces changements ?
D’habitude je ne l’explique pas. Non, une des raisons dont je suis certain ce sont les instruments que nous utilisons, comme le saxophone, la trompette et le piano. Une autre raison c’est que nous écoutons toutes sortes de musique. Et je suppose que nous savions depuis le début qu’on ne peut mettre aucune limite à ce groupe de dingues.
Quels sont les sujets que vous abordez dans vos chansons ?
La vie. Des trucs. On y trouve des idées sur des trucs parce qu’il y a des idées, sur des trucs. Mais il y a aussi un tas d’histoires sans aucun sens et dans chaque chanson vous trouverez en moyenne 15% de votre besoin journalier en psychédélie quotidienne.
Quelle est votre chanson préférée dans votre répertoire et pourquoi ?
Ca change souvent en fonction du dernier concert ou si nous venons d’enregistrer quelque chose. Je suppose que pour le moment ma chansons préférée c’est… mmm… Play That Damn Guitar de notre album The Incredible Flow Of Life Show qui va sortir bientôt. Et la raison c’est que j’étais en studio hier avec quelques beautés qui enregistraient les chœurs féminins pour cette chanson.
Préférez-vous jouer votre musique en live ou en studio ?
Live, sans hésiter ! Je pense que les albums de rock and roll devraient surtout être de la pub pour inviter les gens aux concerts. Et notre travail en studio est loin d’être aussi bon que notre musique en live.
Quelle est votre étape préférée dans la création d’une chanson ?
Evidemment, c’est le moment où on pense pour la première fois que la chanson est prête ; ça, c’est vraiment bon. Ca peut arriver quand on est tout seul avec la guitare et qu’on vient juste de terminer les paroles, ou avec tout le groupe quand tout s’accorde. Et quand la forme de base de la chanson devient quelque chose de tout à fait différent.
Une question idiote mais… quelle est, parmi toutes les chansons que vous ayez écoutées dans votre vie, la MEILLEURE chanson ?
Je ne peux vraiment pas répondre sérieusement à cette question-là. Alors je vais juste dire la chanson de Wesley Willis, « Arnold Swarcgchzenegger » (comment ça s’écrit ?)… Qui est en fait une super chanson. Et il n’y a pas de questions idiotes, il n’y a que des réponses idiotes. Et vous pouvez parier vos couilles que j’en ai plein des comme ça.
Quel est votre opinion, en tant que musicien, à propos d’internet ?
C’est un truc génial pour que les jeunes groupes inconnus comme nous puissent faire circuler leur musique dans le monde entier. Bien sûr dans certains cas ça fait perdre des revenus aux artistes mais c’est un problème général à l’heure actuelle, non ? Parce qu’en fin de compte Internet n’est pas à moitié aussi voleur que les maisons de disque l’ont été et le sont encore. Et c’est pour les concerts que vous devriez être payés… Et je ne peux vraiment pas plaindre Metallica.
Quels sont vos projets ?
Comme j’ai dit on termine notre premier album et avant l’été on commence à enregistrer notre prochain album qui est en quelque sorte une compilation de reprises de nos EP. Et on a prévu des vacances d’été près du Kuivajoki (la Rivière Sèche) après un mois de juin plein de concerts. Les vacances comprennent les sessions d’enregistrement de notre troisième album, un LP de style country/roots, dans une vieille maison de campagne, et bien sûr, des concerts, des concerts et encore des concerts. Donc on est assez occupés avec la « Mo’s Trilogy 2006 », comme vous pouvez le voir.
Quelle « image » avez-vous de la musique française ?
Il y a quelques années j’ai passé un certain temps dans une petite ville près de Brest et à faire un tour de l’ouest de la France avec des amis du coin. Ils avaient un super groupe de reggae, les Makaks Mekaniks, je ne sais pas si ça s’écrit comme ça. Et j’ai aussi entendu pas mal de groupes funky ska géniaux là-bas, je suppose que c’est assez populaire en France ? Ceux Qui Marchent Debut ( ?), ça aussi c’était un super groupe en live et en disque. J’ai vu tellement de concerts géniaux mais je ne me rappelle pas des noms des groupes… Mais bien sûr Edith Piaf, Serge Gainsbourg, François Corneloup et Bela Fleck & Flacktones etc, etc… Nous avons aussi eu un musicien à moitié français, Marc « les doigts rapides » Gondailler De Tugny, qui jouait du banjo dans un de nos EP.
Y a-t-il une chanson française que vous préférez ? Si oui, laquelle ?
Makas Mekaniks : Aualpe tout la nére ( ?)
C’est bon, comme ça.
mars 13th, 2007
Quand et comment votre groupe a-t-il été créé ?
Nous avons commencé en 1987. Nous étions trois amis qui voulions jouer du Rock’n’Roll ensemble. Désormais, je (Pete) suis le seul qui reste de la formation des premiers jours.
D’où vient le nom de votre groupe ?
Il est tiré de la chanson “Francine” de ZZ Top.
Quels musiciens ou artistes ont eu une influence majeure sur votre vie / travail ?
Des groupes comme Stray Cats, Dr.Feelgood, Melrose, Hearthill, Living End, Housemartins, Sweet, Slade. Il y a tellement de bons groupes de Rock/Punk/Pop…
Quels sont les aspects positifs et négatifs de la profession de musicien en Finlande ?
Positifs: En Finlande, nous avons notre propre façon de faire de la musique qui est totalement différente de celle des autres pays.
Négatifs: La Finlande est trop loin de l’Europe centrale…
Comment pourriez-vous définir votre style musical ?
Rock’n’Roll !!
Comment votre style musical a-t-il changé au cours des années ?
Nous avons commencé en tant que groupe de Rockabilly mais après deux albums notre style est devenu de plus en plus dur, et nous faisons maintenant du véritable Rock’n’Roll avec quelques bonnes mélodies pop.
Comment expliquez-vous ces changements ?
Notre musique a pris cette direction naturellement, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que nous aimons mélanger différents styles. Maintenant on peut trouver dans notre musique aussi bien du Punkpop, Rockabilly, R’n’B, Grunge, Psychobilly ou Ska.
Quels sont les sujets que vous abordez dans vos chansons ?
L’amour est en première place, et il y a aussi d’autres textes plus sérieux qui parlent de la pollution, de politique, des émissions de TV réalité…
Quel est le morceau de votre répertoire que vous préférez et pourquoi ?
C’est variable, mais en ce moment c’est “Goodbye forever”. C’est la parfaite chanson rock avec un super riff et un refrain entraînant.
Préférez-vous jouer live ou en studio?
Le live est 1000 fois mieux que le studio.
Pendant la préparation d’un album, quelle est l’étape que vous préférez ?
Le meilleur moment est quand je l’ai terminé et qu’on le joue ensemble pour la première fois. Surtout s’il est convainquant…
Une question stupide… quelle est parmi toutes les chansons que vous avez écoutées, la meilleure chanson ?
C’est trop difficile…
En tant que musicien, quelle est votre opinion concernant Internet ?
C’est un bon moyen de faire découvrir un groupe à beaucoup de gens à la fois.
Quels sont vos projets actuels ?
Pas de projets en ce moment, mais je pense que nous allons monter un groupe de Rockabilly un de ces jours avec Antti notre guitariste…
Quelle image avez-vous de la musique française ?
Désolé, je ne connais rien de la musique française ! L’été dernier j’étais en France pendant 3 semaines avec ma famille, mais la musique française ne m’a pas vraiment intéressé. Surtout, à la radio il n’y avait que de la pop étrangère. Cet été, je vais à nouveau en France, donc il faudra que j’écoute un peu de musique française cette fois.
Avez-vous une chanson française favorite ? Si oui, laquelle ?
hum… Edith Piaf a quelques bonnes chansons…
mars 13th, 2007
Quand et comment a été créé le groupe?
Nous avons créé Dive en 2003 et nous avons fait deux disques démo dans la foulée. Maintenant nous travaillons sur un EP et un album qui sortiront dans quelques mois.
D’où vient le nom du groupe?
Dive c’est une plongée à l’intérieur de soi parmi toutes ces choses que l’on garde sous la surface de soi-même.
Quels musiciens vous ont influencés?
Joy Division, Depeche Mode, The Smiths et Kate Bush sont ceux qui m’ont influencée le plus; les garçons préfèrent Ride, Swervedriver et autres Indie hulabaloo bruyants!
Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien en Finlande?
Nous sommes dans la position géniale d’avoir trouvé des collaborateurs parfaits avec qui nous travaillons maintenant. Ils sont bosseurs et ils partagent les mêmes idées que nous. Nous avons cherché pendant longtemps, mais aujourd’hui nous sommes plutôt contents.
Comment pourriez-vous définir votre style musical?
Aujourd’hui je l’appellerais Nouvelle Vague Sophistiquée. Demain peut-être je le décrirai autrement.
Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Quand nous avons débuté notre musique était plus ou moins punk. J’aime toujours l’attitude des groupes punk et les regarder sur scène. Mais maintenant j’ai envie de faire des chansons plus mélodiques qui touchent davantage notre public. A nos débuts c’était que de la fureur!
Comment expliquez-vous ces changements?
C’est ce que nous voulions faire depuis le début mais nous ne savions pas comment nous y prendre. Maintenant ça y est, nous y sommes parvenus et c’est vraiment chouette.
Quels sont les sujets ou les thèmes que vous abordez dans vos chansons?
Pour la plupart il s’agit de chansons d’amour tristes. Nous commençons à créer des mélodies plus gaies; mais même dans nos chansons les plus sombres il y a toujours de la lumière quelque part.
Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Sans doute parmi les plus récentes: “Apart” ou “Shiver”. Tout simplement car elles fonctionnent si bien: des chansons à danser.
Préférez-vous la scène ou le studio?
Pour moi c’est la scène. Nous avons le bonheur d’être devant un public formidable tous les soirs. Je me vois mal faire ce métier sans être sur scène devant nos fans. Et j’adore discuter avec eux après les concerts.
Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Je préfère le début et puis la fin. Au début je suis toute seule avec la chanson et je la laisse m’emporter ailleurs: j’essaie toujours de saisir un certain état d’âme avec chaque chanson. Ensuite je répète la chanson avec le groupe et quand ça commence à bien prendre, alors c’est incroyablement émouvant.
Question stupide, mais….. Parmi toutes les chansons que vous avez écoutées, quelle est votre préférée?
Certainement “Hounds of Love” de Kate Bush. J’adore l’ambiance de cette chanson et l’intensité de sa voix.
Que pensez-vous de l’internet en tant que musiciens et compositeurs?
En tant que groupe Indie en Finlande, l’internet est un bon moyen de promouvoir notre musique. C’est ainsi que nous avons des fans aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Et on ne sait jamais… peut-être en France aussi!
Quels sont vos projets?
Voilà mon projet: faire de mon mieux pour que Dive soit vraiment exceptionnel.
Quelle image avez-vous de la musique française?
Je dois admettre que je ne connais pas beaucoup la musique française. J’ai déjà lu une biographie d’Edith Piaf.
Quelle est votre chanson française préférée?
Toutes les chansons d’Edith Piaf, et surtout “L’Hymne à l’Amour”. Je l’écoutais avec mon père quand j’étais gamin.
mars 13th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
La passion de faire avancer et évoluer mon pays.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Avantage : être au coeur de l’action.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Une chance et une contribution à la diffusion du savoir-faire et de la culture française.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
Je suis bien en France.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Chacun doit pouvoir choisir son destin.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Démocratie et système social avancé, peuple solidaire.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Un message d’amitié et de fraternité.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
Des amis qui m’ont convaincu d’être d’abord Maire de ma Commune.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Pour ce qui est des avantages : Croire que l’on peut influencer la gestion de son pays.
Les inconvénients : Voir que l’on influence peu la gestion de son pays face à l’administration.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français ?
Très utile pour le rayonnement de la France et surtout du Français.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons ?
Je choisirais l’Afrique, pour une période d’un an dans le cadre d’une aide humanitaire.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez - vous leur dire à ce sujet ?
Qu’ils sont les véritables ambassadeurs de notre pays et qu’ils méritent mieux que l’indifférence des administrations
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais ?
Un pays où la qualité de la vie est très élevée… mais un pays où le climat est peu attirant.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
N’hésitez pas à faire du “lobbying” auprès des Elus, des Administrations et faites lui part de vos difficultés.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Je militais depuis longtemps dans le mouvement étudiant. Une opportunité s’est présentée dans le quartier où j’habitais d’avoir un poste de responsabilité politique. J’avais envie de continuer à défendre l’idéal que je portais depuis le mouvement étudiant sur une plus large échelle, cette opportunité en a été l’occasion.
Les médias font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation?
Je pense que l’expatriation, qu’elle soit pour travailler ou pour étudier est une bonne chose. Je ne porte pas de jugement de valeur sur le choix fait par les personnes qui décident de s’expatrier, cela fait partie des libertés individuelles de choisir son lieu de résidence et de travail. Partir ce n’est pas oublier son pays. C’est un moyen concret de le promouvoir.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par leur pays comme des citoyens de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
La distance peut mener à un décalage mais le monde actuel nous rapproche. Je reste attentif dans mon engagement politique à ce qu’aucune discrimination sociale ou politique ne soit faite entre les citoyens.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté Française de Finlande?
Réchauffez la Finlande et contribuez à apporter à notre pays les qualités d’une culture et d’une civilisation différentes.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Vous savez, pour ma part, cela n’a pas été un choix ou une volonté mûris et travaillés de longue date. Je n’y ai jamais pensé tous les matins en me rasant ! Les choses ont été plus simples et plus limpides pour moi. J’étais un militant engagé de longue date dans mon parti et quand les élections législatives de 1988 se sont engagées sur un autre mode de scrutin que précédemment (avant, de 1986 à 1988, c’était le scrutin proportionnel sur liste nationale) mes amis ont pensé à me proposer comme candidat dans la nouvelle circonscription qui venait d’être créée là où j’habite, à Ivry-sur-Seine.
C’est donc le hasard (la modification du mode de scrutin) et la confiance de mes amis qui ont fait les choses. Et naturellement les électeurs qui, à quatre reprises, m’ont renouvelé leur confiance. Pour moi, devenir et être député, c’était poursuivre et prolonger mon action politique sous une autre forme.
Quant à mon engagement politique, il résulte de ma volonté de donner corps à une société débarrassée de ses injustices de toutes natures. L’action politique c’est cela : faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers ; faire que les choix et intérêts de notre peuple dans son ensemble prévalent sur tout le reste. Et donc se mettre à son service et non pas l’inverse. Comme le disait Vaclav Havel « la vraie politique c’est simplement le service du prochain ». Etant entendu que le fait est acquis : quand bien même vous ne vous intéressez pas à la politique, la politique s’occupe de vous.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Les deux termes sont en réalité mêlés. On apprend beaucoup mais on donne beaucoup. On agit mais parfois en vain. On s’occupe des autres mais peu de soi. Et ainsi de suite… Du moins c’est ainsi que je vis les choses et ne prétend nullement que tout le monde soit dans le même état d’esprit. D’ailleurs cela se remarque, non ?
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Personnellement je pense que c’est une chance pour notre pays mais aussi pour celles et ceux qui ont fait ce choix. Une chance pour notre pays car les « expatriés » comme on dit ne se détachent pas pour autant de la France. Ils l’a portent en eux et du même coup il font œuvre utile pour notre pays. De plus, connaître d’autres pays est aussi un plus pour la France. C’est une manière d’intégrer d’autres expériences, d’autres modèles, d’autres façons de vivre. Et cela enrichit notre propre pensée. Nous sommes très hexagonaux en France. Quand nous ne sommes pas purement et simplement nourris de l’idée que nous sommes le sel de la terre. C’est pour le moins excessif. Nous avons à apprendre d’autres que nous. C’est une évidence, et pourtant…
Quant aux personnes qui ont fait le choix de « s’expatrier » – décidément que ce mot est laid – ils s’enrichissent aussi ne serait-ce « que » culturellement. Et c’est majeur. Dans le monde d’aujourd’hui, qui est un village, la connaissance de l’extérieur est majeure. C’est un peu comme la cellule humaine. Sans son enveloppe qui la protège, elle ne peut vivre. Mais sans contact avec l’extérieur elle meurt aussi. C’est pourquoi j’estime que c’est une chance pour le pays et les individus.
Je pense même que si les conditions pouvaient être réunies pour cela il serait bon que pour une durée donnée et choisie les français – et je pense ici aux jeunes plus spécialement – devraient avoir un cursus scolaire ou/et professionnel les amenant à passer une partie de leur vie à l’étranger. Il verraient mieux leur pays et verraient mieux le monde dans lequel ils devront désormais évoluer.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
J’irai certainement en Afrique ou dans un pays en développement. Il y a tant à faire dans le monde d’aujourd’hui. Se dire qu’on a été « un peu utile » est la plus belle des choses que puisse ressentir tout individu.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Des français de seconde classe ? C’est non seulement méprisant mais c’est tout simplement absurde. Et pourquoi donc ? Moi je ne dis pas l’exact contraire, à savoir qu’ils seraient au dessus des autres (ce qui serait pure démagogie) mais je dis qu’ils sont en quelque sorte des ambassadeurs de notre pays là où ils vivent. C’est une chance pour la France, encore une fois, que cette présence de milliers de français à l’étranger. Ce qui est de « seconde classe » c’est de ne pas le comprendre !
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Je ne parlerai pas strictement de moi mais de mon sentiment : la Finlande est peu connue des français. C’est vrai qu’elle ne fait pas de « bruit » comme d’autres. Et pourtant que de talents, d’innovation, d’intelligence et de culture dans ce pays aux nuits blanches. Et que de chaleur humaine dessous cette neige et ce froid qui l’enveloppent des mois durant. C’est donc son image qu’il faudrait faire connaître plus nettement dans notre pays. Elle n’est pas seulement, loin s’en faut, celle qui a donné le Père Noël au monde !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Mon message résulte de ce que je vous ai dit précédemment. Il y a beaucoup à faire pour que les relations de toutes natures se développent entre nos deux pays. La communauté française en Finlande est certainement la mieux à même d’y travailler. Peut être lui faut-il fait preuve de plus d’audace en ce sens. Et, si elle le souhaite, elle pourrait s’appuyer sur des relais en France, en particulier sur les parlementaires qui peuvent être utiles à bien des égards pour cela. On n’a pas, je pense, utilisé le potentiel de plus value pour la France et pour la Finlande que ces relations pouvaient générer. Chacun peut y réfléchir d’autant plus que chacun a nécessairement un parlementaire « sous la main » dans son lieu d’origine en France. Je parle des parlementaires mais la chose vaut pour beaucoup d’autres personnes engagées dans la vie sociale ou publique. C’est une idée…
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Au départ, j’étais plutôt tenté par l’enseignement ou la recherche. Je crois que mon engagement est né de mon sentiment de révolte devant l’injustice. J’ai d’abord été militant étudiant, puis de quartier, avant d’être secrétaire général de l’Elysée auprès de François Mitterrand.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Je parlerais d’intérêts et de limites plutôt que d’avantages et d’inconvénients.
Intérêts : représenter du mieux possible celles et ceux qui vous ont élu, en connaissant et en comprenant leurs problèmes et leurs aspirations. En même temps, participer à l’élaboration de l’intérêt national.
Intérêt encore : la formidable variété des sujets.
Inconvénients : en France, on légifère beaucoup trop, et trop vite. En même temps, le rôle du Parlement est trop limité. Un député de la majorité est souvent cantonné au soutien du gouvernement et un député de l’opposition à la critique.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Pour moi, l’expatriation est sans doute une chance pour celles et ceux qui la vivent (du moins si elle n’est pas subie et si elle apporte des satisfactions). Elle est indiscutablement une chance pour notre pays : les expatriés contribuent à tisser des liens avec leur pays de résidence, ils peuvent aider des deux côtés à mieux se comprendre, et ils sont aussi les ambassadeurs de la France.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
Je choisirais plutôt des pays que j’aime : Italie, Allemagne, Angleterre, Brésil … La durée dépend de ce que j’aurais à y faire : à priori, pas moins d’un an, mais pas trop longue quand même.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Je ne crois pas que la France, dans son ensemble, considère les expatriés comme des Français de seconde classe. Je crois que trop souvent elle les ignore – ce qui n’est pas beaucoup mieux.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Je connais peu la Finlande et les Finlandais. J’ai l’image de gens assez différents des autres pays d’Europe du Nord, avec une grande admiration pour leur capacité passée à résister à la pression soviétique, et pour leurs performances économiques et sociales, en particulier en matière d’éducation.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande?
Soyez vous-mêmes. Gardez des liens avec vos origines. Multipliez les occasions de rencontre et de contacts entre Finlandais et Français.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
Trois raisons majeures ont fait que j’ai choisies la carrière politique : premièrement, par tradition familiale, deuxièmement, par goût pour la « chose » publique et en dernier lieu, tout simplement, du fait des circonstances de la vie.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Du côté des avantages, il y a la variété des thèmes abordés par les députés, les contacts permanents avec l’ensemble des milieux représentatifs de la société française et la possibilité de rendre service aux autres.
Du cotés des inconvénients, je citerais l’incertitude de l’action en raison de la durée du mandat d’un député et le caractère chronophage de cette activité.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français ?
Je considère l’expatriation comme une excellente chose dans le cas où la personne retourne dans son pays après quelques années.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons ?
Si l’opportunité se présentait, je choisirais l’Amérique du Nord et les Etats-Unis en particulier pour une durée de trois à cinq ans, car ce pays est la principale puissance économique et politique au monde.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet ?
Je trouve bien triste que ce genre de sentiment puisse être ressenti par les expatriés car ces derniers font partie intégrante de la communauté nationale.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais ?
De la Finlande, j’ai une image faite de lacs et de forêts. Quant aux finlandais, je les trouve courageux et inventifs.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Mon message est le suivant : on aime d’autant plus son pays qu’on en est éloigné.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
Pour moi, elle relève du pur hasard, par la rencontre avec le député en exercice qui avait en 1977 l’opportunité de devenir maire de VALOGNES, s’il gagnait les élections municipales avec une équipe le soutenant. J’ai accepté d’en faire partie et je suis devenu Premier adjoint en 1977, suppléant du député en 1978, Conseiller Général en 1979. C’est en 1988, que la décision de mon député de cesser son mandat m’a obligé à être candidat et à être élu membre de l’Assemblée Nationale, après accord de la famille !
Quels sont à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Les avantages sont ceux d’une vie intellectuelle et sociale riche et très variée. Les rencontres au niveau national et international sont pleines d’intérêt et certains sujets ou d’étude ou de débat sont passionnants. Et vous avez, parfois, vraiment l’occasion de faire bouger les choses par les propositions que vous défendez avec conviction, par le dossier auquel vous vous accrochez. Les désagréments existent : pas assez de moyens logistiques, fortes sollicitations de la société sans retour souvent, critiques incessantes du fait d’un individualisme qui augmente et de la méconnaissance chronique des français en économie, en politique extérieure.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
C’est une question qui n’est pas facile pour moi : j’ai choisi une profession médicale sédentarisée et indépendante. Peut-être choisit-on selon l’entreprise qui accueille ou le laboratoire de recherche selon l’activité offerte, ou bien selon l’image du pays d’expatriation et sa culture… Les moyens de communication peuvent jouer aussi. La Chine est attirante pour moi… Le Canada, certains Etats des USA, ne manquent pas d’intérêt… Je pense que c’est l’opportunité d’une carrière valorisante qui détermine l’expatriation.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Les expatriés sont pour moi ceux qui ont refusé la fatalité, une situation de blocage, des contraintes excessives pour l’emploi, une absence de bonnes conditions de travail ou de carrière, et ont eu le courage de quitter la proximité familiale, et les caractéristiques de la vie quotidienne pour tenter l’aventure professionnelle au-delà des frontières.
Il y a sûrement une conséquence fâcheuse : la « fuite » de compétences. Mais comme Ulysse, certains reviennent… Cela devrait inciter les gouvernants politiques à être plus attentifs à l’attractivité de notre pays et à faciliter les projets de retour.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
La Finlande a l’image d’un pays du Nord, rigoureux, mais efficace, pragmatique, avec des entreprises sérieuses. La décision finlandaise de construire un réacteur nucléaire français est un de mes succès auprès de l’ambassadeur en France. Et des entreprises du Cotentin ont obtenu des parts de marché ! Mais je ne suis jamais allé en Finlande ! Il faut que je pallie prochainement ce déficit pour mieux connaître ce pays !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Le message, aux Français de Finlande, sera en premier de les féliciter d’avoir franchi les frontières, de leur souhaiter une vie agréable en s’adaptant à la culture finlandaise, mais sans oublier le France et la francophonie qu’ils représentent… Cependant, vous pouvez nous faire passer des bonnes idées : on dit que le système scolaire finlandais est très efficace… comment fonctionne le droit du travail en entreprise, l’embauche, la formation… ?
Je suppose que les liens entre les familles sont facilités par vos journaux, votre radio et Internet et aussi la téléphonie finnoise. Donc pleine réussite à vos projets de communication et à la coopération franco-finlandaise.
J’espère venir vous saluer en Finlande !
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
En ce qui me concerne on ne peut pas vraiment parler de « carrière » politique puisque j’avais presque 60 ans lorsque je me suis présenté pour la première fois à une élection. Mais cela rend votre question encore plus pertinente : pourquoi vouloir agir en politique après une carrière bien remplie par ailleurs. La réponse est simple : après avoir quitté la présidence d’Air France j’ai beaucoup voyagé, et j’ai fait le constat que la France était en train de passer à coté des grandes évolutions du monde. J’ai estimé qu’il était de mon devoir de partager ce constat avec mes compatriotes, de participer à la pédagogie du monde nouveau en quelque sorte, et de tout mettre en œuvre pour redresser une situation difficile mais pas désespérée. C’est le sens de mon engagement en politique.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
L’avantage principal c’est que le député est un élu de la nation, pas seulement de sa circonscription. Cela lui confère une grande responsabilité mais aussi une grande légitimité pour aborder les sujets qui concernent le futur de la France. L’inconvénient majeur c’est le peu de moyen dont un député dispose pour travailler. Un cabinet parlementaire comporte deux ou trois collaborateurs, pas plus. La conséquence c’est qu’un député est en situation de faiblesse extrême par rapport aux cabinets ministériels et aux partis politiques. C’est d’autant plus regrettable que les partis autant que l’administration ont depuis longtemps fait la preuve de leur incapacité à moderniser le pays.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Pour moi qui ne cesse d’encourager mes interlocuteurs à faire du « benchmark », c’est-à-dire à être curieux de ce qui se passe ailleurs et à se comparer en permanence aux meilleurs mondiaux, le fait que de Français aillent vivre des expériences à l’étranger me parait très positif. Toutefois, il y a un phénomène qui m’inquiète : nombreux sont les jeunes français qui quittent le pays pour trouver un environnement plus favorable à leurs ambitions. C’est particulièrement vrai des jeunes chercheurs et entrepreneurs et c’est pour moi le signe d’un grand échec national porteur de risque pour l’avenir. C’est la raison pour laquelle je me bats pour que la France mènent enfin une réforme visant à réhabiliter ses universités et à offrir des conditions de travail optimale à tous les acteurs de l’innovation : universitaires, chercheurs, entrepreneurs… J’estime que c’est la priorité absolue pour renouer avec la croissance économique.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
Au cours de ma vie j’ai eu la chance de vivre en Suède et aux Pays-Bas. J’en garde d’excellents souvenirs. J’ai également des liens amicaux très forts avec la Tunisie ou je possède une maison. Enfin, la Chine est un pays passionnant où j’ai eu l’occasion de voyager à de très nombreuses reprises, mais peut-être me serait-il plus difficile d’y vivre à temps plein !
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Qu’ils ont tort ! Je pense que l’écrasante majorité des Français a une image très positive de nos compatriotes qui réussissent hors de nos frontières.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Une image prédomine chez moi à propos de la Finlande. Il s’agit de l’image d’un pays qui a réussi une formidable reconversion économique au tournant des années 1990. J’ai d’ailleurs décrit en détail ce « miracle finlandais » dans mon livre « la croissance ou le chaos ». Même si le contexte est différent, j’aimerai que la France s’inspire de la stratégie utilisée par les finlandais à cette époque pour transformer une économie de matière première mise en faillite par l’effondrement de l’URSS en une économie des nouvelles technologies qui est souvent considérée comme la plus compétitive du monde.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Je leur souhaite avant tout de continuer à tisser des liens d’amitié entre ces deux pays. Et je profite de cette tribune pour leur demander de faire tout ce qu’ils peuvent pour informer les Français à chaque fois qu’ils observent quelque chose qui leur semble intéressant et qui pourrait nous inspirer en France. Je pense par exemple au système scolaire finlandais dont j’ai entendu beaucoup de bien.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Je n’ai pas embrassé une carrière politique, ce sont les circonstances qui m’ont amené à me retrouver élu après avoir été licencié à cause de mes activités syndicales. Ce qui me motive, c’est l’injustice de cette société où le fossé se creuse entre ceux qui ont tout et ceux qui ont si peu. Je suis depuis 50 ans de tous les combats contre ces injustices et porteur d’un projet de société qui mette au coeur l’être humain et non le règne de l’argent-roi.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de député?
Les avantages: de pouvoir porter au niveau national, devant la représentation populaire, la colère et les souffrances des sans-droit, des salariés, des forces vives de la Nation, être proche des gens pour les aides et agir avec eux dans tous les domaines, mais aussi de formuler des propositions pour un développement humain, social, économique et démocratique. Les inconvénients: les sacrifices demandés à la famille, car la fonction laisse peu de temps.
Les médias font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation?
L’expatriation est pour moi une solution de facilité sans avenir. Je veux servir mon pays et mes concitoyens.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir. Pour quelles raisons?
Jamais je ne m’expatrierai, je pense. Je veux transformer la société française pour que chacun puisse s’épanouir.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par leur pays comme des citoyens de seconde classe… Que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Je n’ai pas d’expérience en ce domaine. Donc ce que je pourrai dire ne part pas vraiment du vécu. Pour moi, je suis Français et j’ai des devoirs à l’égard de mon pays, mes aussi des droits. Ensuite, je pense que chacun fait son choix, personnel. Pour ce qui me concerne je fais le choix collectif.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Je connais la Finlande et les Finlandais. J’aime ce pays avec son originalité, le côté accueillant de ses habitants. La diversité de nos nations et de nos peuples est une richesse pour notre continent.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la communauté française de Finlande?
Je souhaite qu’ils continuent à faire connaître la France et oeuvrent à l’amitié et à la solidarité entre nos peuples.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Je suis rentré en politique surtout pour défendre mes idées : c’était pour moi le meilleur des moyens.
Ensuite le courage et la force de caractère de certaines personnalités m’ont beaucoup influencé : je pense bien évidemment au Général De Gaulle, mais également à Maurice Schumann.
Etant professeur de philosophie, je suis bien évidemment également influencé par les différents philosophes politiques, et notamment par ceux qui ont fondé la démocratie libérale : Montesquieu, Tocqueville, Kant…
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
L’avantage est notamment la quantité d’information et la capacité de répondre aux besoins des citoyens.
L’inconvénient serait l’absence de véritable pouvoir pour une action concrète et rapide. L’initiative ne vient pas du parlement et son action est entravée.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
L’expatriation est plutôt pour moi une fuite des cerveaux mais qui peut être utile pour maintenir la présence française à l’étranger. Les expatriés peuvent servir de relais de notre pays dans les pays qui les accueillent, et notamment d’un point de vue du développement des échanges culturels, économiques. L’ouverture sur le monde extérieur est aujourd’hui une nécessité vitale pour notre pays. Je souhaite que beaucoup de ceux qui ont trouvé à l’étranger une liberté et un dynamisme qu’ils jugent insuffisants en France reviennent livrer leurs expériences.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
Ma femme est italienne. J’ai été littéralement ébloui par ce pays, berceau de notre civilisation. Rome peut vraiment être considérée comme la ville éternelle. En la traversant, on traverse l’Histoire.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Les expatriés sont parfois effectivement les grands oubliés de notre système. On a vu qu’en Italie, leurs votes avaient fait changé la donne. Je vais poser une Question d’Actualité en mai sur ces nombreux départs à l’étranger de la part des jeunes diplômés : ainsi près de la moitié des 2,2 millions d’expatriés sont des jeunes de moins de 35 ans.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
J’ai tout d’abord l’image d’un pays courageux : j’ai ainsi en mémoire la résistance très courageuse des finnois contre les soviétiques en 1940 ; ensuite, la Finlande représente pour moi un pays innovant (cf Nokia), j’ai par ailleurs deux entreprises finnoises dans ma circonscription ; et enfin, ses paysages en font un pays splendide !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Merci de faire passer nos valeurs à l’étranger !
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Le service de l’intérêt général et l’action du Général de Gaulle.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Le message de la France n’est pas le fait que des états mais aussi des individus.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
L’Afrique, l’Extrême Orient
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Ils ont tort.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
L’image d’un pays travailleur qui a su parfaitement accueillir les Jeux Olympiques il y a longtemps.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Qu’ils portent les couleurs de la France dans un pays ami.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Au fil du temps j’ai vu se développer une situation de ras-le-bol dans ma commune (Niederbronn-les-Bains dans le Bas-Rhin). Professeur agrégé de mathématiques au collège, voir des enfants totalement démobilisés et pour lesquels le système scolaire ne proposait aucune solution d’intégration m’a convaincu qu’il fallait s’investir davantage pour leur avenir. S’engager en politique fut la suite logique de cet engagement en faveur des jeunes.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
L’un des avantages est d’être partie prenante des discussions au sommet de l’Etat -avec une responsabilité accrue devant ses concitoyens et de pouvoir représenter et défendre ses concitoyens.
Les médias font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation?
Le sentiment d’appartenance à une nation est encore fort et prend le pas sur l’envie de s’investir ailleurs quand les difficultés s’amoncellent.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
A priori non… sinon un pays francophone de l’hémisphère Nord
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par leur pays comme des citoyens de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Surtout pas! Ce sont des ambassadeurs de leur pays d’origine. L’important est qu’ils soient motivés et qu’ils puissent s’épanouir pleinement dans leur vie familiale et professionnelle.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Une très bonne image - La démocratie y fonctionne bien. Il y a un grand respect de l’autre.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté Française de Finlande?
Qu’ils respectent les institutions finlandaises… et qu’ils donnent aux Finlandais une bonne image de la France pour que puissent se développer des échanges bilatéraux…
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
En premier l’envie de participer à la mise en place des régions dans mon Pays. Très tôt, j’ai été en effet convaincue que le « global-local » est un bon moyen de traiter les problèmes qui concernent nos concitoyens. Puis ayant été plus de 15 ans conseiller régional et présidente de la région Rhône Alpes, le besoin de faire comprendre au niveau national tout l’intérêt qui s’attache à laisser les acteurs imaginer, expérimenter et après évaluation, généraliser s’il le faut les bonnes pratiques. J’ai le regret de constater aujourd’hui que notre Etat trop centralisateur tue les efforts et bonnes idées du terrain.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Députée?
Pour toutes personnes qui aiment écouter vivre son pays, il y a beaucoup de plaisir à constater les évolutions en marche …qui viennent d’ailleurs des Français eux-mêmes. Mais les inconvénients sont tous liés à un problème majeur : la France n’a pas la culture de la démocratie et de ce fait, les évolutions peinent à se développer et la bonne volonté des acteurs du développement s’essouffle.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Je fais partie de ceux, aides financières à l’appui cf. politique régionale en faveur des bourses aux jeunes plus de 6OOO en 2004 en Rhône alpes, qui aident les jeunes français à aller travailler ou faire un semestre universitaire à l’étranger car je considère que c’est pour eux le moyen d’accroître leurs compétences et de développer leur personnalité. Leur présence à l’étranger est par ailleurs une bonne chose pour le pays. Un des penseurs que j’apprécie - F. Perroux- disait fort justement que les français à l’étranger sont des « colonies » qui portent notre drapeau.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
En dehors de l’Italie, j’irai en Inde à Bangalore ou dans les pays baltes.
Pour quelles raisons?
Ils construisent leur avenir sans peur.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Je les remercierai à la manière de Perroux parce qu’ils portent là où ils sont un peu de nous, un peu de notre culture. Ils peuvent ainsi contribuer à donner le réflexe France et donc, aider nos produits à pénétrer ces marchés.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Mes connaissances ne sont que livresques mais je ne vous cacherai pas que je trouve assez formidable leur capacité à s’adapter, je dirai même à avoir construit si rapidement de nouvelles stratégies de vie et d’action.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Vous allez un jour je l’espère, revenir à la « maison ». Je souhaite que vous soyez bien accueilli : tout ce que vous aurez appris en Finlande n’est pas transposable dans notre pays, mais vous aurez acquis une ouverture d’esprit qu’il faudra faire partager dans vos vies privées et professionnelles, car le monde doit être notre horizon.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Du militantisme étudiant, je suis passée naturellement au militantisme politique.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
Plus jeune je serais volontiers partie à l’étranger. Surtout en Afrique. J’étais médecin et j’aurais pu ainsi exercer ma profession pendant quelques années au service des populations les plus fragiles. Les évènements intervenus dans ma vie familiale m’ont amené à prendre une autre direction.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Je pense qu’ils ont eu l’envie d’élargir leur horizon, de connaître les autres, de s’ouvrir à d’autres cultures. Que ce sont des Français à part entière qui ont choisi à un moment de leur vie de mener une expérience dont ils sont les seuls acteurs.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Nous ne nous connaissons sans doute pas assez pour nous faire passer des messages les uns aux autres, tant il est vrai que les attentes de chacun sont différentes. Peut-être des échanges par mails pourraient être mis en place, qui n’existent pas.
janvier 15th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
C’est l’atavisme corse qui a joué : les Corses ont par nature une passion pour le débat, et contrairement à leur légende, ils aiment travailler, en tout cas ceux qui ont quitté l’Ile, les expatriés, c’est-à-dire les meilleurs d’entre eux, bien sûr !
C’est ainsi très tôt que je me suis intéressé à la politique. Mon premier souvenir d’action politique au sens noble, c’est l’appel de l’Abbé Pierre en 1954. J’avais 14 ans. J’étais à Courbevoie et mes frères et moi avions organisé une chaîne de solidarité. Ma conscience politique est née là. Elle ne m’a plus quitté.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Un député a plus de poids lorsqu’il intervient pour un administré auprès d’un ministre, qu’un maire sans mandat parlementaire. On est donc plus efficace. Mais s’il a également quelques autres avantages (immunité, indemnités), les obligations attachées à sa mission sont sans commune mesure : à cause de l’exigence du mandat (travail législatif et en circonscription, présence dans les manifestations locales), un député a peu de week-ends de libres et une vie de famille réduite à peau de chagrin.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays, soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français ?
Je juge que l’expatriation est une chance car les expériences à l’étranger sont toujours enrichissantes. On en ressort plus performant. Elle est une chance pour le salarié et pour la France car elle renforce notre image à l’étranger… à condition de revenir ! La vraie menace, c’est le départ définitif dû à un désamour.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons ?
Si je pouvais m’expatrier, je partirais en Asie. Je suis passionné par cette région du monde. Je parle japonais et suis président du groupe d’amitié France-Corée à l’Assemblée nationale. Ma Ville est jumelée avec un district de Pékin, de Séoul et nous entretenons des liens avec la ville japonaise de Mitaka, vitrine des Nouvelles technologies au Japon. J’admire chez les Asiatiques la réactivité, l’imagination, la modestie, l’autodérision et le respect.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe…que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet ?
J’ai été secrétaire d’Etat aux Rapatriés de 1986 à 1987, je vous propose donc de devenir Secrétaire d’Etat aux Expatriés dans le prochain Gouvernement pour faire de vous des citoyens de première classe ! Plus sérieusement, les expatriés sont souvent les plus talentueux d’entre nous. Ne serait-ce que parce qu’ils sont doués pour les langues contrairement à la majorité des Français ! Pour leur donner les moyens de se sentir des citoyens à part entière, je parie beaucoup sur les Nouvelles technologies (vote par Internet, etc.).
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais ?
J’ai l’image de gens travailleurs, disciplinés et sympathiques. La Finlande est un pays moderne et dynamique : il est en avance en matière de Nouvelles technologies (vote par correspondance, expériences de micro-paiement par téléphone mobile dans des bus…), a réussi à réduire le nombre de ses fonctionnaires de 35% en 10 ans et est le pays européen où la politique est la plus féminisée. Et sa cuisine n’est pas si mauvaise, contrairement à ce que Jacques Chirac a bien voulu dire !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Je suis moi-même un expatrié corse, aussi suis-je bien placé pour redire que les expatriés sont les meilleurs d’entre nous. Soyez fiers d’être expatriés, tout en étant fiers d’être français. Prenez le meilleur de la Finlande, car elle a beaucoup à nous apporter en terme de modèle, mais montrez également le meilleur de la France car vous la représentez aux yeux des Finlandais ! Je vous adresse toute mes amitiés.
janvier 15th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
A l’âge de 12-13 ans, je voulais déjà être Député, on m’avait demandé de faire un travail sur les bâtiments remarquables de la capitale. En découvrant l’Assemblée Nationale et en apprenant que c’était le temple de la démocratie, j’avais alors évoqué le souhait d’être député. Mon père a été élu Maire au début des années soixante.
J’ai été bercée longuement par la vie publique. Après m’être installé à Thionville comme médecin et y avoir exercé en libéral pendant une quinzaine d’année, l’occasion m’a été donné de me présenter au Conseil Général dans le canton de Thionville-Ouest, nouvellement créé.
J’ai été élu Conseiller Général, à l’arraché, en 1985. Puis en 1986, Pierre MESMER, Ministre des Armées du Général de GAULLE et Ancien Premier Ministre de Georges POMPIDOU m’a fait l’honneur de me mettre sur sa liste lors des élections législatives, alors à la proportionnelle, en 1986. J’ai été pour la première fois élu Député, je le suis encore sans discontinuité. Ma circonscription est attenante au Grand Duché du Luxembourg,
Depuis 1995, je suis également Maire de Thionville et depuis 2004 Président de la nouvelle Communauté d’Agglomération « Portes de France – Thionville »
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Depuis que je suis parlementaire, l’actualité politique et législative m’a conduit à travailler sur des sujets que je connaissais peu ou auquel je n’avais pas été amené à m’intéresser.
Membre de la Commission des Affaires étrangères, je suis aussi membre de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPESCT) au sein duquel je me suis particulièrement intéressée aux problèmes de transport. J’ai, pour exemple, été co-auteur d’un rapport sur « les réponses offertes par les nouvelles technologies de transport aux problèmes de la saturation des axes Nord-Sud ».
L’examen des questions mises à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale, au sein soit des Commissions permanentes, soit des offices parlementaires, des groupes d’études ou d’Amitié, représente autant d’occasions de travailler sur une grande variété de sujets et d’accéder, de cette façon, à une information considérable.
Au-delà du fait que cela offre la possibilité d’effectuer certains voyages d’études, c’est une formidable ouverture sur le monde, particulièrement enrichissante sur le plan intellectuel.
Par ailleurs, être député permet de rencontrer de nombreux acteurs socio-économiques et de nouer des contacts importants, cela permet d’être mieux « armé » pour défendre les projets dignes de valoriser le territoire auquel nous sommes tous très attachés. J’ai rencontré des personnalités exceptionnelles, parmi lesquels le Commandant COUSTEAU.
Sur le plan National, cela permet de s’impliquer dans le débat concernant les orientations politiques à prendre pour répondre aux besoins de nos concitoyens et réfléchir aux évolutions de notre société dans une perspective européenne et dans un contexte global de mondialisation.
L’inconvénient majeur c’est que tout cela prend beaucoup de temps. Outre l’examen des dossiers, il est indispensable de rester disponible et à l’écoute de ses concitoyens. Bien malheureusement, me consacrer pleinement à ma vie d’élu laisse trop peu de place à sa vie personnelle et familiale.
A la réflexion, toutes les situations difficiles que j’ai eu à gérer n’ont fait que renforcer mon tempérament que certains qualifient de combatif.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez sur l’expatriation des Français ?
Parmi les personnes expatriés, il me semble que la motivation peut-être très différente selon les cas. Il y a ceux qui quittent la France pour des raisons personnelles : suivre la personne aimée ou plus simplement vivre l’aventure de l’étranger, et ceux qui pour des raisons professionnelles s’expatrient en espérant décrocher à l’étranger l’emploi qu’ils ne trouvent pas en France, phénomène communément appelé « fuite des cerveau ».
Dans tous les cas, je salue le courage de ceux qui se déracinent pour relever le défi de l’inconnu. Cela me paraît témoigner d’un goût du risque, d’une grande force morale et d’une capacité à s’adapter, autant de qualités que j’apprécie.
Quant à la fuite des cerveaux, il est vrai qu’elle peut - à première vue - paraître dommageable. Cependant, ce qui me paraît le plus fâcheux c’est les difficultés de notre pays à retenir ses talents.
D’une manière évidente les deux millions d’expatriés participent au rayonnement de la France à l’étranger, et ce dans une multitude de domaines où l’on sait exceller.
Par ailleurs, ceux d’entre vous qui rentrent après de longues années passées hors de nos frontières sont riches d’une expérience qu’ils aiment, en général, partager avec leur entourage lui ouvrant ainsi des perspectives nouvelles extraordinaires.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons?
Je suis député depuis 20 ans et j’ai la chance d’avoir bien voyagé. J’apprécie tout particulièrement les pays froids comptant de grands espaces encore sauvages. Le contact de la nature me permet de me ressourcer. Et d’un point de vue purement culinaire : je suis un grand amateur de saumon.
Toutes ces raisons m’ont naturellement conduit à accepter, en 2002, la Présidence du Groupe d’Amitié France - Norvège, qui me permet de rencontrer les 2 et 3 mai 2006, Monsieur Thorbjorn JAGLAND, Président du Parlement de Norvège, alors en visite officielle en France avec une délégation de parlementaire.
Idéalement, j’aimerais partager mon temps entre la France et l’un des pays nordiques où j’aurais trouvé un endroit où j’aurais plaisir à m’installer … probablement au bord d’un lac.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet ?
C’est un sentiment que je peux comprendre. L’éloignement rend parfois plus sensible la compréhension d’une situation. Cependant, je vous renvoie à ce que je disais précédemment sur l’expatriation. C’est une chance et une richesse pour une nation que de compter, parmi ses compatriotes, des personnalités si fortes qu’elles sont capables de tout abandonner ici pour tout construire ailleurs.
Cependant, je n’ai pas le sentiment que notre pays oublie ses compatriotes expatriés, comme en témoigne l’existence de parlementaires qui sont dévoués aux expatriés. Ce sont les Sénateurs chargés de représenter les Français établis hors de France, que vous élisez indirectement. A cet égard, le Sénat consacre un site Internet spécifique aux français de l’étranger (http://www.expatries.senat.fr).
Il est vrai qu’on dit souvent « loin de yeux, loin du cœur ». En ce qui me concerne, je suis si occupé que certains de mes amis n’ont pas eu de mes nouvelles depuis longtemps. Toutefois, cela ne signifie pas que je ne pense pas à eux.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Il y a quelques années j’ai eu l’occasion de me rendre dans ce magnifique pays. J’y ai apprécié ses décors et la luminosité des pays nordiques. Je me réjouis très sincèrement que la communauté Française continue à tisser des liens chaleureux avec mes amis Finnois.
janvier 15th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
J’ai toujours été passionné par la vie publique de notre pays, presque dès mon plus jeune âge par imprégnation familiale : mon père fut militant politique à gauche avant la 2ème guerre mondiale, puis résistant, et après la guerre il fut élu député sur la liste de Vincent AURIOL devenu lui même président de la république. Mon père fut ensuite secrétaire d’Etat à l’Aviation Civile avant d’être l’un des fondateurs du PSU . J’ai des souvenirs d’enfant où Michel Rocard venait déjeuner à la maison familiale, en une période des plus troublées où l’OAS employait le terrorisme contre les opposants à la guerre d’Algérie et les partisans de son indépendance.
Tout celà m’a donné le goût et l’intérêt pour la vie politique. Aussi suis-je devenu membre du Parti Socialiste sitôt après sa création par François Mitterrand .
Les mandats électoraux sont une conséquence logique du militantisme et de l’engagement poltiques. Lorsque l’on croit en des idées politiques, on souhaite les mettre en oeuvre, et en France c’est par le biais de la démocratie et de l’élection que cela se pratique. Ainsi j’ai été élu maire de mon village, puis conseiller général, puis sénateur. Dans le même temps, au plan politique j’étais devenu premier secrétaire du PS en Haute-Garonne.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Sénateur?
L’avantage essentiel à mon avis est que le mandat de parlementaire permet de travailler et d’influer sur les lois et la politique nationale. Même si le rôle du Parlement pourrait être encore amélioré, en particulier dans ses rapports avec le Gouvernement, la fonction législative reste l’élément moteur de la vie du pays, qui s’organise à partir des lois proposées, débattues puis adoptées. Les parlementaires ont ainsi une fonction de contrôle sur le gouvernement, mais aussi de proposition de lois, et plus globalement de définition de la politique nationale, donc de la vie quotidienne de nos concitoyens. Les sénateurs ont en outre un rôle, plus officieux mais réel, de représentants des collectivités locales ; un rôle qui découle assez logiquement de leur mode d’élection : ce sont les “grands électeurs”, élus locaux, qui les élisent. Cette spécificité leur permet de faire souvent valoir lors des débats législatifs des aspects particuliers aux collectivités locales, que les députés ont moins de facilité naturelle à percevoir. Il y a ainsi une complémentarité efficace entre les deux assemblées.
J’ajouterais, en tant qu’élu socialiste, que le mode d’élection actuel du Sénat pose un problème. Non pas en raison du rôle de représentant des collectivités locales qui est tout à fait pertinent, mais à cause d’une certaine sur-représentation des plus petites collectivités dans le collège électoral : celà induit mécaniquement une quasi-impossibilité de basculement de la majorité politique du Sénat. Il a été calculé qu’il faudrait plus de 20 ans de victoires électorales ininterrompues de la gauche pour faire changer cette majorité !
Ce caractère inamovible de la majorité politique du Sénat est à mes yeux un grand inconvénient de cette fonction : il est en effet très frustrant de savoir que vous êtes condamné à être minoritaires, et donc quasi-assurés de ne pas être entendus lors des débats législatifs, quelle que soit la pertinence de vos propositions.
Un autre inconvénient pourrait être le risque de se cantonner strictement aux débats législatifs nationaux et ainsi perdre un peu de vue la vie concrète et quotidienne du pays. Néanmoins le fait que nous soyons également des élus locaux, souvent dans des petites communes, nous permet de faire assez aisément le lien entre les deux, et de ne pas se couper du terrain.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez sur l’expatriation des Français?
Je ne perçois pas l’expatriation comme un risque pour le pays, bien au contraire c’est plutôt un enrichissement à la fois personnel pour ceux qui vont au contact d’autres réalités et collectif pour le pays car le retour d’expérience des expatriés permet aussi de faire évoluer notre situation intérieure. Je ne crois pas à une “fuite des cerveaux”, la France est au contraire un pays plutôt attractif pour les étudiants et chercheurs étrangers, où on trouve une qualité d’enseignement, un savoir-faire technologique et industriel bien supérieurs à la moyenne, même si des esprits chagrins veulent nous persuader de l’inverse.
Quant à l’expatriation elle-même, mon sentiment est qu’elle est plutôt un atout pour le pays et pour ceux qui partent à l’étranger.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
J’ai énormément voyagé de par le monde, aussi je suis bien embarrassé pour vous donner une réponse. J’apprécie beaucoup la Scandinavie, mais également tout le Moyen-Orient, l’Afrique, le Royaume-Uni, la Chine qui est un monde fascinant…
Si vraiment je devais faire un choix, peut-être l’Ecosse pour sa proximité culturelle tout en ayant une société “à l’anglo-saxonne” bien différente de la nôtre.
Mais très franchement, je n’envisage pas de pouvoir vivre ailleurs qu’en France…
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Il est vrai que le sujet de l’expatriation n’est pas un des éléments majeurs de la vie politique du pays, mais je ne partage pas votre crainte que les expatriés soient mal perçus par la France. A l’heure des contacts internationaux très fréquents, il n’est pas rare que nombre de jeunes fassent des études ou une partie de leur vie professionnelle à l’étarnger, et la vision à leur égard n’est pas négative. Ils sont globalement plutôt bien perçus, et restent considérés à tous égards comme des citoyens français à part entière. Ce que je pourrais vous dire, c’est que la France est plutôt fière d’avoir des citoyens qui sont un peu ses ambassadeurs dans toutes les parties du monde, et qu’ils ne doivent pas penser qu’elle les oublie.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Une image très positive : un pays économiquement dynamique, des relations sociales pacifiques, un pays où la solidarité est importante, également un pays de gens courageux en raison du climat rigoureux mais aussi de leur voisinage historique avec le puissant voisin soviétique aujourd’hui russe. Solidarité, résistance, courage sont les qualificatifs qui me viennent à l’esprit pour les Finlandais.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Je souhaiterais vous dire que votre présence en Finlande est importante, pour vous bien entendu qui avez des raisons bien justifiées d’y être, mais aussi pour notre pays, pour les raisons que j’exprimais plus haut : les expériences que vous ramènerez en France, l’ouverture d’esprit qui va avec le contact avec une autre culture, l’image positive que vous donnez de notre pays, de personnes volontaires, courageuses, dynamiques.
C’est pourquoi, s’il y a pour vous parfois des mauvais moments ou des moments de découragement, et celà arrive peut-être, je vous souhaite de puiser du réconfort et des ressources nouvelles dans cette certitude que votre action est bénéfique pour vous et pour notre collectivité nationale.
Et pour terminer, je vous adresse à tous mes bien cordiales salutations.
janvier 15th, 2007
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