Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs comment vous avez décidé de vous lancer dans la vie politique?
C’est tout simplement arrivé. Je me suis soudain retrouvée dans une situation dans laquelle je ne pouvais plus éviter l’association entre mon activité politique et ma profession. En vérité, c’est quelque chose dont je rêvais depuis mon plus jeune âge. Déjà à l’école, j’étais élue dans différents organes de décision représentant les élèves.
Aviez-vous de fortes convictions politiques durant votre jeunesse?
Oui, j’étais une fervente opposante à la peine de mort, je me suis battue contre le recours à l’énergie nucléaire. J’ai également joué un rôle actif dans les questions touchant au développement du Tiers Monde. J’ai toujours eu une forte conscience globale.
A-t-il été difficile pour vous de prendre la décision de devenir “femme politique à plein temps”? Pourquoi?
C’était un peu une erreur. J’ai obtenu un meilleur résultat que celui auquel je m’attendais dans mes premières élections nationales. Les électeurs ont décidé pour moi.
Comment pourriez-vous décrire le Parti du Peuple Suédois à nos lecteurs qui ne le connaissent pas?
C’est un parti libéral, mais il a une forte conscience sociale. Nous représentons les Suédophones de Finlande, mais nous recevons de plus en plus de soutien de la part de Finnophones qui partagent nos idées politiques. Nous sommes fermes dans les domaines des droits de l’homme et des affaires internationales. Nous sommes un petit parti, étant donné que notre société doit soutenir équitablement des personnes d’origines très différentes et dans des situations très différentes. Nous avons participé à tous les gouvernements ces 25 dernières années.
La Parti du Peuple Suédois a-t-il toujours fait parti du paysage politique finlandais?
Oui, notre parti siège au Parlement depuis la proclamation d’indépendance.
Si vous deviez décrire votre parti en 5 mots…
Ouvert, humain, socio libéral, constructif, visionnaire.
Quels sont les aspects positifs et négatifs de la profession d’homme politique?
C’est excitant, on apprend tout le temps de nouvelles choses et on a la possibilité de participer au façonnement de l’histoire. Cela représente aussi beaucoup de travail, parfois trop, et le fait de devoir être constamment sur la corde raide. C’est l’un des métiers les plus instables.
Considérez-vous la politique comme une profession ou encore plus que cela?
J’essaie de faire en sorte que cela reste une profession, mais il semble que la politique remplit ma vie de manière globale. Heureusement pour moi, j’ai quatre enfants qui occupent une bonne partie de mon temps.
Si vous pouviez changer complètement de profession, que choisiriez-vous de faire?
Honnêtement, je ne peux pas répondre. Peut-être que j’apprécierais les défis d’un emploi dans une organisation internationale. Je travaillerais toujours à rendre le monde meilleur…
Pourquoi pensez-vous qu’en Europe, les gens sont de moins en moins intéressés par la politique?
Nous, hommes politiques, devons nous regarder dans un miroir de façon naturelle. Nous avons souvent tendance à devenir ennuyeux et à nous raccrocher à des absurdités. D’un autre côté, les gens s’intéressent aux questions politiques comme celle de la mondialisation. Il est possible de changer et d’influer sur les grandes questions du développement ou du bien-être local. La politique est un très bon moyen pour au moins essayer. Et la coopération entre différents acteurs est nécessaire, aussi bien sur le plan national que sur le plan international. Si l’on est satisfait de l’état des choses, on peut rester en retrait et regarder ce que se passe. Si ce n’est pas le cas, il faut s’engager dans la vie politique d’une manière ou d’une autre pour pouvoir changer les choses.
Comment pourriez-vous expliquer le résultat de M. Tony Halme lors des dernières élections législatives? Pensez-vous qu’il a été élu pour ses idées ou pour d’autres raisons?
Je pense que c’était une grosse blague pour la plupart des gens. C’était aussi une déclaration contre “le système” de la part de personnes qui se sentent oubliées d’une manière ou d’une autre. Je ne pense pas que ses électeurs soient vraiment bien informés de ses opinions.
Quelles images avez-vous de la France et des Français?
Une très belle langue, de la bonne nourriture et du bon vin, un merveilleux pays, des hommes romantiques, quelques fois arrogants en politique. La famille de mon frère vit en France. Je m’inquiète un peu du manque de conscience féministe de ses filles. Je fais de mon mieux pour leur transmettre les valeurs nordiques dans ce domaine (rires).
Y-a-t-il une ville ou une région française que vous appréciez particulièrement? Pourquoi?
Il y en a beaucoup. Paris, bien sûr. La Camargue, la Provence, la Normandie…
Si vous pouviez choisir un(e) Français(e) qui, d’après vous, pourrait représenter l’image que vous avez de la France et des Français, qui choisiriez-vous?
Je ne peux pas choisir qu’une seule personne. La France est un pays multiculturel très pluraliste, avec différentes catégories de célébrités dans le domaine politique, celui des arts, de la mode. Pour moi, c’est cette plénitude de différences qui est si enchanteresse.
Quels sont vos projets pour le futur sur les plans professionnel et personnel?
Je serai député pendant les quatre prochaines années dans le comité des finances qui couvre tous les secteurs. Ainsi, je pourrai être une femme politique complète, avec peut-être une attention particulière pour les enfants et le futur. J’espère avoir un peu plus de temps à consacrer à mes enfants pour être une bonne mère. Les années où j’ai travaillé comme ministre ont été difficiles pour mes enfants aussi.
janvier 14th, 2007
Quand et comment votre groupe a-t-il été créé?
C’était en 1994, quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois bien que ça ait pris des années avant que notre projet aboutisse et que l’on joue de la musique tous ensemble. Kylmä Rinki s’est donc formé en 2002, c’est assez récent.
Nous écoutons du hiphop depuis des années maintenant, et notre premier single a seulement été réalisé l’année dernière. L’écriture a toujours eu une part importante dans ma vie. Pour moi, c’est le premier projet de musique dans lequel je suis vraiment impliqué. Boxi a joué de nombreux instruments pendant les années passées et c’est aussi pour lui le premier projet sérieux en musique.
D’où vient le nom de votre groupe?
Plusieurs personnes pensent que Kylmä Rinki vient de la série télé Oz (qui se traduit Kylmä Rinki en finnois). Je ne suis pas sûr de savoir combien de personnes exactement savent que Kylmä Rinki (traduction: cercle froid) est un terme ancien mais aussi très commun dans la langue finnoise. Il est utilisé pour décrire une situation étrange. « Quand ils m’ont pointé du doigt, j’ai eu un cercle froid autour de mon trou de *** », ou quelque chose dans le même genre. Nous avons décidé de prendre ce nom parce qu’il est assez brut, il peut avoir différentes significations, et surtout parce qu’il est facile à retenir.
Quels musiciens ou artistes ont eu une influence majeure sur votre vie et votre travail?
Je dois avouer que nous écoutons tellement de genres de musiques différents qu’il est impossible de retenir toutes nos influences, mais en voici quelques unes : 2Pac, Bob Marley, Lenny Kravitz, Pharrell Williams, Timbaland, The Neptunes, Looptroop, Ritarikunta, Jukkapoika etc. La musique est partout et elle a un rôle continu sur vous. Quand nous entendons quelque chose d’intéressant, nous pouvons avoir de nouvelles idées qui peuvent ensuite être utilisées dans nos propres chansons.
Quels sont les aspects négatifs et positifs d’être musicien / chanteur (en Finlande)?
Je ne suis pas sûr que l’on se considère réellement comme des musiciens. Peut être parce que nous venons juste de débuter, tout est assez nouveau et fascinant pour nous. Nous n’avons pas de contrat avec une maison de disques, ce qui nous donne une liberté totale dans la façon de créer de la musique exactement comme nous le voulons et quand nous le voulons. Nous aimons ça !
Nous pouvons nous exprimer sans limite. Mais il y a aussi le revers de la médaille. Si nous avions un contrat avec une maison de disques les choses seraient plus faciles. Je pense au côté non-musical, comme le marketing d’un nouvel album par exemple. Mais dans un futur proche nous devrons décider si nous voulons ou non avoir un contrat avec une maison de disques. Ensuite, il y a bien sûr les éternels problèmes d’argent et spécialement le manque. Ça serait génial si un jour nous pourrions faire de la musique pour vivre !
Mais en ce moment ça n’est pas possible. J’ai mes études et Boxi a ses propres occupations ce qui nous pose des limites quand à la création de notre musique.
Quelle image avez-vous de la musique française?
Je dois avouer que je n’ai pas trop écouté de musique française. Il y a plusieurs groupes de hiphop (comme TTC et Saian Supa Crew) que j’ai écouté et ça doit être tout. Notre dj qui nous accompagne en concert (dj dEm) écoute beaucoup de musique française hiphop.
Est ce qu’il y a une chanson française que vous aimez? Si oui, laquelle?
« Angela » de Saian Supa Crew
Comment qualifiez-vous votre style de musique?
Notre style est assez aventureux. Quelques fois nous essayons des trucs dans nos chansons que d’autres artistes n’essaieraient jamais. Après quand vous écoutez le tout, vous vous dites « Mon dieu, à quoi est-ce qu’on pensait? ». Toujours dans un côté positif. Bien sûr nous avons des chansons plus sérieuses (et j’aimerais en écrire davantage), l’idée principale est de prendre son temps tout en buvant des bières. Nous sommes des gars simples.
Avez-vous déjà considéré la possibilité de changer totalement votre style de musique? Si oui, vers quel style?
Pour moi c’est rien que du hiphop. Une raison pourrait être que je ne me considère pas tellement en temps que chanteur. Boxi, qui est aussi notre producteur, est un très bon chanteur et aurait plus de possibilité s’il se dirigeait vers différents styles de musique. Il a participé à des projets de théâtre et adore jouer. Le point positif dans le hi hop moderne est la combinaison entre différents styles de musique, et c’est quelque chose que nous avons essayé de faire.
Quelle est votre chanson préférée dans votre répertoire et pourquoi?
Encore une fois c’est difficile de choisir une seule chanson. Mais si nous devons le faire, donc je choisirai probablement « Laiskottaa » (se sentir paresseux) de notre nouvel album. C’est aussi une super chanson à jouer en live.
Partez-vous régulièrement en tournée? Préférez-vous jouer en concert ou en studio?
En live bien sûr!! Il n’y a pas de concurrence entre la musique live et la musique en studio. Nous essayons de faire autant de concerts que possible mais en ce moment nous ne pouvons en faire qu’un par mois. Nous aimerions en faire beaucoup plus.
Pendant de processus de création d’un album, quel est votre moment préféré?
Nous aimons le processus en lui même, mais le meilleur moment reste celui où vous tenez l’album terminé dans vos mains.
Pourquoi?
Quand l’album est terminé vous pouvez vous reposer un moment. La plus grosse partie du travail est faite. Nous avons remarqué, qu’une fois l’album terminé, nous devions prendre du recul par rapport aux chansons. Le temps d’être à nouveau prêts pour écouter ces chansons.
Quel genre de musique/quels artistes écoutez-vous souvent?
J’écoute du hiphop suédois, le groupe Looptroop, très récent. Boxi écoute Jukkapoika et Kompostikopla et Nirvana.
Une question stupide mais. Quelle est, parmi toutes les chansons que vous avez écoutées durant votre vie, la MEILLEURE?
C’est difficile de répondre parce qu’il y a tellement de chansons ! Ca pourrait être, pour moi, une chanson de 2Pac ou de Snoop Doggy Dogg. Une de leurs premières chansons.
Internet est intéressant pour les musiciens car cela leur donne la possibilité de toucher un plus large public mais c’est aussi une menace pour eux (à cause des droits d’auteurs). Quelle est votre opinion concernant ce média?
C’est un dilemme qui ne peut être résolu complètement. Je pense que les disques sont trop chers de nos jours, donc c’est assez évident que tout le monde essaie de se les procurer au prix le plus bas. Si le label ne réduit pas le prix, il ne pourra pas lutter contre le piratage. Ça ne me gène pas que quelqu’un copie nos chansons ou les partage à travers Internet du moment qu’il ne les vend pas.
Quels sont vos projets actuels et futurs?
En ce moment nous planifions une activité plus intense du groupe. C’est donc notre principal projet. Et bien sûr essayer de faire autant de concerts que possible.
janvier 14th, 2007
Comment vous est venue l’idée de créer Voix et sons libres ?
Avant de m’installer en Finlande, j’ai été l’administrateur de l’Association à la recherche d’un Folklore Imaginaire, l’ARFI, un collectif de musiciens hors normes basé à Lyon. Avec Vapaat äänet j’ai mis à profit cette expérience unique pour concevoir un projet sur mesure. Pendant trois ans de novembre 96 à novembre 99 j’ai mis sur pied dix tournées réunissant un groupe francais et un groupe finlandais au rythme de trois tournées par an. Depuis l’an 2000 je me limite à une tournée de ce type par an afin de dégager du temps pour d’autres projets, par souci de renouvellement. L’idée est simple: favoriser la LIBRE circulation des Voix et des sons entre la France et la Finlande. Il y a quelque chose de l’appel du 18 juin dans cet énoncé, sauf que cette fois-ci l’occupant vient d’outre Atlantique. Ce n’est pas à la terre natale du jazz que je pense mais à la terre promise de la concentration et de la supranationalité des capitaux. Dans le domaine musical ce phénomène est personifié par la major compagnie dont la logique est de concentrer ses efforts sur un nombre limité d’artistes. De décreter que le nouveau petit génie du jazz est untel et pas un autre. Il y a quelque chose d’irréversible dans ce mouvement mais il existe des marges de manoeuvre. C’est dans cet espace là que s’inscrit mon action, avec réalisme et san manichéisme non plus. C’est comme cela qu’en France on a déclaré le droit à l’exception culturelle. On peut appeler cela aussi le droit à l’alternative. C’est un droit qui intéresse aussi bien les auditeurs que les musiciens. Et il faut avoir en tête que le terrain du jazz et de la musique improvisée est exceptionnellement riche en France.
Quels obstacles avez-vous rencontré au début ?
Le principal enjeu de mon travail de producteur est de convaincre. A commencer par moi même. Il faut inviter ce groupe là. Si si! Après on se tranforme en mirroir réfléchissant pour dire à tous les partenaires, financeurs, organisateurs de concerts que c’est ce projet qu’il faut soutenir, ce concert qu’il faut organiser. Mes difficultés au commencement étaient liées à ma méconnaissance de la langue finnoise, des réseaux de diffusion culturelle, des pratiques profesionnelles dans ce pays. Mais j’ai eu comme atout le temps d’acclimatation, un peu plus d’un an entre mon installation ici et la première tournée, et surtout la nouveauté de ce projet et l’intérêt qu’il a tout de suite sucité. J’ai eu très vite l’aval et le soutien des partenaires institutionnels et professionnels francais (ministère de la Culture, des Affaires Etrangères, Centre Culturel Francais, principaux festivals de jazz) ce qui a facilité l’engagement des partenaires homologues finlandais. J’ai eu la chance de compter parmi les premiers lauréats du prix AFAA en 96, prix récompensant les initiatives cultrelles francaises à l’étranger. Les Voix et sons libres on été inscrites dès le printemps 1996 au programme officiel des échanges entre la France et la Finlande. Tout cela m’a donné beaucoup d’énergie pour travailler sur le terrain et aplanir les obstacles qui n’ont pas manqué de surgir, étant donné l’enjeu.
Quels artistes ou quelles formations françaises avez-vous fait venir en Finlande au cours de ces dernières années ?
Je ne vais citer ici que ceux qui sont venus plus d’une fois, et ils commencent à être nombreux. Par exemple Claude Tchamitchian, contrebassiste, compositeur et improvisateur. Avec son grand orchestre Le Grand Lousadzak et le trio de Francois Corneloup. Le batteur, Eric Echampard, présent aussi dans ces deux orchestre mais également en duo de musique improvisée avec l’accordéoniste Kimmo Pohjonen et au sein du trio de Marc Ducret. Le groupe Kartet , qui a même enregistré en partie en Finlande un superbe album intitulé “Jyväskylä“, ville ou les quatre musiciens ont été en résidence en 1999. Guillaume Orti, le saxophoniste alto de Kartet qui a aussi tourné avec le trio de Pepa Päivinen en avril dernier. Daunik Lazro, saxophones alto et baryton, qui est une des figures majeures de la musique improvisée en Europe. Le trio du clarinettetiste basse Denis Colin dont les deux autres membres sont venus aussi en solo: Pablo Cueco au zarb (tambour iranien) et Didier Petit au violoncelle. Le trompettiste Jean-Luc Cappozzo au sein du trio Apollo, en invité du trio Nueva Finlandia ou encore avec La Marmite Infernale, grand orchestre de l’ARFI. De l’ARFI encore 32 Janvier, L’effet vapeur. Lors d’une réunion au festival du Mans en mai dernier, Markus Partanen directeur du département jazz à YLE Radio Nationale Finlandaise, a même dit que l’on connaissait mieux désormais en Finlande la scène actuelle du jazz francais que celle du voisin suédois!
Vous faites tourner les artistes dans d’autres pays que la Finlande ?
Chaque année j’essaye d’avoir une tournée au moins qui s’étend à la Scandinavie et une tournée en Estonie et dans les Pays Baltes.
Quelles formations / quels groupes ferez-vous venir cet automne / hiver ?
Début septembre le grand orchestre UMO accueille Fred Pallem, bassiste, compositeur et chef du “Sacre du tympan“, une grande formation au répertoire joyeusement délirant et décapant dont la moyenne d’âge est de 25 ans! En plus des partitions il apporte aussi dans ses bagages Médéric Collignon, tromptetiste, cornetiste et vocaliste qui n’est pas pour rien dans le côté décapant de la chose. Ce sera le vendredi 13 au Jumo Jazz Club. Une soirée chaude en prévision pour les non superstitieux. Et pour définitivement célébrer tout le spectre du conduit auditif, le duo Garcia & Recio donnera son premier concert en Finlande au festival Jazz@opera à Almin-sali, petite salle de l’Opéra National, le jeudi 26 septembre. Xavier Garcia, au sampler et Lucia Recio, au chant nous proposent une “cacophonie poétique invoquant les muses perturbées par une musique espiègle, libertine, débordante…”.
Il faudra ensuite attendre novembre pour d’autres concerts en Finlande. Mais non des moindres. Le nouveau quartet de Francois Corneloup, qui pour ce groupe se consacre uniquement au saxophone baryton, donnera un concert au festival Tampere Jazz Happening le samedi 2 novembre et à Helsinki au Jumo Jazz Club le mercredi 6 novembre. Avec Marc Ducret à la guitare, Yves Robert au trombone et Eric Echampard à la batterie ce groupe s’annonce comme un des grands rendez-vous de cette année de jazz francais en Finlande.
Comment se porte le jazz actuellement ?
Une blague circule en ce moment. Comment devenir millionaire avec le jazz?
Réponse: en commencant milliardaire!
Mais la santé économique n’est pas le seul baromètre auquel il faut se fier. Et la blague en question ne fait que confirmer qu’il existe encore des champs possibles pour le vrai mécénat!
Premier piège de votre question. Qu’entendons nous par “jazz”? Pour le défunt critique Hugues Panassié le jazz était mort avec l’avènement du be bop dans les années quarante. S’il entendait aujourd’hui les improvisations de Xavier Garcia au sampler ce n’est pas dans sa tombe qu’il se retournerait mais c’est tout le cimetière de Montauban qui se retournerait autour de sa tombe (je ne sais pas où ce brave détenteur de la sacro sainte vérité sur la musique négro-américaine est enterré mais je sais que c’est un vrai montalbanais). Je pense qu’il existe une scène jazz bien vivante en Europe, aux Etats Unis et ailleurs dans le monde, parce qu’elle est occupée par des musiciens porteurs d’une vision, d’un élan, qui sont un moteur artistique.
Le jazz est avant tout une attitude un état d’esprit et non une forme figée, répondant à des canons inamovibles. Il me semble ainsi que le jazz ne se porte pas trop mal puisqu’il est des artistes pour le porter de l’avant. Le marché du disque s’effondre et le jazz est aux premières lignes de cette onde de choc. Cependant le jazz est avant tout un art vivant. Le disque n’est qu’une trace. Bien sur quel plaisir et quelle chance de pouvoir écouter les enregistrements de Charlie Parker ou de Lennie Tristano. Et l’école de l’ouie est la plus sûre. Combien de musiciens ont relevé les chorus sur les disques des grands et plus petits maîtres! Mais plutôt que de partir sur une île déserte avec une collection de 2000 disques je préfèrerais de loin un abonnement à une série de concerts. Donc le jazz est souffrant car les débouchés sont restreints, mais chaque fois que l’on peut amener un public et un artiste authentique à se rencontrer, la magie opère. Par contre, ceux qui prônent l’orthodoxie du jazz sont de plus en plus contraints à enseigner, ou à jouer pour un cercle d’initiés aux conventions d’une muséographie stérilisante, ou alors à vraiment sombrer dans le mercantilisme de l’exercice de style, de la leçon bien exécutée. C’est à ce moment là que le jazz devient véritablement porteur en termes financiers!
Mais l’orthodoxie n’est pas l’apanage des seuls traditionalistes. Il y a aussi les chantres de la musique improvisée sans “concesions”. Pas une note d’écrite, voire pas de mélodie. Sinon c’est sacrilège! Il ne peut pas exister qu’une seule vérité. C’est sans avenir. Mais tant que de multiples vérités fondées trouvent des forums pour s’exprimer, le jazz et la musique
en général se régénèrent. C’est heureusement encore le cas. Il était même rassurant de constater que l’improvisation était inscrite au programme du concours de piano Maj Lind organisé par l’Académie Sibelius.
Quelles relations les artistes de jazz entretiennent-ils avec les nouvelles technologies ?
Un musicien comme Didier Petit, qui a présenté son solo de violoncelle en juin dernier, est un véritable précurseur dans le domaine discographique. Il a d’abord créé le label In Situ en 1989 qui constitue sûrement la collection discographique la plus riche de musique improvisée produite en France. Puis il vient de lancer In Vivo un concept de concert enregistré où le public achète en même temps sa place de concert et le disque en kit de ce concert qu’il récupère dans la demie-heure qui suit la fin du concert. Tout est fait sur place: montage sous le regard d’un directeur artistique, gravure, finition de la pochette (impression d’étiquettes autocollantes à fixer soi même). Et ce disque n’est pas commercialisé en dehors de ce concert.
Et puis j’en reviens encore à Xavier Garcia. C’est un musicien, compositeur improvisateur dont l’instrument est véritablement l’échantilloneur (sampler). Donc rien à voir avec un pianiste qui fait joujou avec un clavier. Xavier est un chercheur forcené et son travail est passionant. Il faudra venir le voir à l’Opéra!
janvier 15th, 2007
Que pourriez-vous dire à un(e) Finlandais(e) pour lui donner envie de venir visiter votre ville?
Nous sommes à 2h30 de Paris, ce qui est un atout !
Proche également, Bruxelles à 2h00, Luxembourg à 1h00, Namur et Liège à 2h00.
Les Ardennes sont un département où le tourisme vert est très important car la foret des Ardennes est dense.
Les Ardennais sont accueillants et le patrimoine et la gastronomie sont rois.
Quels sont les lieux, édifices ou quartiers qu’il faut absolument visiter dans votre ville?
Le Château Fort de Sedan parce qu’il est le plus grand château fort d’Europe !
La Manufacture du Point de Sedan où l’on fabrique des tapis manuellement depuis deux siècles !
Le centre ancien de Sedan , magnifique qui a permis à la ville d’etre classée Ville d’Art et d’Histoire
Le Dijonval : pour son architecture extérieure (ancienne draperie )
Votre ville accueille-t-elle un ou plusieurs festivals?
Festival Médiéval en Mai, Festival des Tontons zingueurs en Juin, Festival Guitare et Patrimoine en mai-juin, Festival de la photographie et de la ville en juillet .
Quelles sont les spécialités gastronomiques de votre ville / région?
la salade au lard, la tarte au sucre, le boudin blanc, la cacasse à cul nu, les ardoises, le carolo
Quels types d’hébergements sont possibles? En recommandez-vous un en particulier?
Tous les types sont possibles, hotels, gites et camping.
Nous sommes un office de Tourisme nous ne pouvons pas en sélectionner un en préférence.!
Quels types d’activités recommanderiez-vous à nos lecteurs qui souhaitent venir chez vous?
Les Visites : du centre ancien rénové, du chateau Fort, du Tapis Point de Sedan, du Dijonval
Accueillez-vous beaucoup de touristes finlandais?
Très peu , mais nous en souhaitons beaucoup !
Recommanderiez-vous un mois spécial ou une période pour que nos lecteurs finlandais visitent votre région?
Pour quelles raisons?En mai durant le Festival Médiéval de Sedan ou en été pour les nombreuses animations au Château , le climat y est généralement assez chaud.
Quels sont les 10 mots qui pourraient le mieux décrire votre ville?
accueillante, riche en patrimoine, conviviale, simple, ouverte, médiévale grace à son château fort
Pensez-vous qu’il soit indispensable de parler français pour pouvoir profiter pleinement de votre ville / région?
Non, l’anglais est parlé partout
Avez-vous un site internet? Quelles informations peut-ony trouver?
www.sedan-bouillon.org et www.medieval-sedan.com
Toutes informations touristiques, plan, historique des sites touristiques, adresses de camping, programme du Festival médiéval
Quelles images avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Pas d’image particulière, nous les connaissons peu !
janvier 15th, 2007
Que pourriez-vous dire à un(e) Finlandais(e) pour lui donner envie de venir visiter Bécherel?
En Bretagne, sur l’un des points culminants du département d’Ille-et-Vilaine, dominant la haute vallée de la Rance, cette ancienne place–forte militaire a su conserver la trace des époques ayant marqué son histoire tumultueuse tout en faisant preuve d’un remarquable sens de l’adaptation.
Son patrimoine architectural de première importance, entretenu et animé, lui vaut ainsi l’honneur de recevoir le label « Petite Cité de Caractère de Bretagne » dès 1978. Cet ancien centre urbain est, depuis 1989, devenu Cité du Livre (troisième Village du Livre en Europe et premier en France). Les anciennes maisons de nobles et de marchands et les échoppes sont désormais autant de repaires de libraires, bouquinistes, créateurs et artisans d’art, ouverts à l’année.
Quels sont les lieux, édifices ou quartiers qu’il faut absolument visiter?
Le centre ancien de la Cité est un ensemble de petites ruelles typiques qui évoquent le souvenir des activités passées…Cour des Chevaliers, rue de la Beurrerie, de la Filanderie, de la Chanvrerie…etc. En entrant dans ces bâtisses chargées d’histoire, le visiteur découvre des lieux insolites ou se mêlent culture et plaisir de vivre (les libraires déclinant plusieurs thèmes (librairie et fleurs ou encore librairie et restaurant).
Quels évènements sont organisés par Bécherel?
Tout au long de l’année la Cité du Livre organise le 1er dimanche de chaque mois le « Marché du livre », ou bouquinistes et libraires présentent leurs dernières trouvailles.
Bécherel vous invite également à partager de grandes manifestations ponctuant la vie de la Cité du Livre.
La Fête du livre
La « Cité du Livre » organise, durant le week-end de Pâques, une grande fête du Livre qui lance, en quelque sorte, la saison.
Cette fête, organisée autour d’un thème différent chaque année, permet aux amoureux des livres et de la lecture de rencontrer de nombreux bouquinistes, des écrivains, de visiter des expositions ou de participer à des conférence ou à des débats.
La nuit du livre
Le 2eme samedi d’août, une grande fête de nuit autour du livre illumine les rues de Bécherel. Expositions, musique, lectures de textes s’y côtoient au cœur du centre ancien.
Lire en fête :
Les 2eme et 3eme week-end d’octobre.
Quelles sont les spécialités gastronomiques de la région?
Les spécialités culinaires Bretonnes sont variées, vous pourrez déguster les galettes de sarrasin (spécialités salées aux garnitures variées), les crêpes de froment (spécialités sucrées), les poissons et fruits de mer…
Sans oublier les pâtisseries typiquement bretonne tel que le Kouign Aman, palets bretons et autre Traou Mad…
Vous pourrez vous rafraîchir en découvrant différentes boissons locales, cidre, chouchen, cervoise.
Quels types d’activités sont possibles dans la région?
Le pays de Bécherel de par son implantation géographique peut se prévaloir d’un panel d’activités très étendu. Vous pourrez découvrir les charmes des Petites Cités de Caractère, avec chacune un patrimoine architectural et naturel riche. Les musées, châteaux et abbayes vous invitent à vous dépayser en remontant le temps, et ainsi redécouvrir l’histoire tumultueuse d’une région à l’identité forte.
Pour les passionnés de nature, divers parcs, jardins et domaines vous ouvrent leurs portes. Les sportifs pourront s’adonner aux sports nautiques et aquatiques, VTT, parcours sportifs en pleine nature, et découverte des jeux traditionnels bretons.
La Bretagne de part ses légendes, et ses paysages, a inspiré bon nombre de peintres et écrivains. Les expositions et galeries d’Art sont autant d’occasions de découvrir le regard que ces artistes ont posé sur notre région.
Accueillez-vous beaucoup de touristes étrangers?
Nous accueillons à peu près 15 000 visiteurs étrangers par an.
Recommanderiez-vous un mois ou une période pour que nos lecteurs finlandais visitent votre région?
A chaque période de l’année, à chaque saison la Bretagne revêt un habit différent, ses couleurs ; ses odeurs, ses lumières changent…
C’est pourquoi nous ne saurions que trop vous conseiller d’y venir et d’y revenir.
L’hébergement chez l’habitant est-il développé et populaire?
L’hébergement chez l’habitant à différentes formes : gîtes ruraux, chambres d’hôtes, fermes auberges. Le plus souvent c’est un hébergement de caractère qui est proposé avec de belles rénovations de maisons anciennes et de manoirs à l’atmosphère « cosy ».
A vous de continuer la phrase « Un touriste finlandais ne devrait pas quitter Bécherel sans avoir … »
L’envie d’y revenir déjà.
Quels sont les 5 mots qui pourraient le mieux décrire Bécherel?
Histoire
Caractère
Culture
Saveurs de terroir
Sérénité
Pensez-vous qu’il est indispensable à un touriste finlandais de parler français?
Absolument pas, la Bretagne est une terre d’accueil, les bretons ont le sens de l’accueil et de l’hospitalité, la barrière de la langue n’est en aucun cas un frein à la rencontre et la découverte.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
La 1ere image qui vient lorsque l’on pense à la Finlande c’est celle d’un pays aux saisons très marquées, hiver rigoureux et été chaud, ses sources d’eau chaude.
Nous pensons également au réalisateur Aki Kaurismaki pour le film « l’homme sans passé », au groupe rock The Rasmus, ou encore Darude.
janvier 15th, 2007
Quand et comment votre groupe a-t-il été créé ?
Nous avions un groupe appelé « Maximum Liver Explosion » dont faisaient déjà partie 4/6 Moses. Ca a été un peu le Big Bang qui a créé le tout nouveau monde de Moses Hazy… Bon, c’est un peu pompeux. Quoi qu’il en soit le groupe s’est formé à Tomio, une petite ville dans le nord de la Finlande, il y a environ deux ans. Juste parce que c’est là que les cerveaux de ce chien à six têtes ce sont rencontrés.
D’où vient le nom du groupe ?
Bon, c’est une histoire longue et ancienne. En fait nous nous sommes promis que nous ne la raconterions à personne. Mais disons juste que « Moses » (Moïse) fait allusion à la luxure que nous créons en concert, et « hazy » (fumeux) c’est pour… j’imagine que c’est pour ce que vous voudrez que ce soit.
Quels sont les musiciens ou les artistes qui ont eu une influence décisive sur votre vie / votre travail ?
Il y en a plein. Pour n’en citer que quelques-uns des miens… mmm… les Pink Floyd, le groupe de ma vie, et Neil Young, l’homme de ma vie ! Vous voulez une liste ? La voici : Wesley Willis, Roky Erickson, Bruce Springsteen, Alice Cooper, Black Sabbath, Bob Dylan, David Bowie, Hellacopters, Iggy Pop, Jimi Hendrix, King Crimson, Kingston Wall, Led Zeppelin, Lou Reed, MC5, Neil Young, Rolling stones, The Clash, The Doors, The Stooges, the Who, Wigwam… Il n’y a pas de fin à ça, et est-ce que tout n’influence pas tout? Alors oubliez. La meilleure chose dans la musique, du point de vue de celui qui écoute, c’est qu’on n’arrête pas de découvrir de la bonne musique. C’est pourquoi c’est vraiment le meilleur loisir, je veux dire la meilleure façon de vivre. Et Moses Hazy ce ne sont que des “creuseurs de musique”, Rock&Roll&Blues&Jazz&Soul&Funk&Progressive®gae&Ska&Psychedelic… Alors disons qu’on creuse de la bonne musique …
Quels sont les aspects positifs et négatifs de la vie de musicien en Finlande ?
Je préfère répondre à cette question en tant que musicien du NORD de la Finlande.
Positif: On n’a pas tellement le choix, il n’y a rien d’autre à faire ici que de s’éclater avec la musique. Et on peut trouver facilement de beaux paysages et de la paix et du calme par ici. Bon plus pour très longtemps, je pense, grâce aux Eurocitys, Ikeas et tous ces petits suppôts de satan…
Négatif: le manque d’endroits où jouer. Dans le nord de la Finlande il n’y a pas tellement de bars ou d’autres endroits pour se montrer. Et ça fait un bon bout de chemin en voiture jusqu’aux villes du sud et retour, surtout pour un seul putain de concert pour lequel on n’est même pas payés, bordel.
Mais de façon générale il y a beaucoup de super musique en Finlande, et il y a beaucoup de gens réceptifs à toutes cette merde bizarre qui est faite ici.
Comment définiriez-vous votre style de musique ?
Du Rock. D’habitude je laisse ce type de définition à vous autres journalistes. Mais c’est une sorte de Rock’n Roll sans aucune limite. On y entend un tas de style de musique différents. Jetez un oeil à la liste ci-dessus !
Comment votre style musical a-t-il changé au cours des années ?
Bon, on a commencé par jouer du Kiss et quand on a écrit nos premières chansons à nous c’était entièrement de l’actionrock, mais ça a vraiment beaucoup changé, et voilà où nous en sommes maintenant.
Comment expliquez-vous ces changements ?
D’habitude je ne l’explique pas. Non, une des raisons dont je suis certain ce sont les instruments que nous utilisons, comme le saxophone, la trompette et le piano. Une autre raison c’est que nous écoutons toutes sortes de musique. Et je suppose que nous savions depuis le début qu’on ne peut mettre aucune limite à ce groupe de dingues.
Quels sont les sujets que vous abordez dans vos chansons ?
La vie. Des trucs. On y trouve des idées sur des trucs parce qu’il y a des idées, sur des trucs. Mais il y a aussi un tas d’histoires sans aucun sens et dans chaque chanson vous trouverez en moyenne 15% de votre besoin journalier en psychédélie quotidienne.
Quelle est votre chanson préférée dans votre répertoire et pourquoi ?
Ca change souvent en fonction du dernier concert ou si nous venons d’enregistrer quelque chose. Je suppose que pour le moment ma chansons préférée c’est… mmm… Play That Damn Guitar de notre album The Incredible Flow Of Life Show qui va sortir bientôt. Et la raison c’est que j’étais en studio hier avec quelques beautés qui enregistraient les chœurs féminins pour cette chanson.
Préférez-vous jouer votre musique en live ou en studio ?
Live, sans hésiter ! Je pense que les albums de rock and roll devraient surtout être de la pub pour inviter les gens aux concerts. Et notre travail en studio est loin d’être aussi bon que notre musique en live.
Quelle est votre étape préférée dans la création d’une chanson ?
Evidemment, c’est le moment où on pense pour la première fois que la chanson est prête ; ça, c’est vraiment bon. Ca peut arriver quand on est tout seul avec la guitare et qu’on vient juste de terminer les paroles, ou avec tout le groupe quand tout s’accorde. Et quand la forme de base de la chanson devient quelque chose de tout à fait différent.
Une question idiote mais… quelle est, parmi toutes les chansons que vous ayez écoutées dans votre vie, la MEILLEURE chanson ?
Je ne peux vraiment pas répondre sérieusement à cette question-là. Alors je vais juste dire la chanson de Wesley Willis, « Arnold Swarcgchzenegger » (comment ça s’écrit ?)… Qui est en fait une super chanson. Et il n’y a pas de questions idiotes, il n’y a que des réponses idiotes. Et vous pouvez parier vos couilles que j’en ai plein des comme ça.
Quel est votre opinion, en tant que musicien, à propos d’internet ?
C’est un truc génial pour que les jeunes groupes inconnus comme nous puissent faire circuler leur musique dans le monde entier. Bien sûr dans certains cas ça fait perdre des revenus aux artistes mais c’est un problème général à l’heure actuelle, non ? Parce qu’en fin de compte Internet n’est pas à moitié aussi voleur que les maisons de disque l’ont été et le sont encore. Et c’est pour les concerts que vous devriez être payés… Et je ne peux vraiment pas plaindre Metallica.
Quels sont vos projets ?
Comme j’ai dit on termine notre premier album et avant l’été on commence à enregistrer notre prochain album qui est en quelque sorte une compilation de reprises de nos EP. Et on a prévu des vacances d’été près du Kuivajoki (la Rivière Sèche) après un mois de juin plein de concerts. Les vacances comprennent les sessions d’enregistrement de notre troisième album, un LP de style country/roots, dans une vieille maison de campagne, et bien sûr, des concerts, des concerts et encore des concerts. Donc on est assez occupés avec la « Mo’s Trilogy 2006 », comme vous pouvez le voir.
Quelle « image » avez-vous de la musique française ?
Il y a quelques années j’ai passé un certain temps dans une petite ville près de Brest et à faire un tour de l’ouest de la France avec des amis du coin. Ils avaient un super groupe de reggae, les Makaks Mekaniks, je ne sais pas si ça s’écrit comme ça. Et j’ai aussi entendu pas mal de groupes funky ska géniaux là-bas, je suppose que c’est assez populaire en France ? Ceux Qui Marchent Debut ( ?), ça aussi c’était un super groupe en live et en disque. J’ai vu tellement de concerts géniaux mais je ne me rappelle pas des noms des groupes… Mais bien sûr Edith Piaf, Serge Gainsbourg, François Corneloup et Bela Fleck & Flacktones etc, etc… Nous avons aussi eu un musicien à moitié français, Marc « les doigts rapides » Gondailler De Tugny, qui jouait du banjo dans un de nos EP.
Y a-t-il une chanson française que vous préférez ? Si oui, laquelle ?
Makas Mekaniks : Aualpe tout la nére ( ?)
C’est bon, comme ça.
mars 13th, 2007
Quand et comment votre groupe a-t-il été créé ?
Nous avons commencé en 1987. Nous étions trois amis qui voulions jouer du Rock’n’Roll ensemble. Désormais, je (Pete) suis le seul qui reste de la formation des premiers jours.
D’où vient le nom de votre groupe ?
Il est tiré de la chanson “Francine” de ZZ Top.
Quels musiciens ou artistes ont eu une influence majeure sur votre vie / travail ?
Des groupes comme Stray Cats, Dr.Feelgood, Melrose, Hearthill, Living End, Housemartins, Sweet, Slade. Il y a tellement de bons groupes de Rock/Punk/Pop…
Quels sont les aspects positifs et négatifs de la profession de musicien en Finlande ?
Positifs: En Finlande, nous avons notre propre façon de faire de la musique qui est totalement différente de celle des autres pays.
Négatifs: La Finlande est trop loin de l’Europe centrale…
Comment pourriez-vous définir votre style musical ?
Rock’n’Roll !!
Comment votre style musical a-t-il changé au cours des années ?
Nous avons commencé en tant que groupe de Rockabilly mais après deux albums notre style est devenu de plus en plus dur, et nous faisons maintenant du véritable Rock’n’Roll avec quelques bonnes mélodies pop.
Comment expliquez-vous ces changements ?
Notre musique a pris cette direction naturellement, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que nous aimons mélanger différents styles. Maintenant on peut trouver dans notre musique aussi bien du Punkpop, Rockabilly, R’n’B, Grunge, Psychobilly ou Ska.
Quels sont les sujets que vous abordez dans vos chansons ?
L’amour est en première place, et il y a aussi d’autres textes plus sérieux qui parlent de la pollution, de politique, des émissions de TV réalité…
Quel est le morceau de votre répertoire que vous préférez et pourquoi ?
C’est variable, mais en ce moment c’est “Goodbye forever”. C’est la parfaite chanson rock avec un super riff et un refrain entraînant.
Préférez-vous jouer live ou en studio?
Le live est 1000 fois mieux que le studio.
Pendant la préparation d’un album, quelle est l’étape que vous préférez ?
Le meilleur moment est quand je l’ai terminé et qu’on le joue ensemble pour la première fois. Surtout s’il est convainquant…
Une question stupide… quelle est parmi toutes les chansons que vous avez écoutées, la meilleure chanson ?
C’est trop difficile…
En tant que musicien, quelle est votre opinion concernant Internet ?
C’est un bon moyen de faire découvrir un groupe à beaucoup de gens à la fois.
Quels sont vos projets actuels ?
Pas de projets en ce moment, mais je pense que nous allons monter un groupe de Rockabilly un de ces jours avec Antti notre guitariste…
Quelle image avez-vous de la musique française ?
Désolé, je ne connais rien de la musique française ! L’été dernier j’étais en France pendant 3 semaines avec ma famille, mais la musique française ne m’a pas vraiment intéressé. Surtout, à la radio il n’y avait que de la pop étrangère. Cet été, je vais à nouveau en France, donc il faudra que j’écoute un peu de musique française cette fois.
Avez-vous une chanson française favorite ? Si oui, laquelle ?
hum… Edith Piaf a quelques bonnes chansons…
mars 13th, 2007
Quand et comment a été créé le groupe?
Nous avons créé Dive en 2003 et nous avons fait deux disques démo dans la foulée. Maintenant nous travaillons sur un EP et un album qui sortiront dans quelques mois.
D’où vient le nom du groupe?
Dive c’est une plongée à l’intérieur de soi parmi toutes ces choses que l’on garde sous la surface de soi-même.
Quels musiciens vous ont influencés?
Joy Division, Depeche Mode, The Smiths et Kate Bush sont ceux qui m’ont influencée le plus; les garçons préfèrent Ride, Swervedriver et autres Indie hulabaloo bruyants!
Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien en Finlande?
Nous sommes dans la position géniale d’avoir trouvé des collaborateurs parfaits avec qui nous travaillons maintenant. Ils sont bosseurs et ils partagent les mêmes idées que nous. Nous avons cherché pendant longtemps, mais aujourd’hui nous sommes plutôt contents.
Comment pourriez-vous définir votre style musical?
Aujourd’hui je l’appellerais Nouvelle Vague Sophistiquée. Demain peut-être je le décrirai autrement.
Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Quand nous avons débuté notre musique était plus ou moins punk. J’aime toujours l’attitude des groupes punk et les regarder sur scène. Mais maintenant j’ai envie de faire des chansons plus mélodiques qui touchent davantage notre public. A nos débuts c’était que de la fureur!
Comment expliquez-vous ces changements?
C’est ce que nous voulions faire depuis le début mais nous ne savions pas comment nous y prendre. Maintenant ça y est, nous y sommes parvenus et c’est vraiment chouette.
Quels sont les sujets ou les thèmes que vous abordez dans vos chansons?
Pour la plupart il s’agit de chansons d’amour tristes. Nous commençons à créer des mélodies plus gaies; mais même dans nos chansons les plus sombres il y a toujours de la lumière quelque part.
Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Sans doute parmi les plus récentes: “Apart” ou “Shiver”. Tout simplement car elles fonctionnent si bien: des chansons à danser.
Préférez-vous la scène ou le studio?
Pour moi c’est la scène. Nous avons le bonheur d’être devant un public formidable tous les soirs. Je me vois mal faire ce métier sans être sur scène devant nos fans. Et j’adore discuter avec eux après les concerts.
Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Je préfère le début et puis la fin. Au début je suis toute seule avec la chanson et je la laisse m’emporter ailleurs: j’essaie toujours de saisir un certain état d’âme avec chaque chanson. Ensuite je répète la chanson avec le groupe et quand ça commence à bien prendre, alors c’est incroyablement émouvant.
Question stupide, mais….. Parmi toutes les chansons que vous avez écoutées, quelle est votre préférée?
Certainement “Hounds of Love” de Kate Bush. J’adore l’ambiance de cette chanson et l’intensité de sa voix.
Que pensez-vous de l’internet en tant que musiciens et compositeurs?
En tant que groupe Indie en Finlande, l’internet est un bon moyen de promouvoir notre musique. C’est ainsi que nous avons des fans aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Et on ne sait jamais… peut-être en France aussi!
Quels sont vos projets?
Voilà mon projet: faire de mon mieux pour que Dive soit vraiment exceptionnel.
Quelle image avez-vous de la musique française?
Je dois admettre que je ne connais pas beaucoup la musique française. J’ai déjà lu une biographie d’Edith Piaf.
Quelle est votre chanson française préférée?
Toutes les chansons d’Edith Piaf, et surtout “L’Hymne à l’Amour”. Je l’écoutais avec mon père quand j’étais gamin.
mars 13th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
La passion de faire avancer et évoluer mon pays.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Avantage : être au coeur de l’action.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Une chance et une contribution à la diffusion du savoir-faire et de la culture française.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
Je suis bien en France.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Chacun doit pouvoir choisir son destin.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Démocratie et système social avancé, peuple solidaire.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Un message d’amitié et de fraternité.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
Des amis qui m’ont convaincu d’être d’abord Maire de ma Commune.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Pour ce qui est des avantages : Croire que l’on peut influencer la gestion de son pays.
Les inconvénients : Voir que l’on influence peu la gestion de son pays face à l’administration.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français ?
Très utile pour le rayonnement de la France et surtout du Français.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons ?
Je choisirais l’Afrique, pour une période d’un an dans le cadre d’une aide humanitaire.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez - vous leur dire à ce sujet ?
Qu’ils sont les véritables ambassadeurs de notre pays et qu’ils méritent mieux que l’indifférence des administrations
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais ?
Un pays où la qualité de la vie est très élevée… mais un pays où le climat est peu attirant.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
N’hésitez pas à faire du “lobbying” auprès des Elus, des Administrations et faites lui part de vos difficultés.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Je militais depuis longtemps dans le mouvement étudiant. Une opportunité s’est présentée dans le quartier où j’habitais d’avoir un poste de responsabilité politique. J’avais envie de continuer à défendre l’idéal que je portais depuis le mouvement étudiant sur une plus large échelle, cette opportunité en a été l’occasion.
Les médias font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation?
Je pense que l’expatriation, qu’elle soit pour travailler ou pour étudier est une bonne chose. Je ne porte pas de jugement de valeur sur le choix fait par les personnes qui décident de s’expatrier, cela fait partie des libertés individuelles de choisir son lieu de résidence et de travail. Partir ce n’est pas oublier son pays. C’est un moyen concret de le promouvoir.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par leur pays comme des citoyens de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
La distance peut mener à un décalage mais le monde actuel nous rapproche. Je reste attentif dans mon engagement politique à ce qu’aucune discrimination sociale ou politique ne soit faite entre les citoyens.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté Française de Finlande?
Réchauffez la Finlande et contribuez à apporter à notre pays les qualités d’une culture et d’une civilisation différentes.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Vous savez, pour ma part, cela n’a pas été un choix ou une volonté mûris et travaillés de longue date. Je n’y ai jamais pensé tous les matins en me rasant ! Les choses ont été plus simples et plus limpides pour moi. J’étais un militant engagé de longue date dans mon parti et quand les élections législatives de 1988 se sont engagées sur un autre mode de scrutin que précédemment (avant, de 1986 à 1988, c’était le scrutin proportionnel sur liste nationale) mes amis ont pensé à me proposer comme candidat dans la nouvelle circonscription qui venait d’être créée là où j’habite, à Ivry-sur-Seine.
C’est donc le hasard (la modification du mode de scrutin) et la confiance de mes amis qui ont fait les choses. Et naturellement les électeurs qui, à quatre reprises, m’ont renouvelé leur confiance. Pour moi, devenir et être député, c’était poursuivre et prolonger mon action politique sous une autre forme.
Quant à mon engagement politique, il résulte de ma volonté de donner corps à une société débarrassée de ses injustices de toutes natures. L’action politique c’est cela : faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers ; faire que les choix et intérêts de notre peuple dans son ensemble prévalent sur tout le reste. Et donc se mettre à son service et non pas l’inverse. Comme le disait Vaclav Havel « la vraie politique c’est simplement le service du prochain ». Etant entendu que le fait est acquis : quand bien même vous ne vous intéressez pas à la politique, la politique s’occupe de vous.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Les deux termes sont en réalité mêlés. On apprend beaucoup mais on donne beaucoup. On agit mais parfois en vain. On s’occupe des autres mais peu de soi. Et ainsi de suite… Du moins c’est ainsi que je vis les choses et ne prétend nullement que tout le monde soit dans le même état d’esprit. D’ailleurs cela se remarque, non ?
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Personnellement je pense que c’est une chance pour notre pays mais aussi pour celles et ceux qui ont fait ce choix. Une chance pour notre pays car les « expatriés » comme on dit ne se détachent pas pour autant de la France. Ils l’a portent en eux et du même coup il font œuvre utile pour notre pays. De plus, connaître d’autres pays est aussi un plus pour la France. C’est une manière d’intégrer d’autres expériences, d’autres modèles, d’autres façons de vivre. Et cela enrichit notre propre pensée. Nous sommes très hexagonaux en France. Quand nous ne sommes pas purement et simplement nourris de l’idée que nous sommes le sel de la terre. C’est pour le moins excessif. Nous avons à apprendre d’autres que nous. C’est une évidence, et pourtant…
Quant aux personnes qui ont fait le choix de « s’expatrier » – décidément que ce mot est laid – ils s’enrichissent aussi ne serait-ce « que » culturellement. Et c’est majeur. Dans le monde d’aujourd’hui, qui est un village, la connaissance de l’extérieur est majeure. C’est un peu comme la cellule humaine. Sans son enveloppe qui la protège, elle ne peut vivre. Mais sans contact avec l’extérieur elle meurt aussi. C’est pourquoi j’estime que c’est une chance pour le pays et les individus.
Je pense même que si les conditions pouvaient être réunies pour cela il serait bon que pour une durée donnée et choisie les français – et je pense ici aux jeunes plus spécialement – devraient avoir un cursus scolaire ou/et professionnel les amenant à passer une partie de leur vie à l’étranger. Il verraient mieux leur pays et verraient mieux le monde dans lequel ils devront désormais évoluer.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
J’irai certainement en Afrique ou dans un pays en développement. Il y a tant à faire dans le monde d’aujourd’hui. Se dire qu’on a été « un peu utile » est la plus belle des choses que puisse ressentir tout individu.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Des français de seconde classe ? C’est non seulement méprisant mais c’est tout simplement absurde. Et pourquoi donc ? Moi je ne dis pas l’exact contraire, à savoir qu’ils seraient au dessus des autres (ce qui serait pure démagogie) mais je dis qu’ils sont en quelque sorte des ambassadeurs de notre pays là où ils vivent. C’est une chance pour la France, encore une fois, que cette présence de milliers de français à l’étranger. Ce qui est de « seconde classe » c’est de ne pas le comprendre !
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Je ne parlerai pas strictement de moi mais de mon sentiment : la Finlande est peu connue des français. C’est vrai qu’elle ne fait pas de « bruit » comme d’autres. Et pourtant que de talents, d’innovation, d’intelligence et de culture dans ce pays aux nuits blanches. Et que de chaleur humaine dessous cette neige et ce froid qui l’enveloppent des mois durant. C’est donc son image qu’il faudrait faire connaître plus nettement dans notre pays. Elle n’est pas seulement, loin s’en faut, celle qui a donné le Père Noël au monde !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Mon message résulte de ce que je vous ai dit précédemment. Il y a beaucoup à faire pour que les relations de toutes natures se développent entre nos deux pays. La communauté française en Finlande est certainement la mieux à même d’y travailler. Peut être lui faut-il fait preuve de plus d’audace en ce sens. Et, si elle le souhaite, elle pourrait s’appuyer sur des relais en France, en particulier sur les parlementaires qui peuvent être utiles à bien des égards pour cela. On n’a pas, je pense, utilisé le potentiel de plus value pour la France et pour la Finlande que ces relations pouvaient générer. Chacun peut y réfléchir d’autant plus que chacun a nécessairement un parlementaire « sous la main » dans son lieu d’origine en France. Je parle des parlementaires mais la chose vaut pour beaucoup d’autres personnes engagées dans la vie sociale ou publique. C’est une idée…
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Au départ, j’étais plutôt tenté par l’enseignement ou la recherche. Je crois que mon engagement est né de mon sentiment de révolte devant l’injustice. J’ai d’abord été militant étudiant, puis de quartier, avant d’être secrétaire général de l’Elysée auprès de François Mitterrand.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Je parlerais d’intérêts et de limites plutôt que d’avantages et d’inconvénients.
Intérêts : représenter du mieux possible celles et ceux qui vous ont élu, en connaissant et en comprenant leurs problèmes et leurs aspirations. En même temps, participer à l’élaboration de l’intérêt national.
Intérêt encore : la formidable variété des sujets.
Inconvénients : en France, on légifère beaucoup trop, et trop vite. En même temps, le rôle du Parlement est trop limité. Un député de la majorité est souvent cantonné au soutien du gouvernement et un député de l’opposition à la critique.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Pour moi, l’expatriation est sans doute une chance pour celles et ceux qui la vivent (du moins si elle n’est pas subie et si elle apporte des satisfactions). Elle est indiscutablement une chance pour notre pays : les expatriés contribuent à tisser des liens avec leur pays de résidence, ils peuvent aider des deux côtés à mieux se comprendre, et ils sont aussi les ambassadeurs de la France.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
Je choisirais plutôt des pays que j’aime : Italie, Allemagne, Angleterre, Brésil … La durée dépend de ce que j’aurais à y faire : à priori, pas moins d’un an, mais pas trop longue quand même.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Je ne crois pas que la France, dans son ensemble, considère les expatriés comme des Français de seconde classe. Je crois que trop souvent elle les ignore – ce qui n’est pas beaucoup mieux.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Je connais peu la Finlande et les Finlandais. J’ai l’image de gens assez différents des autres pays d’Europe du Nord, avec une grande admiration pour leur capacité passée à résister à la pression soviétique, et pour leurs performances économiques et sociales, en particulier en matière d’éducation.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande?
Soyez vous-mêmes. Gardez des liens avec vos origines. Multipliez les occasions de rencontre et de contacts entre Finlandais et Français.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
Trois raisons majeures ont fait que j’ai choisies la carrière politique : premièrement, par tradition familiale, deuxièmement, par goût pour la « chose » publique et en dernier lieu, tout simplement, du fait des circonstances de la vie.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Du côté des avantages, il y a la variété des thèmes abordés par les députés, les contacts permanents avec l’ensemble des milieux représentatifs de la société française et la possibilité de rendre service aux autres.
Du cotés des inconvénients, je citerais l’incertitude de l’action en raison de la durée du mandat d’un député et le caractère chronophage de cette activité.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français ?
Je considère l’expatriation comme une excellente chose dans le cas où la personne retourne dans son pays après quelques années.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons ?
Si l’opportunité se présentait, je choisirais l’Amérique du Nord et les Etats-Unis en particulier pour une durée de trois à cinq ans, car ce pays est la principale puissance économique et politique au monde.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet ?
Je trouve bien triste que ce genre de sentiment puisse être ressenti par les expatriés car ces derniers font partie intégrante de la communauté nationale.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais ?
De la Finlande, j’ai une image faite de lacs et de forêts. Quant aux finlandais, je les trouve courageux et inventifs.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Mon message est le suivant : on aime d’autant plus son pays qu’on en est éloigné.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
Pour moi, elle relève du pur hasard, par la rencontre avec le député en exercice qui avait en 1977 l’opportunité de devenir maire de VALOGNES, s’il gagnait les élections municipales avec une équipe le soutenant. J’ai accepté d’en faire partie et je suis devenu Premier adjoint en 1977, suppléant du député en 1978, Conseiller Général en 1979. C’est en 1988, que la décision de mon député de cesser son mandat m’a obligé à être candidat et à être élu membre de l’Assemblée Nationale, après accord de la famille !
Quels sont à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Les avantages sont ceux d’une vie intellectuelle et sociale riche et très variée. Les rencontres au niveau national et international sont pleines d’intérêt et certains sujets ou d’étude ou de débat sont passionnants. Et vous avez, parfois, vraiment l’occasion de faire bouger les choses par les propositions que vous défendez avec conviction, par le dossier auquel vous vous accrochez. Les désagréments existent : pas assez de moyens logistiques, fortes sollicitations de la société sans retour souvent, critiques incessantes du fait d’un individualisme qui augmente et de la méconnaissance chronique des français en économie, en politique extérieure.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
C’est une question qui n’est pas facile pour moi : j’ai choisi une profession médicale sédentarisée et indépendante. Peut-être choisit-on selon l’entreprise qui accueille ou le laboratoire de recherche selon l’activité offerte, ou bien selon l’image du pays d’expatriation et sa culture… Les moyens de communication peuvent jouer aussi. La Chine est attirante pour moi… Le Canada, certains Etats des USA, ne manquent pas d’intérêt… Je pense que c’est l’opportunité d’une carrière valorisante qui détermine l’expatriation.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Les expatriés sont pour moi ceux qui ont refusé la fatalité, une situation de blocage, des contraintes excessives pour l’emploi, une absence de bonnes conditions de travail ou de carrière, et ont eu le courage de quitter la proximité familiale, et les caractéristiques de la vie quotidienne pour tenter l’aventure professionnelle au-delà des frontières.
Il y a sûrement une conséquence fâcheuse : la « fuite » de compétences. Mais comme Ulysse, certains reviennent… Cela devrait inciter les gouvernants politiques à être plus attentifs à l’attractivité de notre pays et à faciliter les projets de retour.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
La Finlande a l’image d’un pays du Nord, rigoureux, mais efficace, pragmatique, avec des entreprises sérieuses. La décision finlandaise de construire un réacteur nucléaire français est un de mes succès auprès de l’ambassadeur en France. Et des entreprises du Cotentin ont obtenu des parts de marché ! Mais je ne suis jamais allé en Finlande ! Il faut que je pallie prochainement ce déficit pour mieux connaître ce pays !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Le message, aux Français de Finlande, sera en premier de les féliciter d’avoir franchi les frontières, de leur souhaiter une vie agréable en s’adaptant à la culture finlandaise, mais sans oublier le France et la francophonie qu’ils représentent… Cependant, vous pouvez nous faire passer des bonnes idées : on dit que le système scolaire finlandais est très efficace… comment fonctionne le droit du travail en entreprise, l’embauche, la formation… ?
Je suppose que les liens entre les familles sont facilités par vos journaux, votre radio et Internet et aussi la téléphonie finnoise. Donc pleine réussite à vos projets de communication et à la coopération franco-finlandaise.
J’espère venir vous saluer en Finlande !
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
En ce qui me concerne on ne peut pas vraiment parler de « carrière » politique puisque j’avais presque 60 ans lorsque je me suis présenté pour la première fois à une élection. Mais cela rend votre question encore plus pertinente : pourquoi vouloir agir en politique après une carrière bien remplie par ailleurs. La réponse est simple : après avoir quitté la présidence d’Air France j’ai beaucoup voyagé, et j’ai fait le constat que la France était en train de passer à coté des grandes évolutions du monde. J’ai estimé qu’il était de mon devoir de partager ce constat avec mes compatriotes, de participer à la pédagogie du monde nouveau en quelque sorte, et de tout mettre en œuvre pour redresser une situation difficile mais pas désespérée. C’est le sens de mon engagement en politique.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
L’avantage principal c’est que le député est un élu de la nation, pas seulement de sa circonscription. Cela lui confère une grande responsabilité mais aussi une grande légitimité pour aborder les sujets qui concernent le futur de la France. L’inconvénient majeur c’est le peu de moyen dont un député dispose pour travailler. Un cabinet parlementaire comporte deux ou trois collaborateurs, pas plus. La conséquence c’est qu’un député est en situation de faiblesse extrême par rapport aux cabinets ministériels et aux partis politiques. C’est d’autant plus regrettable que les partis autant que l’administration ont depuis longtemps fait la preuve de leur incapacité à moderniser le pays.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Pour moi qui ne cesse d’encourager mes interlocuteurs à faire du « benchmark », c’est-à-dire à être curieux de ce qui se passe ailleurs et à se comparer en permanence aux meilleurs mondiaux, le fait que de Français aillent vivre des expériences à l’étranger me parait très positif. Toutefois, il y a un phénomène qui m’inquiète : nombreux sont les jeunes français qui quittent le pays pour trouver un environnement plus favorable à leurs ambitions. C’est particulièrement vrai des jeunes chercheurs et entrepreneurs et c’est pour moi le signe d’un grand échec national porteur de risque pour l’avenir. C’est la raison pour laquelle je me bats pour que la France mènent enfin une réforme visant à réhabiliter ses universités et à offrir des conditions de travail optimale à tous les acteurs de l’innovation : universitaires, chercheurs, entrepreneurs… J’estime que c’est la priorité absolue pour renouer avec la croissance économique.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
Au cours de ma vie j’ai eu la chance de vivre en Suède et aux Pays-Bas. J’en garde d’excellents souvenirs. J’ai également des liens amicaux très forts avec la Tunisie ou je possède une maison. Enfin, la Chine est un pays passionnant où j’ai eu l’occasion de voyager à de très nombreuses reprises, mais peut-être me serait-il plus difficile d’y vivre à temps plein !
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Qu’ils ont tort ! Je pense que l’écrasante majorité des Français a une image très positive de nos compatriotes qui réussissent hors de nos frontières.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Une image prédomine chez moi à propos de la Finlande. Il s’agit de l’image d’un pays qui a réussi une formidable reconversion économique au tournant des années 1990. J’ai d’ailleurs décrit en détail ce « miracle finlandais » dans mon livre « la croissance ou le chaos ». Même si le contexte est différent, j’aimerai que la France s’inspire de la stratégie utilisée par les finlandais à cette époque pour transformer une économie de matière première mise en faillite par l’effondrement de l’URSS en une économie des nouvelles technologies qui est souvent considérée comme la plus compétitive du monde.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Je leur souhaite avant tout de continuer à tisser des liens d’amitié entre ces deux pays. Et je profite de cette tribune pour leur demander de faire tout ce qu’ils peuvent pour informer les Français à chaque fois qu’ils observent quelque chose qui leur semble intéressant et qui pourrait nous inspirer en France. Je pense par exemple au système scolaire finlandais dont j’ai entendu beaucoup de bien.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Je n’ai pas embrassé une carrière politique, ce sont les circonstances qui m’ont amené à me retrouver élu après avoir été licencié à cause de mes activités syndicales. Ce qui me motive, c’est l’injustice de cette société où le fossé se creuse entre ceux qui ont tout et ceux qui ont si peu. Je suis depuis 50 ans de tous les combats contre ces injustices et porteur d’un projet de société qui mette au coeur l’être humain et non le règne de l’argent-roi.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de député?
Les avantages: de pouvoir porter au niveau national, devant la représentation populaire, la colère et les souffrances des sans-droit, des salariés, des forces vives de la Nation, être proche des gens pour les aides et agir avec eux dans tous les domaines, mais aussi de formuler des propositions pour un développement humain, social, économique et démocratique. Les inconvénients: les sacrifices demandés à la famille, car la fonction laisse peu de temps.
Les médias font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation?
L’expatriation est pour moi une solution de facilité sans avenir. Je veux servir mon pays et mes concitoyens.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir. Pour quelles raisons?
Jamais je ne m’expatrierai, je pense. Je veux transformer la société française pour que chacun puisse s’épanouir.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par leur pays comme des citoyens de seconde classe… Que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Je n’ai pas d’expérience en ce domaine. Donc ce que je pourrai dire ne part pas vraiment du vécu. Pour moi, je suis Français et j’ai des devoirs à l’égard de mon pays, mes aussi des droits. Ensuite, je pense que chacun fait son choix, personnel. Pour ce qui me concerne je fais le choix collectif.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Je connais la Finlande et les Finlandais. J’aime ce pays avec son originalité, le côté accueillant de ses habitants. La diversité de nos nations et de nos peuples est une richesse pour notre continent.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la communauté française de Finlande?
Je souhaite qu’ils continuent à faire connaître la France et oeuvrent à l’amitié et à la solidarité entre nos peuples.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Je suis rentré en politique surtout pour défendre mes idées : c’était pour moi le meilleur des moyens.
Ensuite le courage et la force de caractère de certaines personnalités m’ont beaucoup influencé : je pense bien évidemment au Général De Gaulle, mais également à Maurice Schumann.
Etant professeur de philosophie, je suis bien évidemment également influencé par les différents philosophes politiques, et notamment par ceux qui ont fondé la démocratie libérale : Montesquieu, Tocqueville, Kant…
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
L’avantage est notamment la quantité d’information et la capacité de répondre aux besoins des citoyens.
L’inconvénient serait l’absence de véritable pouvoir pour une action concrète et rapide. L’initiative ne vient pas du parlement et son action est entravée.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
L’expatriation est plutôt pour moi une fuite des cerveaux mais qui peut être utile pour maintenir la présence française à l’étranger. Les expatriés peuvent servir de relais de notre pays dans les pays qui les accueillent, et notamment d’un point de vue du développement des échanges culturels, économiques. L’ouverture sur le monde extérieur est aujourd’hui une nécessité vitale pour notre pays. Je souhaite que beaucoup de ceux qui ont trouvé à l’étranger une liberté et un dynamisme qu’ils jugent insuffisants en France reviennent livrer leurs expériences.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
Ma femme est italienne. J’ai été littéralement ébloui par ce pays, berceau de notre civilisation. Rome peut vraiment être considérée comme la ville éternelle. En la traversant, on traverse l’Histoire.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Les expatriés sont parfois effectivement les grands oubliés de notre système. On a vu qu’en Italie, leurs votes avaient fait changé la donne. Je vais poser une Question d’Actualité en mai sur ces nombreux départs à l’étranger de la part des jeunes diplômés : ainsi près de la moitié des 2,2 millions d’expatriés sont des jeunes de moins de 35 ans.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
J’ai tout d’abord l’image d’un pays courageux : j’ai ainsi en mémoire la résistance très courageuse des finnois contre les soviétiques en 1940 ; ensuite, la Finlande représente pour moi un pays innovant (cf Nokia), j’ai par ailleurs deux entreprises finnoises dans ma circonscription ; et enfin, ses paysages en font un pays splendide !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Merci de faire passer nos valeurs à l’étranger !
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Le service de l’intérêt général et l’action du Général de Gaulle.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Le message de la France n’est pas le fait que des états mais aussi des individus.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
L’Afrique, l’Extrême Orient
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Ils ont tort.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
L’image d’un pays travailleur qui a su parfaitement accueillir les Jeux Olympiques il y a longtemps.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Qu’ils portent les couleurs de la France dans un pays ami.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Au fil du temps j’ai vu se développer une situation de ras-le-bol dans ma commune (Niederbronn-les-Bains dans le Bas-Rhin). Professeur agrégé de mathématiques au collège, voir des enfants totalement démobilisés et pour lesquels le système scolaire ne proposait aucune solution d’intégration m’a convaincu qu’il fallait s’investir davantage pour leur avenir. S’engager en politique fut la suite logique de cet engagement en faveur des jeunes.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
L’un des avantages est d’être partie prenante des discussions au sommet de l’Etat -avec une responsabilité accrue devant ses concitoyens et de pouvoir représenter et défendre ses concitoyens.
Les médias font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation?
Le sentiment d’appartenance à une nation est encore fort et prend le pas sur l’envie de s’investir ailleurs quand les difficultés s’amoncellent.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
A priori non… sinon un pays francophone de l’hémisphère Nord
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par leur pays comme des citoyens de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Surtout pas! Ce sont des ambassadeurs de leur pays d’origine. L’important est qu’ils soient motivés et qu’ils puissent s’épanouir pleinement dans leur vie familiale et professionnelle.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Une très bonne image - La démocratie y fonctionne bien. Il y a un grand respect de l’autre.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté Française de Finlande?
Qu’ils respectent les institutions finlandaises… et qu’ils donnent aux Finlandais une bonne image de la France pour que puissent se développer des échanges bilatéraux…
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
En premier l’envie de participer à la mise en place des régions dans mon Pays. Très tôt, j’ai été en effet convaincue que le « global-local » est un bon moyen de traiter les problèmes qui concernent nos concitoyens. Puis ayant été plus de 15 ans conseiller régional et présidente de la région Rhône Alpes, le besoin de faire comprendre au niveau national tout l’intérêt qui s’attache à laisser les acteurs imaginer, expérimenter et après évaluation, généraliser s’il le faut les bonnes pratiques. J’ai le regret de constater aujourd’hui que notre Etat trop centralisateur tue les efforts et bonnes idées du terrain.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Députée?
Pour toutes personnes qui aiment écouter vivre son pays, il y a beaucoup de plaisir à constater les évolutions en marche …qui viennent d’ailleurs des Français eux-mêmes. Mais les inconvénients sont tous liés à un problème majeur : la France n’a pas la culture de la démocratie et de ce fait, les évolutions peinent à se développer et la bonne volonté des acteurs du développement s’essouffle.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Je fais partie de ceux, aides financières à l’appui cf. politique régionale en faveur des bourses aux jeunes plus de 6OOO en 2004 en Rhône alpes, qui aident les jeunes français à aller travailler ou faire un semestre universitaire à l’étranger car je considère que c’est pour eux le moyen d’accroître leurs compétences et de développer leur personnalité. Leur présence à l’étranger est par ailleurs une bonne chose pour le pays. Un des penseurs que j’apprécie - F. Perroux- disait fort justement que les français à l’étranger sont des « colonies » qui portent notre drapeau.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
En dehors de l’Italie, j’irai en Inde à Bangalore ou dans les pays baltes.
Pour quelles raisons?
Ils construisent leur avenir sans peur.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Je les remercierai à la manière de Perroux parce qu’ils portent là où ils sont un peu de nous, un peu de notre culture. Ils peuvent ainsi contribuer à donner le réflexe France et donc, aider nos produits à pénétrer ces marchés.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Mes connaissances ne sont que livresques mais je ne vous cacherai pas que je trouve assez formidable leur capacité à s’adapter, je dirai même à avoir construit si rapidement de nouvelles stratégies de vie et d’action.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Vous allez un jour je l’espère, revenir à la « maison ». Je souhaite que vous soyez bien accueilli : tout ce que vous aurez appris en Finlande n’est pas transposable dans notre pays, mais vous aurez acquis une ouverture d’esprit qu’il faudra faire partager dans vos vies privées et professionnelles, car le monde doit être notre horizon.
janvier 16th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Du militantisme étudiant, je suis passée naturellement au militantisme politique.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
Plus jeune je serais volontiers partie à l’étranger. Surtout en Afrique. J’étais médecin et j’aurais pu ainsi exercer ma profession pendant quelques années au service des populations les plus fragiles. Les évènements intervenus dans ma vie familiale m’ont amené à prendre une autre direction.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Je pense qu’ils ont eu l’envie d’élargir leur horizon, de connaître les autres, de s’ouvrir à d’autres cultures. Que ce sont des Français à part entière qui ont choisi à un moment de leur vie de mener une expérience dont ils sont les seuls acteurs.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Nous ne nous connaissons sans doute pas assez pour nous faire passer des messages les uns aux autres, tant il est vrai que les attentes de chacun sont différentes. Peut-être des échanges par mails pourraient être mis en place, qui n’existent pas.
janvier 15th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
C’est l’atavisme corse qui a joué : les Corses ont par nature une passion pour le débat, et contrairement à leur légende, ils aiment travailler, en tout cas ceux qui ont quitté l’Ile, les expatriés, c’est-à-dire les meilleurs d’entre eux, bien sûr !
C’est ainsi très tôt que je me suis intéressé à la politique. Mon premier souvenir d’action politique au sens noble, c’est l’appel de l’Abbé Pierre en 1954. J’avais 14 ans. J’étais à Courbevoie et mes frères et moi avions organisé une chaîne de solidarité. Ma conscience politique est née là. Elle ne m’a plus quitté.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Un député a plus de poids lorsqu’il intervient pour un administré auprès d’un ministre, qu’un maire sans mandat parlementaire. On est donc plus efficace. Mais s’il a également quelques autres avantages (immunité, indemnités), les obligations attachées à sa mission sont sans commune mesure : à cause de l’exigence du mandat (travail législatif et en circonscription, présence dans les manifestations locales), un député a peu de week-ends de libres et une vie de famille réduite à peau de chagrin.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays, soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français ?
Je juge que l’expatriation est une chance car les expériences à l’étranger sont toujours enrichissantes. On en ressort plus performant. Elle est une chance pour le salarié et pour la France car elle renforce notre image à l’étranger… à condition de revenir ! La vraie menace, c’est le départ définitif dû à un désamour.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons ?
Si je pouvais m’expatrier, je partirais en Asie. Je suis passionné par cette région du monde. Je parle japonais et suis président du groupe d’amitié France-Corée à l’Assemblée nationale. Ma Ville est jumelée avec un district de Pékin, de Séoul et nous entretenons des liens avec la ville japonaise de Mitaka, vitrine des Nouvelles technologies au Japon. J’admire chez les Asiatiques la réactivité, l’imagination, la modestie, l’autodérision et le respect.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe…que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet ?
J’ai été secrétaire d’Etat aux Rapatriés de 1986 à 1987, je vous propose donc de devenir Secrétaire d’Etat aux Expatriés dans le prochain Gouvernement pour faire de vous des citoyens de première classe ! Plus sérieusement, les expatriés sont souvent les plus talentueux d’entre nous. Ne serait-ce que parce qu’ils sont doués pour les langues contrairement à la majorité des Français ! Pour leur donner les moyens de se sentir des citoyens à part entière, je parie beaucoup sur les Nouvelles technologies (vote par Internet, etc.).
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais ?
J’ai l’image de gens travailleurs, disciplinés et sympathiques. La Finlande est un pays moderne et dynamique : il est en avance en matière de Nouvelles technologies (vote par correspondance, expériences de micro-paiement par téléphone mobile dans des bus…), a réussi à réduire le nombre de ses fonctionnaires de 35% en 10 ans et est le pays européen où la politique est la plus féminisée. Et sa cuisine n’est pas si mauvaise, contrairement à ce que Jacques Chirac a bien voulu dire !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Je suis moi-même un expatrié corse, aussi suis-je bien placé pour redire que les expatriés sont les meilleurs d’entre nous. Soyez fiers d’être expatriés, tout en étant fiers d’être français. Prenez le meilleur de la Finlande, car elle a beaucoup à nous apporter en terme de modèle, mais montrez également le meilleur de la France car vous la représentez aux yeux des Finlandais ! Je vous adresse toute mes amitiés.
janvier 15th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
A l’âge de 12-13 ans, je voulais déjà être Député, on m’avait demandé de faire un travail sur les bâtiments remarquables de la capitale. En découvrant l’Assemblée Nationale et en apprenant que c’était le temple de la démocratie, j’avais alors évoqué le souhait d’être député. Mon père a été élu Maire au début des années soixante.
J’ai été bercée longuement par la vie publique. Après m’être installé à Thionville comme médecin et y avoir exercé en libéral pendant une quinzaine d’année, l’occasion m’a été donné de me présenter au Conseil Général dans le canton de Thionville-Ouest, nouvellement créé.
J’ai été élu Conseiller Général, à l’arraché, en 1985. Puis en 1986, Pierre MESMER, Ministre des Armées du Général de GAULLE et Ancien Premier Ministre de Georges POMPIDOU m’a fait l’honneur de me mettre sur sa liste lors des élections législatives, alors à la proportionnelle, en 1986. J’ai été pour la première fois élu Député, je le suis encore sans discontinuité. Ma circonscription est attenante au Grand Duché du Luxembourg,
Depuis 1995, je suis également Maire de Thionville et depuis 2004 Président de la nouvelle Communauté d’Agglomération « Portes de France – Thionville »
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Depuis que je suis parlementaire, l’actualité politique et législative m’a conduit à travailler sur des sujets que je connaissais peu ou auquel je n’avais pas été amené à m’intéresser.
Membre de la Commission des Affaires étrangères, je suis aussi membre de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPESCT) au sein duquel je me suis particulièrement intéressée aux problèmes de transport. J’ai, pour exemple, été co-auteur d’un rapport sur « les réponses offertes par les nouvelles technologies de transport aux problèmes de la saturation des axes Nord-Sud ».
L’examen des questions mises à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale, au sein soit des Commissions permanentes, soit des offices parlementaires, des groupes d’études ou d’Amitié, représente autant d’occasions de travailler sur une grande variété de sujets et d’accéder, de cette façon, à une information considérable.
Au-delà du fait que cela offre la possibilité d’effectuer certains voyages d’études, c’est une formidable ouverture sur le monde, particulièrement enrichissante sur le plan intellectuel.
Par ailleurs, être député permet de rencontrer de nombreux acteurs socio-économiques et de nouer des contacts importants, cela permet d’être mieux « armé » pour défendre les projets dignes de valoriser le territoire auquel nous sommes tous très attachés. J’ai rencontré des personnalités exceptionnelles, parmi lesquels le Commandant COUSTEAU.
Sur le plan National, cela permet de s’impliquer dans le débat concernant les orientations politiques à prendre pour répondre aux besoins de nos concitoyens et réfléchir aux évolutions de notre société dans une perspective européenne et dans un contexte global de mondialisation.
L’inconvénient majeur c’est que tout cela prend beaucoup de temps. Outre l’examen des dossiers, il est indispensable de rester disponible et à l’écoute de ses concitoyens. Bien malheureusement, me consacrer pleinement à ma vie d’élu laisse trop peu de place à sa vie personnelle et familiale.
A la réflexion, toutes les situations difficiles que j’ai eu à gérer n’ont fait que renforcer mon tempérament que certains qualifient de combatif.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez sur l’expatriation des Français ?
Parmi les personnes expatriés, il me semble que la motivation peut-être très différente selon les cas. Il y a ceux qui quittent la France pour des raisons personnelles : suivre la personne aimée ou plus simplement vivre l’aventure de l’étranger, et ceux qui pour des raisons professionnelles s’expatrient en espérant décrocher à l’étranger l’emploi qu’ils ne trouvent pas en France, phénomène communément appelé « fuite des cerveau ».
Dans tous les cas, je salue le courage de ceux qui se déracinent pour relever le défi de l’inconnu. Cela me paraît témoigner d’un goût du risque, d’une grande force morale et d’une capacité à s’adapter, autant de qualités que j’apprécie.
Quant à la fuite des cerveaux, il est vrai qu’elle peut - à première vue - paraître dommageable. Cependant, ce qui me paraît le plus fâcheux c’est les difficultés de notre pays à retenir ses talents.
D’une manière évidente les deux millions d’expatriés participent au rayonnement de la France à l’étranger, et ce dans une multitude de domaines où l’on sait exceller.
Par ailleurs, ceux d’entre vous qui rentrent après de longues années passées hors de nos frontières sont riches d’une expérience qu’ils aiment, en général, partager avec leur entourage lui ouvrant ainsi des perspectives nouvelles extraordinaires.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons?
Je suis député depuis 20 ans et j’ai la chance d’avoir bien voyagé. J’apprécie tout particulièrement les pays froids comptant de grands espaces encore sauvages. Le contact de la nature me permet de me ressourcer. Et d’un point de vue purement culinaire : je suis un grand amateur de saumon.
Toutes ces raisons m’ont naturellement conduit à accepter, en 2002, la Présidence du Groupe d’Amitié France - Norvège, qui me permet de rencontrer les 2 et 3 mai 2006, Monsieur Thorbjorn JAGLAND, Président du Parlement de Norvège, alors en visite officielle en France avec une délégation de parlementaire.
Idéalement, j’aimerais partager mon temps entre la France et l’un des pays nordiques où j’aurais trouvé un endroit où j’aurais plaisir à m’installer … probablement au bord d’un lac.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet ?
C’est un sentiment que je peux comprendre. L’éloignement rend parfois plus sensible la compréhension d’une situation. Cependant, je vous renvoie à ce que je disais précédemment sur l’expatriation. C’est une chance et une richesse pour une nation que de compter, parmi ses compatriotes, des personnalités si fortes qu’elles sont capables de tout abandonner ici pour tout construire ailleurs.
Cependant, je n’ai pas le sentiment que notre pays oublie ses compatriotes expatriés, comme en témoigne l’existence de parlementaires qui sont dévoués aux expatriés. Ce sont les Sénateurs chargés de représenter les Français établis hors de France, que vous élisez indirectement. A cet égard, le Sénat consacre un site Internet spécifique aux français de l’étranger (http://www.expatries.senat.fr).
Il est vrai qu’on dit souvent « loin de yeux, loin du cœur ». En ce qui me concerne, je suis si occupé que certains de mes amis n’ont pas eu de mes nouvelles depuis longtemps. Toutefois, cela ne signifie pas que je ne pense pas à eux.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Il y a quelques années j’ai eu l’occasion de me rendre dans ce magnifique pays. J’y ai apprécié ses décors et la luminosité des pays nordiques. Je me réjouis très sincèrement que la communauté Française continue à tisser des liens chaleureux avec mes amis Finnois.
janvier 15th, 2007
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
J’ai toujours été passionné par la vie publique de notre pays, presque dès mon plus jeune âge par imprégnation familiale : mon père fut militant politique à gauche avant la 2ème guerre mondiale, puis résistant, et après la guerre il fut élu député sur la liste de Vincent AURIOL devenu lui même président de la république. Mon père fut ensuite secrétaire d’Etat à l’Aviation Civile avant d’être l’un des fondateurs du PSU . J’ai des souvenirs d’enfant où Michel Rocard venait déjeuner à la maison familiale, en une période des plus troublées où l’OAS employait le terrorisme contre les opposants à la guerre d’Algérie et les partisans de son indépendance.
Tout celà m’a donné le goût et l’intérêt pour la vie politique. Aussi suis-je devenu membre du Parti Socialiste sitôt après sa création par François Mitterrand .
Les mandats électoraux sont une conséquence logique du militantisme et de l’engagement poltiques. Lorsque l’on croit en des idées politiques, on souhaite les mettre en oeuvre, et en France c’est par le biais de la démocratie et de l’élection que cela se pratique. Ainsi j’ai été élu maire de mon village, puis conseiller général, puis sénateur. Dans le même temps, au plan politique j’étais devenu premier secrétaire du PS en Haute-Garonne.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Sénateur?
L’avantage essentiel à mon avis est que le mandat de parlementaire permet de travailler et d’influer sur les lois et la politique nationale. Même si le rôle du Parlement pourrait être encore amélioré, en particulier dans ses rapports avec le Gouvernement, la fonction législative reste l’élément moteur de la vie du pays, qui s’organise à partir des lois proposées, débattues puis adoptées. Les parlementaires ont ainsi une fonction de contrôle sur le gouvernement, mais aussi de proposition de lois, et plus globalement de définition de la politique nationale, donc de la vie quotidienne de nos concitoyens. Les sénateurs ont en outre un rôle, plus officieux mais réel, de représentants des collectivités locales ; un rôle qui découle assez logiquement de leur mode d’élection : ce sont les “grands électeurs”, élus locaux, qui les élisent. Cette spécificité leur permet de faire souvent valoir lors des débats législatifs des aspects particuliers aux collectivités locales, que les députés ont moins de facilité naturelle à percevoir. Il y a ainsi une complémentarité efficace entre les deux assemblées.
J’ajouterais, en tant qu’élu socialiste, que le mode d’élection actuel du Sénat pose un problème. Non pas en raison du rôle de représentant des collectivités locales qui est tout à fait pertinent, mais à cause d’une certaine sur-représentation des plus petites collectivités dans le collège électoral : celà induit mécaniquement une quasi-impossibilité de basculement de la majorité politique du Sénat. Il a été calculé qu’il faudrait plus de 20 ans de victoires électorales ininterrompues de la gauche pour faire changer cette majorité !
Ce caractère inamovible de la majorité politique du Sénat est à mes yeux un grand inconvénient de cette fonction : il est en effet très frustrant de savoir que vous êtes condamné à être minoritaires, et donc quasi-assurés de ne pas être entendus lors des débats législatifs, quelle que soit la pertinence de vos propositions.
Un autre inconvénient pourrait être le risque de se cantonner strictement aux débats législatifs nationaux et ainsi perdre un peu de vue la vie concrète et quotidienne du pays. Néanmoins le fait que nous soyons également des élus locaux, souvent dans des petites communes, nous permet de faire assez aisément le lien entre les deux, et de ne pas se couper du terrain.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez sur l’expatriation des Français?
Je ne perçois pas l’expatriation comme un risque pour le pays, bien au contraire c’est plutôt un enrichissement à la fois personnel pour ceux qui vont au contact d’autres réalités et collectif pour le pays car le retour d’expérience des expatriés permet aussi de faire évoluer notre situation intérieure. Je ne crois pas à une “fuite des cerveaux”, la France est au contraire un pays plutôt attractif pour les étudiants et chercheurs étrangers, où on trouve une qualité d’enseignement, un savoir-faire technologique et industriel bien supérieurs à la moyenne, même si des esprits chagrins veulent nous persuader de l’inverse.
Quant à l’expatriation elle-même, mon sentiment est qu’elle est plutôt un atout pour le pays et pour ceux qui partent à l’étranger.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
J’ai énormément voyagé de par le monde, aussi je suis bien embarrassé pour vous donner une réponse. J’apprécie beaucoup la Scandinavie, mais également tout le Moyen-Orient, l’Afrique, le Royaume-Uni, la Chine qui est un monde fascinant…
Si vraiment je devais faire un choix, peut-être l’Ecosse pour sa proximité culturelle tout en ayant une société “à l’anglo-saxonne” bien différente de la nôtre.
Mais très franchement, je n’envisage pas de pouvoir vivre ailleurs qu’en France…
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Il est vrai que le sujet de l’expatriation n’est pas un des éléments majeurs de la vie politique du pays, mais je ne partage pas votre crainte que les expatriés soient mal perçus par la France. A l’heure des contacts internationaux très fréquents, il n’est pas rare que nombre de jeunes fassent des études ou une partie de leur vie professionnelle à l’étarnger, et la vision à leur égard n’est pas négative. Ils sont globalement plutôt bien perçus, et restent considérés à tous égards comme des citoyens français à part entière. Ce que je pourrais vous dire, c’est que la France est plutôt fière d’avoir des citoyens qui sont un peu ses ambassadeurs dans toutes les parties du monde, et qu’ils ne doivent pas penser qu’elle les oublie.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Une image très positive : un pays économiquement dynamique, des relations sociales pacifiques, un pays où la solidarité est importante, également un pays de gens courageux en raison du climat rigoureux mais aussi de leur voisinage historique avec le puissant voisin soviétique aujourd’hui russe. Solidarité, résistance, courage sont les qualificatifs qui me viennent à l’esprit pour les Finlandais.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Je souhaiterais vous dire que votre présence en Finlande est importante, pour vous bien entendu qui avez des raisons bien justifiées d’y être, mais aussi pour notre pays, pour les raisons que j’exprimais plus haut : les expériences que vous ramènerez en France, l’ouverture d’esprit qui va avec le contact avec une autre culture, l’image positive que vous donnez de notre pays, de personnes volontaires, courageuses, dynamiques.
C’est pourquoi, s’il y a pour vous parfois des mauvais moments ou des moments de découragement, et celà arrive peut-être, je vous souhaite de puiser du réconfort et des ressources nouvelles dans cette certitude que votre action est bénéfique pour vous et pour notre collectivité nationale.
Et pour terminer, je vous adresse à tous mes bien cordiales salutations.
janvier 15th, 2007
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