Quand et comment a été créé le groupe?
Le groupe a été crée en 1975, après la rencontre tout à fait par hasard de Dan Gharibian, chanteur et guitariste et Bruno Girard, violoniste.
D’où vient le nom du groupe?
Le nom du groupe vient du mot allemand “Bratsche”, qui désigne le violon alto, et qui dans les orchestres d’Europe centrale joue le contretemps (contra).
Quels musiciens vous ont influencés?
Pour les chanteurs: Théodore Bikel (pour son oecuménisme musical), Aliocha Dimitrievitch, les Tsiganes Ivanovitch, Nicolae Gutsa…
Pour la clarinette: Giora Feidman, Dave Tarras, Benny Goodman etc…
Pour le violon: Ion Petre Stoïcan, Alexandre Titrus, Stephane Grappelli, Jo Venuti…
Pour l’accordéon: Bebe Serban, Jo Privat, Gus Viseur…
Et enfin pour la guitare: Django Reinhardt…
Et tous les Grands du jazz: Charlie Parker, John Coltraine, Monk, Archie Shepp…
Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien en France?
Les aspects positifs: la couverture sociale des musiciens par le biais du système de l’intermittence, malheureusement remis en cause actuellement.
Les aspects négatifs: le système de l’enseignement de la musique qui décourage de nombreux jeunes. A quelques exceptions près, on essaye de former des solistes et les autres sont laissés pour compte, ce qui, peu à peu, fait disparaître la pratique musicale de la vie des Français.
Quelles images avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Nous avons peu joué en Finlande, ce pays reste pour nous un peu mystérieux et fascinant par l’alternance des durées des cycles lumière/obscurité.
Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
Sibelius bien sûr et quelques groupes de musique traditionnelle et de jazz plus un accordéoniste extraordinaire dont je ne me souviens plus le nom.
Comment pourriez-vous définir votre style musical?
Pré traditionnel, qui un jour deviendra peut-être le support d’une tradition…
Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Enormément, le groupe sous sa formation actuelle a 20 ans d’existence et l’écriture collective s’affirme ainsi que le son de l’orchestre.
Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
La maturité du groupe et la prise en compte par tous des envies de chacun.
Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Non, le style reste une caractéristique qui évolue au rythme du groupe et dont on ne décide pas abruptement d’en changer, comme d’un vêtement.
Quels sont les sujets ou les thèmes que vous abordez dans vos chansons?
La vie, la mort, tout ça…, l’exil, le voyage…
Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Impossible de répondre à cette question, le répertoire forme un tout et un titre ne saurait représenter le groupe.
Faites-vous régulièrement des tournées?
Oui, un peu partout en Europe et plus rarement au Canada et aux Etats-Unis.
Préférez-vous la scène ou le studio?
Oui, la musique se joue devant un public et le studio sert de bilan à un moment de l’histoire du groupe, comme une photo.
Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Le moment où on met en commun les idées de chacun, tout en sachant que rien n’est définitif et que les idées peuvent continuer d’affluer.
Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
En ce moment, la musique des Balkans est à l’honneur: le phrasé ornementé, les trilles et les rythmes impairs.
Que pensez-vous d’Internet en tant que musiciens et compositeurs?
C’est une vitrine formidable pour le groupe, voir notre site www.bratsch.com, et un outil de travail pour faire circuler les partitions entre nous.
Pensez-vous qu’Internet représente une réelle menace pour les artistes (au sujet des droits d’auteurs)?
Dans la mesure où la musique vivante reste une priorité, non. En tant que producteur indépendant, c’est plus discutable, mais l’essentiel de nos ventes se fait en concert, nous ne faisons pas de ventes industrielles, et enfin il n’y a pas de mauvaise publicité.
Quels sont vos projets?
Un prochain CD et la continuation d’un grand orchestre de 17 musiciens réunissant une fanfare balkanique (Slonovski Bal), Mitsou, chanteuse tsigane de Budapest, Papiers d’Arménie (trois musiciens arméniens, duduk, kementche et accordéon), un pianiste Denis Cuniot, spécialiste de la musique klezmer et bien sûr Bratsch tout ce monde sous le nom de “Gens de Passage”.
Seriez-vous prêts à venir dans le “Grand Nord” pour faire quelques concerts?
Sans problème, avec plaisir.
















































