Kumlinge est une municipalité insulaire du territoire d’Åland, territoire finlandais autonome situé en mer Baltique ayant le suédois comme seule langue officielle. 93.5% de la population de Kumlinge a pour langue maternelle le suédois.
Géographie
La commune est formée par un archipel de plusieurs centaines d’îles. L’île principale, Kumlinge (nom signifiant passage rocheux), concentre à elle seule avec quelques îles satellites reliées par des chaussées 60% de la maigre population. Les autres îles habitées sont Enklinge (4 km au nord), Seglinge (1 km au sud-ouest), mais aussi Björkö (20 habitants), la plus isolée, située à 8 km à l’est et appartenant déjà physiquement à l’archipel de Brändö.
Kumlinge se situe approximativement à mi-chemin entre l’île principale d’Åland et la Finlande continentale. Elle est desservie plusieurs fois par jour par les ferrys de la ligne du nord entre Vårdö et Brändö. On y trouve également un petit aérodrome.
Les municipalités voisines (frontières maritimes uniquement) sont Vårdö à l’ouest, Brändö au nord et à l’est et enfin Sottunga au sud.
Histoire
Les vikings furent les premiers visiteurs du lieu, peu après que les îles basses et rocheuses fussent sorties de la mer en raison de l’isostasie.
Les premiers résidents permanents, cultivateurs et pêcheurs, colonisent ces îles isolées vers le milieu du XIIIe siècle. La petite église sainte Anne est construite au XVe siècle. Selon un registre d’impôts du XVIe siècle, l’île principale ne compte qu’une douzaine de foyers. Elle se développe ensuite plus largement dans les siècles suivants, principalement autour du relais postal de la principale route entre la Suède et sa colonie finlandaise.
Après un maximum de population supérieur à 1 000 habitants atteint au début du XXe siècle, la commune n’a depuis jamais enrayé la baisse de sa population[2].
février 1st, 2007
En ce qui concerne les courses de ski de fond, elles ne peuvent se dérouler à plus de 1 800 mètres d’altitude et les dénivellations ne peuvent être excessives. Chaque course s’effectue aux temps.
Depuis 1985, il existe deux techniques :
la technique dite classique : pas alternatif, skis traditionnels fartés pour la retenue.
En style classique, il existe trois sortes de mouvements différents :
-le pas alternatif (le plus fréquent chez les débutants),
-la poussée simultanée qui consiste à pousser avec le haut du corps et avec les deux bâtons silmultanément,
-le pas de un qui ressemble à la poussée simultanée mais avec une poussée avec le pied.
la technique dite libre : pas de patineur, skis plus courts fartés pour la glisse et chaussures montantes.
février 8th, 2007
Championnats du monde de football dans le marais et sur neige poudreuse
Depuis 2002, on organise le championnat du monde de football dans le marais à Hyrynsalmi. Le terrain de jeu est un champ marécageux dont les dimensions sont 60×35 m. Un match dure 25 minutes. Chacune des deux équipes est composée de 6 joueurs. Pendant l’hiver, Hyrynsalmi se distingue encore en organisant le championnat du monde de football sur neige poudreuse, sur un lac gelé, à la station de ski d’Ukkohalla.
février 8th, 2007
Edith Södergran est une poétesse finlandaise d’expression suédoise née en 1892 et morte en 1923. Sa popularité en Scandinavie ne cesse de s’accroître. Elle est considérée aujourd’hui comme l’un des plus grands poètes scandinaves de ce siècle.
En Scandinavie, on présente parfois Edith Södergran comme une héritière des courants symbolistes français, expressionistes allemands, et même futuristes russes. S’il est vrai qu’elle maîtrisait parfaitement l’allemand, et qu’elle connaissait le russe comme le français, la lecture d’un seul de ses poèmes rend peu pertinente la prise en compte de ces héritages, qu’il semble par ailleurs difficile de pouvoir concilier. Ces tentatives assez contradictoires afin de la rattacher à un mouvement démontrent bien l’originalité d’Edith Södergran, qui est vraiment une figure à part. Non qu’elle eût souhaité se retirer dans une tour d’ivoire, mais la maladie, comme l’isolement, ont contribué à donner à son œuvre une empreinte si particulière qu’elle semble encore aujourd’hui une voix étrange, surprenante. Pourtant, elle s’étonnait elle-même que l’on qualifiât son œuvre “d’originale”. L’originalité ne fut pas voulue, mais “naturelle”.
Elle est née le 4 avril 1892 à Saint Petersbourg, seule enfant ayant survécu de Matts et Helena Södergran. La famille s’installe dans une commune de Carélie, Raivola, où elle reste dix ans auprès de sa mère. Elle reçoit un enseignement multilingue à l’école allemande de Saint Petersbourg, où elle côtoie de jeunes Russes, Allemands, Suédois et Finlandais. Etrangement, malgré le multilinguisme de l’enseignement, elle ne suit aucun cours de suédois, qui sera sa langue d’écriture.
Le père, Matts, fait faillite et dilapide rapidement l’argent de sa femme ; il semble que les relations de ses parents poussèrent Edith à adopter une méfiance certaine vis à vis des hommes, souvent cause de déceptions à travers son œuvre. Sans avoir été militante, ses poèmes témoignent parfois d’un reproche à leur encontre, eux qui s’accommodent très bien de leur domination sur les femmes, dont la personne réelle les intéresse assez peu :
Tu cherchais une fleur et trouvas un fruit.
Tu cherchais une source et trouvas une mer.
Tu cherchais une femme et trouvas une âme, tu es déçu. (Dagen svalnar, le jour fraîchit)
La vie d’Edith est une succession d’évènements tragiques, et surtout une rencontre permanente avec la mort ; sa sœur adoptive, une jeune fille recueillie par sa mère, nommée Singa, meurt, renversée par un train. En 1904, son père est atteint de la tuberculose. En 1906, gravement malade, il part résider au sanatorium de Nummela. Son état de santé continue à se détériorer et il meurt en 1907.
En novembre 1908 c’est Edith qui tombe malade, elle aussi, de la tuberculose. Elle sait désormais qu’elle a à peu près une chance sur trois de survivre plus de dix ans.
Elle emménage à son tour à Nummela, là même où elle vit son père s’éteindre. La première année, sa santé s’améliore, et elle peut retourner à Raivola pour l’été ; mais à l’automne son état s’aggrave et elle doit retourner au sanatorium. Les deux années qui suivent, la maladie gagne du terrain. Déprimée, se sentant prisonnière du sanatorium, elle ne cesse de rêver à d’autres contrées, rêves dont elle sait transfigurer la naïveté ; ces contrées ne sont pas autre chose, pour elle, que le refus de la mort, la fuite d’un couloir vers la mort qu’elle connaît déjà.
En 1911, accompagnée de sa mère, elle part pour Arosa, en Suisse, mais elle ne se porte guère mieux. C’est au sanatorium de Davos-Dorf qu’un docteur parvient à la remettre sur pieds grace à des soins particuliers. Elle semble alors guérie, et retourne à Raivola. Mais la maladie revient rapidement, très rapidement, et plus forte. Elle s’éteint chez elle, en 1923.
L’œuvre d’Edith Södergran est assez homogène. Si beaucoup de poèmes font part d’une impression fugitive, comme Stjärnorna, “les étoiles”, dont les éclats parsèment son jardin, risquant de blesser le promeneur imprudent, d’autres évoquent des préoccupations plus métaphysiques. Mais l’essentiel de son œuvre témoigne d’une préparation à la mort. Mort parfois angoissante, parfois apaisante, et attendue.
« Ici tout est mort et n’éveille aucune joie, si ce n’est la flûte brisée que le printemps a laissé sur la rive. » Ecrit-elle dans Den låga stranden, “la rive basse”, mais elle dira, également, à la mort, dans Ankomst till Hades, “arrivée chez Hadès”, son dernier poème :
Tu vas me montrer un pays merveilleux
où se tiennent de hauts palmiers
et où entre les piliers
vont les vagues du désir.
La rive est un lieu omniprésent. C’est de là qu’elle semble pouvoir observer au loin ce “pays qui n’est pas” :
Je me languis du pays qui n’est pas,
car tout ce qui est, je suis fatiguée de le désirer.
Cet étrange pays qui semble attirer l’être, en ce lieu frontière du rivage. Alors, la rive peut devenir comme le monde de l’homme : un entre-deux mondes, entre la vie impossible et une fin parfois souhaitée, parfois crainte, parfois refusée. L’optimisme, la confiance dans une éternité bienheureuse laisse place, la plupart du temps, à un constat amer. Sur cette rive, l’homme n’est pas chez lui :
On dit que je suis née en captivité ici pas un visage qui me soit connu.
Et il ne reste alors qu’à observer cette vie décevante, et se résoudre à penser que ce lieu qui n’en est pas un, est tout ce que l’homme possède de certain :
Et rien n’est plus écoeurant que la mort toute seule.
Nous devons aimer la vie de longues heures de maladie,
d’étroites années de désir comme de courts clins d’œil quand le destin fleurit.
Car il n’y a rien d’autre, qui soit sûr, tangible, sur lequel on puisse compter :
Calme toi, mon enfant, il n’y a rien,
et tout est tel que tu le vois : la forêt, la fumée et la fuite des rails.
Quelque part loin d’ici en terre lointaine
se trouve un ciel plus bleu et un mur avec des roses
ou un palmier et un vent plus doux et c’est tout.
Tout au fond de mon jardin se trouve un lac somnolent.
Moi qui aime la terre ne connaît rien de mieux que l’eau.
Article rédigé et publié par www.wikipedia.org
janvier 22nd, 2007
Pendant des siècles, la littérature saami ne s’est transmise qu’exclusivement par voie orale. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, on ne peut vraiment trouver que des ouvrages religieux, des dictionnaires et des grammaires. Le petit catéchisme luthérien traduit par le missionnaire Morten Lund est publié en 1728. Le premier romancier à écrire un roman en same est Anders Larsen. Son livre « Bæivve-Algo » (l’Aube) raconte l’histoire d’un jeune garçon pris entre deux cultures : son peuple saami et la société norvégienne. L’histoire de la littérature écrite ne commence vraiment qu’en 1910 lorsque le sami Johan Turi publie « Muittalus sámiid birra », un récit dans lequel il fait la description de la vie de son peuple. Il évoque en particulier le quotidien des éleveurs de rennes et les légendes populaires saami.
Ce même thème est repris par le conteur et romancier suédois d’origine saami Andreas Labba qui dans son premier roman « Anta », (écrit en sâme de Luleå) décrit avec beaucoup de poésie la vie d’une communauté sami encore peu soumise à l’acculturation occidentale. Son deuxième roman « Anta et Marie » (rédigé en suédois), révèle, non sans amertume, la transformation de la société saami par l’arrivée du « progrès » : la nouvelle voie ferrée et ses trains tueurs de rennes, les grands barrages hydroélectriques qui noient les pâturages, l’arrivée des premières motoneiges qui transforme le nomadisme ancestral…
À partir des années 1970, la production littéraire se diversifie et prend son essor. Parmi les auteurs contemporains, on peut citer : Nils Viktor Aslaksen, Rauni Magga Lukkari, John Gustavsen, Ailo Gaup, Paulus Utsi, Erik-Nilsson-Mankok, Per Idivuoma et Annok Sarri-Nordrå.
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janvier 25th, 2007
Fasta Åland (Manner-Ahvenanmaa en finnois) est l’île principale de l’archipel et territoire autonome d’Åland et la troisième plus grande île de la Finlande.
Elle mesure environ 50 km dans le sens nord-sud, 45 km dans le sens est-ouest et avec une superficie de 1 010 km2, elle est la plus grande île du golfe de Finlande.
Elle occupe 70 % de la surface du territoire autonome et 90 % des Ålandais vivent sur cette île[1]
L’île se compose, outre la capitale, Mariehamn, des municipalités suivantes:
Eckerö
Finström
Geta
Hammarland
Jomala
Lemland
Lumparland
Saltvik
Sund
Avec 129 m de haut, l’Orrdalsklint est le point culminant de Fasta Åland.
juin 2nd, 2007
Edvard Armas Järnefelt est un compositeur et chef d’orchestre finlandais, né le 14 août 1869 à Viipuri et mort le 23 juin 1958 à Stockholm
Fils du général August Aleksander Järnefelt et d’Elisabeth Järnefelt (née Clodt von Jürgensburg), ses frères et sœurs sont Kasper, Arvid, Erik, Ellida, Ellen, Hilja Sigrid et Aino. Cette dernière a épousé le compositeur Jean Sibelius, un ami très proche d’Armas Järnefelt.
Il a étudié la musique avec Ferruccio Busoni à Helsinki et avec Jules Massenet à Paris.
À partir de 1905, il travaille en Suède. Il obtient la nationalité suédoise en 1909.
Armas Järnefelt a introduit les opéras de Richard Wagner en Finlande en les dirigeant à de nombreuses reprises.
juin 2nd, 2007
Aulis Sallinen est un compositeur finlandais né le 9 avril 1935 à Salmi (aujourd’hui en Russie)
Sa ville natale Salmi est conquise par l’URSS alors qu’il n’a que 9 ans. Il étudie d’abord le violon et le piano. Il se passionne autant pour le jazz que pour la musique classique. Très créatif, il improvise dès l’adolescence avant de se consacrer à la composition.
En 1960, il est admis à l’Académie Sibelius, avec notamment Joonas Kokkonen comme professeur.
Son diplôme obtenu, il devient professeur à l’Académie Sibelius, puis fait partie du comité directeur de l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise. Dix ans plus tard, il dirige l’association des compositeurs finlandais.
En 1981, le gouvernement finlandais le nomme “professeur des arts vivants” et lui octroie un traitement qui lui permet de se consacrer à la composition.
juin 2nd, 2007
L’Académie Sibelius (en finnois Sibelius-Akatemia; en suédois Sibelius-Akademin) est l’unique école supérieure de musique en Finlande
Fondée en 1882 sous le nom d’Institut musical d’Helsinki (Helsingin Musiikkiopisto), l’Académie acquiert son nom actuel en 1939 pour honorer de son vivant son plus illustre compositeur, Jean Sibelius (mort en 1957).
Les disciplines enseignées sont la musique classique, la musique religieuse, la musique folklorique, l’opéra, la pédagogie (le département le plus important avec 300 étudiants) et le jazz (créé en 1983).
Principalement basée à Helsinki et Kuopio, elle comporte des départements dévolus à la formation musicale des adultes (à Järvenpää) et à la pratique musicale (à Seinäjoki). Elle comporte environ 1700 étudiants, strictement sélectionnés.
L’Orchestre symphonique de l’Académie Sibelius est régulièrement dirigé par les plus grands chefs d’orchestre internationaux.
Prédominante en Finlande, l’Académie a des équivalents dans le monde : Hochschule der Künste de Berlin, la Royal Academy of Music de Londres, Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, Juilliard School de New York et le Curtis Institute de Philadelphie.
juin 2nd, 2007
Sakari Oramo est un chef d’orchestre finlandais, né en 1965
Il commence sa carrière comme violiniste à l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise. En 1989, il rejoint la classe de direction de Jorma Panula à l’Académie Sibelius. En 1993, il remplace un chef malade et dirige l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise dont il devient dans la foulée chef principal associé. Oramo a également travaillé avec l’orchestre de chambre Avanti! créé par Jukka-Pekka Saraste.
En septembre 1996, Oramo est nommé chef principal de l’Orchestre symphonique de Birmingham avec lequel il a notamment enregistré plusieurs œuvres du compositeur britannique John Foulds.
En 2008, Oramo va rejoindre l’Orchestre philharmonique royal de Stockholm.
Il est marié avec la soprano finlandaise Anu Komsi dont il a deux fils.
juin 2nd, 2007
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