L’accession à l’indépendance. Le Sénat de Finlande en 1917. Au centre, P.E. SvinhufvudLe 20 juillet 1906, le tsar Nicolas II, en bute à de nombreuses difficultés, accorde de nombreuses libertés aux Finlandais (dont le droit de vote pour les femmes). La Finlande obtint aussi une reconnaissance internationale symbolique, lorsqu’elle fut autorisée à participer, sous ses propres couleurs et non celles de la Russie, aux Jeux Olympiques de Stockholm en 1912. Le 6 décembre 1917, profitant du désordre causé par la révolution bolchévique, la Finlande déclare son indépendance. Le pays doit cependant encore se défendre contre une tentative de reprise en main par les bolcheviques finlandais, alliés aux Russes. Il s’ensuit une guerre civile de plusieurs mois. Un général finlandais énergique, le baron Carl Gustaf Emil Mannerheim commande les troupes gouvernementales. Celles-ci l’emportent sur les gardes rouges bolcheviques à Vyborg le 30 avril 1918. L’indépendance de la Finlande est désormais acquise. Elle est reconnue le 4 janvier 1918.
À peine un mois avant la défaite allemande, les Finlandais se donnent pour roi un prince allemand, Frédéric Charles de Hesse. Le roi doit donc s’effacer rapidement et Mannerheim devient régent avant de céder la place à son tour avec la proclamation de la République le 17 juillet 1919.
















































